Vendredi 23 mai 2014 5 23 /05 /Mai /2014 14:08

vocs.jpgLes vocabulaires scientifiques en ligne sur le site Joconde, mutualisés et librement téléchargeables, viennent d'être actualisés et enrichis. 17 listes de termes sont accessibles en ligne sur la page de l'espace professionnel  "Télécharger les vocabulaires".

 

Certaines listes sont des référentiels plutôt fixes : statut juridique, types de sites archéologiques, rôles des auteurs...

D'autres, en revanche, s'enrichissent en permanence des termes issus des notices versées par les musées partenaires de Joconde : liste des auteurs, lieux géographiques, sujets représentés ou encore - pour la première fois en ligne - personnes représentées.

 

La mutualisation des vocabulaires scientifiques est prévue par les  engagements mutuels liés au versement sur Joconde. Ce partage est une des grandes forces du catalogue collectif des collections des musées de France.

 

rech-avChaque mot-clé est un potentiel critère d'interrogation de la base Joconde : on les retrouve d'ailleurs sous forme d'index cliquables sur le formulaire de recherche avancée. Ils sont alors actualisés en temps réel.

 

 

 

 

C'est aussi un outil de travail quotidien pour les musées.

Certains outils de gestion de collections intègrent ces vocabulaires sous forme de listes déroulantes intégrées dans leur application, ce qui constitue une aide notable à la saisie.

Ces listes sont librement téléchargeables. Vous pouvez les sauvegarder sur votre ordinateur pour y avoir accès à tout moment de l'informatisation des collections de votre musée.

 

Enfin, il faut souligner que c'est grâce à ces vocabulaires structurés que le site JocondeLab expérimente les liens avec Wikipédia (via DBPédia en français) et le multilinguisme pour l'interrogation et l'affichage des données.

 

Par Bureau de la diffusion numérique des collections - Publié dans : Méthode
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Mardi 20 mai 2014 2 20 /05 /Mai /2014 11:16

nouveaute48-copie-1.jpgLe musée des beaux-arts de Brest vient de verser un premier lot de notices illustrées sur Joconde :  plus de cent oeuvres des peintres de Pont-Aven et des Nabis. L'occasion pour son conservateur, Pascal Aumasson, de revenir sur l'histoire des collections du musée ainsi que sur leur valorisation sur Joconde, liée à la programmation des expositions temporaires. 

 

 

 

IBELS Henri Gabriel, Personnages dans un pré, huile sur carton, 4e quart 19e siècle - 1e moitié 20e siècle, Brest, musée des beaux-arts, © Jacques Bocoyran


"Un nouveau musée à tout prix !  L’expression présente une certaine exagération. Mais, c’est néanmoins dans cet esprit que la ville de Brest n’a cessé de penser à la place d’une collection artistique dans sa politique culturelle. Dans la nuit du 4 au 5 juillet 1941, un bombardement aérien et l’incendie qui s’en suivit anéantirent les collections rassemblées depuis 1875. À l’idée de renoncer à toute approche muséographique de l’art et de l’histoire, et bien qu’absorbée par la reconstruction de la ville, la municipalité de Brest s’efforcera de constituer une nouvelle collection.

 

Après une première période centrée à partir de 1947 sur la constitution d’un fonds d’art populaire régional, le choix d’engager l’établissement sur la voie des beaux-arts est établi en 1964, avec la nomination d’un nouveau conservateur, René Le Bihan.

L’enjeu est singulier ! Il offre une grande liberté de choix, dans la mesure où aucune peinture, aucune école, aucun style, aucune chronologie particulière ne s’imposait par une présence ancienne d’œuvres. Les sélections ont été guidées par une ligne de fond consacrée aux écoles italiennes des XVIIe et XVIIIe siècles et à leur rayonnement en Europe, en parallèle à deux autres axes consacrés respectivement au néoclassicisme et au symbolisme. L’ouverture en été 1968 du nouveau bâtiment dessiné par J.-B. Mathon, architecte chargé du nouveau plan d’urbanisme, a permis de montrer ce nouveau fonds au public.

 

La mise en perspective des collections brestoises, engagée depuis deux ans et incarnée par une exposition temporaire consacrée chaque année exclusivement à un fonds, a porté en 2013 sur les œuvres réunies autour de l’École de Pont-Aven et les Nabis. 108 peintures, dessins, estampes et sculptures ont fait l’objet d’un récolement, et leur rassemblement a donné lieu à un catalogue. L’exposition inédite d’une sélection de ces œuvres a donné l’occasion de souligner l’angle d’étude adopté à Brest dans la présentation aux publics de l’École de Pont-Aven : ses sources sont à Argenteuil et à Saint Briac, avec Émile Bernard dont le musée conserve pas moins de douze œuvres.

C'est ce corpus d'exception que le musée a choisi pour valoriser ses collections sur Joconde et intégrer le catalogue collectif des collections des musées de France.

 

Sur le même principe, les prochains versements seront consacrés à des collections mises en lumière à l'occasion d'une exposition : le fonds consacré à la sculptrice Anna Quinquaud, tout d'abord, présenté dans l'exposition Anna Quinquaud. Une sculptrice en Afrique du 5 février au 17 mai 2014, puis les peintures italiennes, présentées dans l'exposition Les maîtres italiens du musée de Brest, du 30 avril 2014 au 4 janvier 2015."

 

Pascal Aumasson, conservateur du musée des beaux-arts de Brest

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Lundi 19 mai 2014 1 19 /05 /Mai /2014 09:23

expo-joconde.jpgIl est tout à fait possible - et bienvenu ! - pour un musée de France d'apporter des compléments d'information à un corpus cohérent de notices publiées sur Joconde : à travers la réalisation et la mise en ligne de pages web spécifiques composant une exposition virtuelle.

Concrètement, tout commence par un versement de notices, de préférence illustrées, portant sur le thème choisi. Le musée fournit ensuite des textes d'accompagnement à partir desquels les œuvres seront mises en scène à l'écran. L'intérêt est d'apporter plus d'information sans les répéter dans chaque notice.

C'est la co-responsable de Joconde qui procède à la mise en page - web - et à la mise en ligne des informations, selon une structure et une maquette définies avec le musée. Des liens, introduits dans les textes, renvoient aux notices au fil de la lecture.
Pour le musée, cela ne demande pas plus de travail que la rédaction d'un panneau d'exposition permanente ou temporaire sur ses cimaises. Bien souvent, des textes validés existent déjà au sein du musée, qui peuvent tout à fait être réutilisés.

Il y a déjà plus de trente expositions virtuelles sur Joconde, sur les thèmes les plus variés.
Ces produits éditoriaux répondent à divers objectifs : présentation d'n fonds méconnu et peu visible du public, remise en contexte d'un fonds archéologique, découvertes liées au récolement…

Précisons que ces expositions virtuelles font l'objet de statistiques de consultation spécifiques : chaque mois, le musée auteur de l'exposition virtuelle peut savoir combien d'internautes l'ont visitée.

Alors, ne vous privez pas de cette solution simple de valoriser vos collections sur le web !

Par Bureau de la diffusion numérique des collections - Publié dans : Méthode
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Lundi 12 mai 2014 1 12 /05 /Mai /2014 09:21

Amazonie.jpgTrois institutions, le musée des cultures guyanaises, le Stichting Surinaams Museum (Fondation du musée du Suriname) et le musée Paraense Emilio Goeldi (institution de recherche liée au Ministère de la Science, Technologie et Innovation du Brésil), ont mis leurs collections en ligne sous la forme d’une base de données commune.

 

 


Ce catalogue, en cours de construction, constitue la première étape d’un processus de numérisation et de valorisation des collections des musées d'Amazonie.
Les collections d'ethnographie des cultures amérindiennes et bushinenge ont été choisies en priorité. Mais d'autres types de collections (archéologie, sciences et techniques, histoire naturelle...), d'autres groupes culturels et d'autres institutions muséales du plateau des Guyanes devraient abonder ce catalogue international.

Formulaire de recherche et structure des notices sont proposés en quatre langues : Anglais, Français, Néerlandais et Portugais. En revanche, les contenus restent dans la langue du musée producteur de la notice. Ces contenus sont relativement clairs et permettent de comprendre la destination des objets.

La possibilité est donnée à l’internaute de publier un commentaire sur les notices et les images qu’il consulte.

On appréciera la localisation géographique de provenance de l’objet, bienvenue pour qui n’est pas familier de cette région.

Parallèlement à la base de données, des  expositions virtuelles  mettent en valeur la complémentarité des collections.

Base de données et expositions virtuelles sont la partie visible d’un projet visant à permettre aux équipes des musées de tisser et maintenir des liens dans les domaines relevant du patrimoine.

Un site à visiter, pour se familiariser avec les cultures des Guyanes, entre Orénoque et Amazone.

 

 

Plus d'informations sur ce projet avec l'intervention de Lydie Joanny, coordinatrice du projet,  lors de la journée "Les musées de France à l'heure du numérique...", 7 juin 2013, à  lire ou à écouter.

 

Par Bureau de la diffusion numérique des collections - Publié dans : Un site à visiter
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Vendredi 2 mai 2014 5 02 /05 /Mai /2014 10:07

Libourne-Photo-009-leg.jpg Le musée des beaux-arts de Libourne aura achevé son premier récolement décennal dans les semaines qui viennent. Pour le bicentenaire du musée, l'équipe s'offre un cadeau assez inestimable : la connaissance globale et documentée de ses collections, entièrement informatisées et numérisées. Thierry Saumier, conservateur du musée, revient pour nous sur ces quatre années de travail rigoureux ainsi que sur les multiples retombées positives et projets qui l'accompagnent.


Comment avez-vous envisagé l'informatisation du récolement ?
A ma prise de fonctions en janvier 2010, force fut de constater que le récolement n'avait pas beaucoup avancé. Face à l'ampleur de la tâche et à nos effectifs restreints (l'équipe du musée compte cinq personnes dont mon adjoint et moi-même), la décision a été prise immédiatement de tirer parti de l'informatique. J'étais résolu à ne pas externaliser ce travail - selon moi, l'inventaire et le récolement sont des missions clés du conservateur pour connaître les collections - et je m'en félicite tous les jours.
Sans délaisser la gestion et la médiation des collections, nous avons donc mené de front l'informatisation de l'inventaire, qui avait été engagé précédemment, et du récolement grâce à l'outil de gestion des collections acquis par mon prédécesseur. Pour un même objet, passer des informations relevant de l'inventaire à celles du récolement est ainsi particulièrement aisé. Cette souplesse nous a permis d'être efficaces une fois la bonne méthode mise au point.

Quelle est donc cette chaîne opératoire ?
Elle est simple mais quasi militaire ! Une saisie au kilomètre a été faite sur l'outil de gestion de collections à partir des registres d'inventaire anciens fusionnés en 1982, afin de créer un maximum de notices d'identification. Nous avons ensuite confronté ces informations aux objets eux-mêmes en bénéficiant des fonctionnalités de recherche de l'outil pour retrouver la fiche descriptive de chaque objet concerné. Chaque bien était ensuite marqué, photographié, rangé et éventuellement reconditionné. Sa fiche de récolement était complétée dans la foulée ; ce qui, pour les cas simples, ne prenait pas plus de cinq minutes.
Pour les objets non inventoriés et ne figurant donc pas dans la base, nous avons pris le parti de les récoler quand même et de créer une fiche informatisée avec un numéro d'inventaire rétrospectif. Nous avons préféré ne laisser aucun objet de côté, d'autant que cela ne concerne au final que 47 items.
Nous avons commencé par les collections les plus faciles : peintures et sculptures. Puis ce fut le tour des plaques photographiques et des objets ethnologiques. Les objets archéologiques appartiennent pour la plupart à la SHAL (Société Historique et Archéologique du Libournais) et n'entraient donc pas dans le périmètre de ce premier récolement ; ce dernier a néanmoins permis d'éclairer le statut juridique de ces objets. Le deuxième récolement permettra d'aller plus dans le détail.

Et quel est le bilan de l'informatisation de ce premier récolement ?
Pour le bilan comptable : 4.203 fiches informatisées dont 4.048 objets présents.
Le bilan qualitatif est multiple : il est lié étroitement à cette connaissance de la collection acquise très rapidement. Ce travail auprès des œuvres, pièce à pièce, apporte un repérage visuel et topographique très précieux. L'état sanitaire des collections est désormais très bien connu : cela m'aide à planifier les campagnes de restauration et à homogénéiser les interventions des restaurateurs.
Cette appréhension directe des objets est une aide quotidienne à la décision pour la gestion des collections. Cela me permet de moduler l'accrochage, de renforcer par de nouvelles acquisitions la période 1900-1930, déjà bien représentée dans les collections récolées, mais également d'"assainir" notre fonds, notamment par la mise en place d'une procédure de radiation pour une quarantaine d'objets indûment inscrits sur l'inventaire.
Bien sûr, la capacité de répondre instantanément aux questions des chercheurs et des éditeurs s'est aussi considérablement accrue grâce à la consultation de notre base de données qui est devenue l'outil de référence.

Concernant la base de données en tant qu'outil de travail, quels sont vos projets ?
La base de données du musée étant devenue la source d'information la plus fiable sur les collections, nous n'utilisons plus pour nos nouvelles acquisitions le registre d'inventaire manuscrit. Nous procèderons donc, grâce aux fonctionnalités réglementaires dont est doté notre logiciel de gestion de collections, à l'édition informatisée du registre d'inventaire pour les objets nouvellement inscrits.
En outre, grâce à l'acquisition d'un scanner haute performance, nous allons numériser nos dossiers d'œuvres pour les associer aux notices informatisées. L'information sera plus accessible et l'archivage de ces documents nous fera gagner de la place dans nos locaux.

Au titre de vos projets, comment envisagez-vous la valorisation de ces collections informatisées ?
Notre stratégie et nos supports de valorisation sont multiples. Nous allons continuer à diffuser les données du musée sur Joconde, la base nationale, mais aussi sur la Banque numérique du savoir d'Aquitaine, et la base du FRAM Aquitaine. La visibilité de nos collections sur le Net a notamment pour retombée directe une augmentation significative du nombre de demandes de prêt et nous faisons régulièrement appel au mécénat pour nos expositions temporaires.
In situ, certaines des œuvres que nous exposons sont équipées de flash codes qui permettent d'accéder à des compléments d'information réalisés en audio-description pour des publics mal voyants mais que nous avons mis en ligne pour tout un chacun. Nous avons aussi le projet d'installer, dans les salles du musée, une borne de consultation afin que nos visiteurs puissent avoir accès aux nombreuses collections qui ne peuvent être exposées.
Nous pourrons ainsi partager encore plus largement la connaissance fine des collections que ces quatre années d'inventaire - récolement intensif nous ont permis d'acquérir.

Par Bureau de la diffusion numérique des collections - Publié dans : Les musées nous parlent
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