Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 10:58

joconde-info-18.jpgLe dix-huitième numéro de notre lettre d'information trimestrielle est paru sur le site Joconde.

 

En complément des rubriques habituelles, vous pourrez lire le dossier consacré à "la réutilisation des données publiques et la culture" par Bruno Ricard, conservateur en chef du patrimoine, chargé de mission pour les affaires juridiques au Service interministériel des archives de France et membre de la Commission d'accès aux documents administratifs.

 

N'hésitez pas à vous abonner.

 

Bonne lecture !

Par Bureau de la diffusion numérique des collections
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Lundi 15 septembre 2014 1 15 /09 /Sep /2014 08:56

 

Une salle du MUS à SuresnesAprès l'ouverture du musée le 8 juin dernier 2013, l’équipe du MUS (Musée d’Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes), vient de terminer un autre de ses chantiers : le récolement des collections. Accompagnée d’une numérisation, cette opération s’est révélée essentielle pour la connaissance, la gestion, la valorisation des collections mais aussi le développement de ce nouvel équipement culturel. Lucille Pennel, chargée du centre de documentation et du suivi du récolement nous explique cela en détails. 

 

"Après plus de 15 ans de fermeture et 10 ans de projet de rénovation, le Musée d’Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes, MUS, anciennement musée René Sordes, a ouvert ses portes. Le nouveau projet scientifique et culturela recentré la politique d’acquisition sur l’évolution de la ville au cours des 19e et 20e siècles et a permis la mise en place d’un nouveau parcours permanent centré sur l’évolution de la ville dans les années 1930 et l’urbanisme social. Le MUS, conçu comme un centre d’interprétation du patrimoine, se veut un point de départ pour une découverte de la ville et plus particulièrement de l’architecture de l’entre-deux-guerres.

 

Parallèlement à ses travaux de réouverture, l’équipe du MUS s’est pleinement engagée dans le récolement décennal des collections conformément aux recommandations du Ministère de la culture. Une chaîne opératoire et une charte de saisie ont été mises en place pour la plus grande efficacité possible. Accompagné d’une politique de numérisation des collections en interne ou via le recours à des photographes professionnels pour les objets 3D, le récolement s’est révélé essentiel pour la connaissance des collections lors de la conception du futur musée et la mise en place d’une nouvelle programmation culturelle.

 

Le défi proposé à l’équipe du MUS est aujourd’hui de développer, de faire connaître ce nouvel équipement et de l’inscrire comme centre de référence et de ressources sur les différents sujets abordés. En effet le MUS est le seul musée d’Ile-de-France consacré à l’histoire de la banlieue et son façonnement architectural. Pour cela de nombreux ateliers sont proposés autour des collections, ainsi que des visites du patrimoine architectural de la ville.

La politique de médiation passe par une valorisation importante des collections pour laquelle le récolement informatisé des collections est une aide précieuse. La connaissance des collections et leur numérisation permet une présence sur les bases de données nationales via des exports sur la base Joconde ou la création d’expositions virtuelles. Cette présence sur internet est ainsi l’occasion de créer des liens et des partenariats avec d’autres institutions. L’ensemble des collections du MUS est également consultable via des bornes de consultation au sein de l’accueil et du centre de documentation du musée. Les collections sont également au centre du site internet du MUS dont la création va avoir lieu au début de l’automne 2014.

Enfin, depuis quelques mois maintenant, le MUS s’est lancé dans un nouveau chantier. La ville de Suresnes a entrepris la construction de nouvelles réserves permettant de réunir l’ensemble des collections - jusqu’à présent réparties dans trois lieux différents et non adaptés - dans un seul lieu présentant l’ensemble des conditions de conservation préventive nécessaires. Le récolement informatisé et la numérisation des collections ont permis une projection au plus juste des espaces et des mobiliers nécessaires pour un rangement optimal dans ce nouveau lieu. Le déménagement des collections sera également facilité par la réalisation préalable de ces deux opérations. Le récolement des collections s’est accompagné d’un reconditionnement et d’une localisation précise. Cela aidera notablement la préparation du transfert des collections.

 

Ainsi le récolement des collections réalisé au départ pour répondre à l’obligation légale du Ministère de la culture et au respect de la date butoir de juin 2014, a permis au MUS de se développer, de se faire connaître et de se lancer dans de nouveaux projets. Il est également une aide de tous les jours pour l’équipe du musée dans le cadre de projet de médiation avec des scolaires, mais aussi de valorisation et de gestion des collections."

Par Bureau de la diffusion numérique des collections
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Lundi 8 septembre 2014 1 08 /09 /Sep /2014 09:02

 

  MQB.jpg L’accès aux catalogues des collections d’objets, de photographies et d’art graphique en ligne depuis 2006 a été entièrement rénové.

Les bases sont désormais accessibles  dans le module « Explorer les collections », depuis la page d’accueil du site du musée www.quaibranly.fr

 


 

 

 

 

Plus ludique, fonctionnelle et ergonomique, cette nouvelle interface permet aux internautes d’identifier  les collections sur un planisphère cliquable.  Particulièrement innovante, cette fonctionnalité offre l’accès en temps réel à l’ensemble des pièces iconographiques et des oeuvres que conserve le musée.  

L’internaute peut utiliser une barre de recherche de type Google, des nuages de mots clés (nuages de tags) ou encore, pour les usagers plus avertis, des facettes permettant d’accéder aux vocabulaires spécialisés qui décrivent les collections.

La nouvelle interface propose également plus d’interaction avec les réseaux sociaux et offre de réelles possibilités d’exploitation des références du musée pour les chercheurs. La visualisation des images a également été optimisée et permet de découvrir la richesse de détails des prises de vue en HD et en 3D.

Une autre grande nouveauté pour l’utilisateur est de pouvoir interroger simultanément la collection des objets, de l’iconothèque, la collection d’archives et les documents conservés à la médiathèque ; soit plus d’un million de références directement accessibles et une navigation facilitée entre ces corpus.

 

Anne Faure
Directeur adjoint au directeur du département du patrimoine et des collections
Responsable de la médiathèque

 

 

Note du bureau de la diffusion numérique : Voici un mode de navigation dynamique et diversifié qui n'est pas sans rappeler l'interface sémantique de  JocondeLab

Par Bureau de la diffusion numérique des collections - Publié dans : Un site à visiter
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Jeudi 4 septembre 2014 4 04 /09 /Sep /2014 08:59

reut.jpgLe service interministériel des Archives de France en partenariat avec l’Institut national du patrimoine organise une journée d'étude qui traitera de la question juridique de la réutilisation des données culturelles, et de ses enjeux pour les services d'archives mais aussi pour d'autres secteurs - tels les musées. Rendez-vous à l'auditorium de la Galerie Colbert, 2 rue Vivienne à Paris.

 

 Voir le programme et s'inscrire.

 

 

 

Les services d'archives communiquent chaque année des millions de documents dans leurs salles de lecture et sur leurs sites Internet. Leur consultation est le préalable à leur exploitation. Ainsi, depuis l'origine, les archives sont « réutilisées », c'est même leur vocation.
Cependant, leur numérisation à grande échelle a bouleversé le paysage traditionnel. Une ressource numérique abondante, de qualité, aisément réutilisable, et très visible puisque publiée sur Internet, est désormais disponible et intéresse tout à la fois chercheurs, généalogistes, amateurs d'images du passé, usagers « administratifs » et sociétés commerciales.
Depuis 2003 et une directive européenne transposée en 2005 dans la loi du 17 juillet 1978 dite loi CADA (commission d'accès aux documents administratifs), la « réutilisation », dont l'open data est une composante, s'inscrit dans un cadre juridique complexe. Il l'est d'autant plus qu'il s'agit de ressources culturelles, auxquelles un régime dérogatoire peu explicite a été accordé. Ce cadre doit par ailleurs intégrer des contraintes issues d'autres régimes juridiques (droit de la propriété intellectuelle, droit des données à caractère personnel, etc.) et est souvent mis en oeuvre à l'aune de considérations économiques et politiques.
Une nouvelle directive a été adoptée en juin 2013. Sa transposition à venir, qui peut s'éloigner du texte européen, socle minimal à respecter, tranchera sur des sujets sensibles (tarification/gratuité, droits d'exclusivité) et devrait clarifier les zones d'ombres du texte actuel. Elle aura des conséquences sur les conditions de réutilisation des données culturelles.
La présente journée d'étude a pour objectif de présenter les pratiques des services d'archives, mais aussi celles d'autres secteurs culturels (bibliothèques, musées, inventaire général), et leur récente évolution dans le contexte du mouvement d'ouverture des données publiques. Elle permettra aussi d'imaginer les formes que pourrait prendre la prochaine transposition de la directive européenne sur la réutilisation des informations du secteur public.

Par Bureau de la diffusion numérique des collections - Publié dans : Information
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Mardi 2 septembre 2014 2 02 /09 /Sep /2014 13:27

 

lattes-05-copie-1.JPGLe site archéologique Lattara - musée Henri Prades de Montpellier Agglomération, situé à Lattes, présente les résultats des fouilles du site portuaire lagunaire installé dans l'ancien delta du fleuve le Lez, occupé du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère. Placé à côté du site de fouilles conduites sur le port antique, le musée archéologique Henri Prades témoigne de la vie quotidienne locale durant l'Antiquité. Le musée vient d'achever le récolement des collections. Son directeur, Lionel Pernet, nous explique comment cette opération, menée en 4 ans, s'articule avec une riche documentation désormais centralisée sur un système unifié de gestion des collections.

 

 

Comment avez-vous abordé le récolement des collections ?

A mon arrivée à la tête du musée en 2009, j'ai dû faire du récolement ma priorité, aux côtés des deux autres professionnels scientifiques du musée. Je dois d'abord dire que la prise en mains et le bon déroulement des opérations ont été possibles grâce à un travail de fond sur l'identification et l'historique des collections mené depuis plus de 20 ans par mes prédécesseurs et collègues. L'inventaire des biens, donnés à la ville de Lattes en 1977, a commencé en 1982 sous forme papier puis également bureautique. Les données étaient présentes et structurées : un atout considérable.

Après une prise de connaissance globale des collections, j'ai travaillé avec le conseiller pour les musées de la Drac Languedoc-Roussillon, afin de déterminer le périmètre des collections à récoler car relevant du statut musée de France.

Pour une partie des biens, à chaque objet correspond un numéro d’inventaire, mais pour une grande partie conservée en réserves, le récolement s'est littéralement fait au poids, grâce la vérification réglementaire par contenant, particulièrement adaptée aux collections archéologiques. Les cinq campagnes ont abordé successivement les unités individuelles (plus de 5.000 objets exposés et monnaies) puis les lots issus des périodes préhistoriques, du premier âge du fer et de puits antiques. L'ensemble des biens conservés a été revu et reconditionné si nécessaire. Nous avons fait le choix d'une procédure papier, suffisante pour un récolement rapide prenant appui sur les informations alors contenues dans plusieurs bases de données bureautiques constituées dans les années 90.

 

Que sont devenues ces bases de données ?

Elles ne sont plus utilisées mais les données ont été récemment pérennisées dans une solution web unifiée de gestion des collections, précédemment choisie par la communauté d'agglomération de Montpellier pour le musée Fabre. Cela nous permet d'accéder aux différentes ressources du musée : catalogue des deux bibliothèques (bibliothèque scientifique et bibliothèque jeune public), inventaire des archives, photothèque et, bien sûr, les données sur les collections.

Préalablement à la migration, j'ai demandé que les données sur les collections soient scindées en fonction de leur statut administratif : biens récolés relevant de la législation musées de France, biens du dépôt Jean Arnal, et une petite dizaine d'autres provenances. L'outil de gestion des collections actuel respecte cette répartition des collections et matériels - un préfixe factice est ajouté au numéro d'identification des objets, ce qui permet de faire des recherches avec ce critère d'interrogation.

La migration a été menée de février à août 2014, en parallèle à l'achèvement du récolement : nous avions donc une vision précise de l'état des collections au moment où la base est entrée en service. Après une analyse de nos données, l'éditeur a géré la migration par exports successifs sur tableur. Les anomalies et candidats descripteurs nous étaient régulièrement soumis avant l'intégration réelle des données dans le nouveau système. La réactivité au sein du musée – grâce à une équipe de trois personnes (Florence Millet, Mario Marco et Marine Giltzinger (stagiaire) – et chez l'éditeur ont été déterminantes pour intégrer les données les plus propres possibles. Je ne saurais trop recommander de nettoyer au maximum les données avant leur intégration, lorsqu'on dispose encore d'une vision synthétique sous forme de tableau. Associées à des formations, ces interventions préalables ont été pour nous la garantie d'un système immédiatement opérationnel.

 

Quelle est la volumétrie de la base actuelle des objets du musée ?

La base compte désormais 13.079 fiches de numéros d'ensemble, dont 10.664 sont des ensembles "musée de France" récolés. Ceci correspond à environ 115.000 fragments. Ces fiches d'ensembles de biens sont associées à une quarantaine de fiches "entrée" (20 pour les biens "musées de France") qui synthétisent toutes les informations collectées sur la provenance des objets.

 

Avez-vous rencontré des obstacles concernant l'informatisation d'objets archéologiques dans un système polyvalent ?

Sincèrement, non. Evidemment, pour les quelques acquisitions du musée ou objets inventoriés à titre rétrospectif, nous n'utilisons jamais de nombreux champs spécifiques aux collections beaux-arts ; mais nos données archéologiques sont rentrées sans écueil dans le moule du logiciel. L'éditeur a été à l'écoute de nos questions et nous a fait bénéficier de son expérience auprès d'autres services archéologiques.

Nous utilisons aussi notre base pour gérer les envois du service régional de l'archéologie, déposés dans une partie de nos réserves. Une fiche par diagnostic ou par fouille est créée dans notre système sous la forme d'un ensemble complexe qui donne accès au sous-inventaire déjà informatisé du matériel et au rapport de fouilles.

 

Quels sont vos projets par rapport à l'informatisation et la mise en ligne des collections du musée ?

Nous souhaitons associer des documents numériques (natifs ou scans) aux fiches entrées (délibération municipale affectant le matériel) et aux fiches d'ensembles ou d'objets (articles, rapports de restauration, scans de 24.000 diapositives documentaires, etc.).

Concernant l'inventaire réglementaire, nos registres papier manuscrits sont à jour et bien tenus : ils continuent à faire foi. Néanmoins, nous allons demander à l'éditeur de faire une version électronique de sécurité des fiches des biens "musée de France" sous forme de notices réglementaires informatisées comme le permettent les fonctionnalités validées du logiciel.

Les fiches papier du récolement ne seront pas reprises dans la base : ce serait lourd et redondant. Nous envisageons simplement d'entrer les suites à donner identifiées lors des campagnes pour en assurer le suivi.

 

Concernant la mise en ligne des collections, nous allons prochainement procéder à un export test Joconde d'une trentaine de notices. Nous mettrons à terme en ligne sur le catalogue collectif un ensemble de 150 à 200 fiches représentatives des collections. En parallèle, nous prévoyons de doter le site Internet du musée d'un opac qui permettra au public de consulter la globalité des ressources du musée (objets, documents, vidéos…).

Le musée participera à la réflexion de la communauté d'agglomération sur la conservation à long terme des données numériques en haute définition.

 

On entrevoit les bénéfices de cette informatisation, mais pouvez-vous les préciser ?

L'équipe bénéficie d'un accès à distance, contrôlé, permanent et partagé aux collections. J'ai personnellement l'impression d'avoir complètement changé de métier et de réellement gérer les collections placées sous notre responsabilité. Depuis mon bureau, je peux appréhender ce qui est dans les réserves ! Cette vision globale, rendue nécessaire et effective à travers l'exigence du récolement, est un gain énorme. Cela a changé mon rapport aux collections. C'est un acquis indispensable que je veillerai à maintenir ou à reproduire dans d'autres structures à l'avenir.

 

Le site du musée : http://museearcheo.montpellier-agglo.com/


La page Facebook du musée (gérée par Lionel Pernet) : https://www.facebook.com/musee.site.lattara

Par Bureau de la diffusion numérique des collections - Publié dans : Les musées nous parlent
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