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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 08:04

mnm.jpgDepuis le 1er juin 2014, le musée national de la Marine publie les pièces majeures de ses collections sur son site Internet. Marjolaine Mourot, conservateur en chef, responsable du service des collections du musée, nous entrouvre les coulisses de cette mise en ligne et de l'administration des collections informatisées qu'elle implique.

 

 

Dans quel contexte technique la mise en ligne des collections s'inscrit-elle ?

Les notices des collections actuellement en ligne représentent une sélection de notre base de données. Le musée de la Marine s'est informatisé très tôt, dès 1989. Cette gestion des collections a toujours été unifiée mais les lieux de conservation des objets sont multiples : site de Paris et musées des ports de Brest, Port-Louis, Rochefort et Toulon, réserves décentralisées. L'accès aux collections informatisées à distance et en temps réel est devenu indispensable au fil des années. Notre système informatisé a donc été porté fin 2013 sur un nouvel outil de gestion de collections dont la technologie "full web" permet de répondre à cet impératif.

 

Comment avez-vous piloté le chantier de migration de données ?

C'est une reprise des données à grande échelle qui a été opérée : 33.000 notices sont concernées. Un dialogue suivi avec le prestataire a été très précieux pour assurer ensemble une vigilance sur nos données. La reprise est satisfaisante ; c'est à nous désormais de nous familiariser avec les fonctionnalités de l'outil pour retrouver nos données dans un nouvel environnement.

Néanmoins, si les choses étaient à refaire, j'organiserais les tests de façon différente : je monopoliserais davantage de membres de l'équipe sur un temps défini pour procéder à des vérifications précises. Avec le recul, cela me semble indispensable pour repérer un maximum d'anomalies avant la migration proprement dite et cerner certaines difficultés liées au changement d'outil et de méthodes de travail.

En plus du changement de système, nous avons fusionné la base de données des collections avec celle de la photothèque. Cela a été un peu plus complexe, notamment pour le prestataire, mais le système a gagné en cohérence. Par exemple, en plus du lien notice - image, nous récupérons désormais immédiatement les informations de gestion des clichés (nom du photographe, etc.). Nous avons encore beaucoup de travail pour unifier et toiletter les thésaurus communs, comme les biographies par exemple.

 

Quelle stratégie de mise en ligne avez-vous mise en place au sein du musée ?

La mise en ligne des collections était un objectif depuis le début du projet de réinformatisation. À ce jour, 1.375 notices sont en accès public. Nos critères de sélection ont été les œuvres présentées dans des expositions temporaires ces dix dernières années et les œuvres phares exposées dans nos différents musées. Ce corpus va s'accroître au fil du temps avec les nouvelles acquisitions, les nouveaux projets d'expositions et les campagnes de prises de vue. Avec les conservateurs et les chargés de collections, nous partageons un panier de notices proposées pour la mise en ligne. Je validerai cette sélection au fur et à mesure.

L’un des points fortde cette mise en ligne est la possibilité de créer des expositions virtuelles. Pour l’ouverture du site, nous en avons réalisé cinq ; deux autres sont en préparation. Elles ont été envisagées en fonction de deux objectifs différents : soit pérenniser une exposition temporaire, soit faire un rapprochement virtuel entre des œuvres qui n’ont jamais été rassemblées. Le service de la Conservation est donc totalement autonome dans la gestion de ces expositions virtuelles dont la mise en œuvre est facile. Mais qu’on ne s’y trompe pas : chacune d’elle doit être conçue comme un projet à part entière !

 

Comment gérez-vous les notices en ligne ?

L'enrichissement du corpus en ligne se fait très simplement, et dès qu'on le décide, grâce au moissonnage de la base de données. Le processus ne présente aucune difficulté : chaque notice de la base de données est pourvue de cases à cocher permettant de la retenir pour un export Joconde et/ou pour une diffusion restreinte ou publique sur notre site ; c’est à partir de ce dernier critère que l’administrateur du "back office" peut déclencher le moissonnage des notices et des photographies liées, pour une première mise en ligne ou pour une mise à jour.

La plateforme de mise en ligne présente un graphisme et une ergonomie conformes au reste du site du musée. C’est un point sur lequel le responsable de notre service multimédia avait beaucoup insisté et qui a été traité très harmonieusement par le prestataire.

Les notices en ligne comprennent des rubriques classiques d'identification dont certaines sont dotées d'hyperliens. Nous avons sélectionné ces rubriques parmi les nombreuses propositions possibles, un choix modifiable à tout moment. Une rubrique de description rédigée permet d'en savoir plus sur l'œuvre. Nous faisons désormais particulièrement attention à cette rubrique lorsque nous saisissons nos informations : nos commentaires de gestion interne sont reportés dans une autre rubrique non diffusée. De fait, notre outil de gestion des collections devient également un outil de communication, ce qui oblige désormais chacun des conservateurs à rédiger les notices d’œuvres en fonction d’une probable diffusion.

 

Justement, quel est l'impact de la mise en ligne sur l'informatisation des collections ?

La mise à jour facilitée des notices en ligne est un point fort : les erreurs ou les incohérences de saisie ancienne sautent aux yeux, une fois les données mises en ligne ! Par exemple, de nombreuses dénominations devront être transférées dans le champ Titre ; certaines mesures sont à uniformiser (notre nouvel outil s’y prête) - ce qui permettra d'avoir une information réellement exploitable pour le stockage et l'exposition des œuvres… Cela permet de pointer les problèmes et d'orienter les corrections. À terme, bien sûr, une charte de saisie mémorisera ces bonnes pratiques, mais cela impose de maîtriser l'utilisation de cette nouvelle base de données de façon approfondie.

La gestion des droits nous permet d'avoir une organisation du travail répartie selon les domaines de compétence. Cela est important car il peut y avoir jusqu'à 17 intervenants - dont 5 relevant du service Recherche et de la photothèque - sur la base, tous droits confondus. Nous affinons en ce moment le paramétrage complexe des droits de lecture et d'écriture.

 

Pouvez-vous nous en dire plus cette diffusion dite "restreinte" ?

Actuellement, 26.585 notices - dont la moitié est illustrée - peuvent faire l'objet d'une "diffusion restreinte". Il s'agit des notices des collections - y compris celles déjà en ligne - hors matériel d'étude. Ces notices ont des champs plus nombreux que celles en ligne, mais il n’est pas envisageable à court terme de les vérifier systématiquement, tant sur fond que sur la forme, comme dans le cas de la diffusion publique pour laquelle nous avons pris soin de corriger et harmoniser les notices.

Ces notices seront bientôt accessibles à un nombre réservé mais élargi de collègues. L'accès aux données se fera, après validation de ma part, par la création d'un compte utilisateur avec authentification. Cela nous permet d'accompagner le changement d'outil de façon plutôt conviviale : nos collègues des sites distants, notamment, pourront ainsi se familiariser avec cette nouvelle interface et utiliser la base de données, ce qui leur était impossible jusqu’ici.

 

Lien vers le site du musée

Lien vers le communiqué de presse

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 07:04

Comme pour la direction régionale des affaires culturelles de Midi-Pyrénées qui organisa, avec le CNFPT les 5 et 6 juin derniers, deux journées de formation et de réflexion sur la mise en ligne des collections des musées de la région, notre équipe peut venir à votre rencontre.

Moment d'échanges précieux et stimulants entre profesionnels des musées et avec l'administration, ces rencontres permettent avant tout de réfléchir à ses pratiques et d'échafauder une stratégie de publication des collections muséales dans le contexte régional, qu'il existe ou non un ou plusieurs sites locaux.

Ce fut le cas donc dernièrement à Toulouse où onze musées ont pu réfléchir avec la conseillère pour les musées, les représentants de la section fédérée de l'association des musées et deux membres du bureau de la diffusion numérique des collections du service des musées de France, à une diffusion de leurs données, raisonnée entre le site régional et la base Joconde.

Savoir identifier les données diffusables, maîtriser (et dédramatiser !) le processus technique de versement sur Joconde, garantir aux publics un accès cohérent aux collections numérisées sont quelques uns des objectifs poursuivis par ces rencontres.

Ces séminaires de réflexion peuvent également prendre la forme de journées d'étude de sensibilisation, plus généralistes, comme cela a été le cas récemment en Ile-de-France et en Rhône-Alpes.

Nous sommes à la disposition des conseillers pour les musées en Drac pour mettre au point un programme sur mesure.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 07:57

sherlock.jpgDepuis quelques semaines, la commission interministérielle de récolement des dépôts d'œuvres d'art met en ligne publiquement les œuvres disparues ayant fait l'objet d'un dépôt de plainte. Nous relayons ci-dessous son communiqué de presse.

"La commission interministérielle de récolement des dépôts d’oeuvres d’art (CRDOA), a été créée en 1996 à la suite d’un rapport de la Cour des comptes qui soulignait la tenue défectueuse des inventaires des musées et de leur récolement. Au-delà des dépôts des musées de l’Etat, elle suit également celui des dépôts du Centre national des arts plastiques (CNAP), du Mobilier national et de la Manufacture de Sèvres, mais aussi des musées et des fonds dépendant des autres ministères et singulièrement de celui de la Défense.

Afin d’informer un plus large public et, en premier lieu, les acteurs du marché de l’art et de permettre une recherche plus active des œuvres disparues, la commission vise une mise en ligne progressive de ses bases de données, dont la consultation était réservée aux responsables des collections ainsi qu’aux services de police (Brigade de répression du banditisme  et Office Central de Lutte contre le trafic de Biens Culturels), de gendarmerie (groupe Objets Volés de Nature Artistique, d'Antiquité et de Brocante  ) et des Douanes.

Elle met en ligne dès maintenant les notices des œuvres disparues qui ont fait l’objet d’un dépôt de plainte. Cette base « Sherlock », recense les 1 195 œuvres d’art déposées par l’Etat dont la disparition a donné lieu, à ce jour, à un dépôt de plainte de la part du dépositaire ou du déposant. Les œuvres en cause proviennent pour 55 % du CNAP, pour 32 % des musées et pour 12 % du Mobilier national.

Dès septembre prochain, cette base de données sera étendue à l’ensemble des œuvres déposées non localisées.

La commission publie également un rapport annuel lui aussi accessible sur le site du ministère de la culture et de la Communication."

 

 

A noter que la sous-direction des collections du service des musées de France encourage les musées de France à publier sur Joconde les œuvres constatées manquantes à l'issue du récolement et n'ayant pas forcément fait l'objet d'un dépôt de plainte, qu'il s'agisse de dépôts ou de biens affectés. Ces particularités de conservation sont d'ores et déjà à votre disposition dans le lexique Statut juridique.

 

 

 Lien vers la base SCHERLOCK

 Lien vers la page de la CRDOA

 Lien vers le moteur de recherche Collections

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 08:56

joconde-info-17.jpgLe dix-septième numéro de notre lettre d'information trimestrielle est paru sur le site Joconde.

 

En complément des rubriques habituelles, vous pourrez lire notre dossier consacré à "Joconde : 500.000 notices et tant d'autres choses encore..."

 

N'hésitez pas à vous abonner.

 

Bonne lecture !

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 10:19

Pour préparer l'acquisition ou le changement de l'outil de gestion de collections du musée, certaines étapes s'avèrent incontournables pour la réussite du projet d'informatisation dans son ensemble. L'analyse des besoins de l'établissement en fait partie, lorsqu'elle est menée de façon collégiale, réaliste et pragmatique.

 

L'analyse des besoins s'insère dans l'étude préalable de l'existant du musée (moyens, contraintes, etc.) Cette étape permet d'identifier les fonctionnalités de l'outil qui sera retenu, et surtout, de les classer par ordre de priorité.

Mais comment faire pour ne rien oublier ?

- réfléchir en équipe :  l'outil doit répondre aux besoins des différents professionnels du musée, que leur métier relève de la régie ou de la documentation par exemple. Chacun doit pouvoir faire entendre sa voix à ce stade du projet.

- s'informer en amont sur les outils du marché : aller à la rencontre des éditeurs, demander des démonstrations, des tests à partir des données représentatives du musée : tout est possible à ce stade du projet. Ce ne sera plus le cas lorsque l'appel d'offres sera lancé : vos échanges avec les sociétés seront très strictement encadrés et soumis à l'égalité de traitement entre les candidats. Lors de l'analyse des besoins, ces échanges vous permettront d'avoir une vision éclairée de l'offre commerciale ainsi que de comparer les fonctionnalités et l'ergonomie des outils de travail proposés.

- passer en revue le cycle de vie de l'objet au sein du musée : pour chaque étape (préparer l'acquisition, inventorier, marquer, protéger, récoler, faire circuler, informatiser, numériser, mettre en ligne…), l'équipe se posera la question "a t-on besoin d'informatiser cette tâche ?" et si oui "à quelle échelle ?" Attention à des demandes spécifiques qui mettraient en péril l'enveloppe financière allouée au projet.

- prioriser les besoins : classer les différents besoins du musée selon leur priorité et leur urgence permettra de faire des choix réalistes et de savoir de quelle fonctionnalité le musée ne pourra se passer pour la gestion de ses collections informatisées. Pour chaque besoin identifié, il convient de se poser la question "quel est le risque si ce besoin n'est pas pris en compte par le futur outil ?"

Considérés à la lumière des besoins et du contexte propre au musée, les objectifs du projet d'informatisation des collections qui se dessineront naturellement doivent être validés en équipe et par la hiérarchie.

 

 

En savoir plus :

Conduire un projet d'informatisation des collections

Choisir un outil destiné à l'informatisation des collections

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 12:08

vocs.jpgLes vocabulaires scientifiques en ligne sur le site Joconde, mutualisés et librement téléchargeables, viennent d'être actualisés et enrichis. 17 listes de termes sont accessibles en ligne sur la page de l'espace professionnel  "Télécharger les vocabulaires".

 

Certaines listes sont des référentiels plutôt fixes : statut juridique, types de sites archéologiques, rôles des auteurs...

D'autres, en revanche, s'enrichissent en permanence des termes issus des notices versées par les musées partenaires de Joconde : liste des auteurs, lieux géographiques, sujets représentés ou encore - pour la première fois en ligne - personnes représentées.

 

La mutualisation des vocabulaires scientifiques est prévue par les  engagements mutuels liés au versement sur Joconde. Ce partage est une des grandes forces du catalogue collectif des collections des musées de France.

 

rech-avChaque mot-clé est un potentiel critère d'interrogation de la base Joconde : on les retrouve d'ailleurs sous forme d'index cliquables sur le formulaire de recherche avancée. Ils sont alors actualisés en temps réel.

 

 

 

 

C'est aussi un outil de travail quotidien pour les musées.

Certains outils de gestion de collections intègrent ces vocabulaires sous forme de listes déroulantes intégrées dans leur application, ce qui constitue une aide notable à la saisie.

Ces listes sont librement téléchargeables. Vous pouvez les sauvegarder sur votre ordinateur pour y avoir accès à tout moment de l'informatisation des collections de votre musée.

 

Enfin, il faut souligner que c'est grâce à ces vocabulaires structurés que le site JocondeLab expérimente les liens avec Wikipédia (via DBPédia en français) et le multilinguisme pour l'interrogation et l'affichage des données.

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 09:16

nouveaute48-copie-1.jpgLe musée des beaux-arts de Brest vient de verser un premier lot de notices illustrées sur Joconde :  plus de cent oeuvres des peintres de Pont-Aven et des Nabis. L'occasion pour son conservateur, Pascal Aumasson, de revenir sur l'histoire des collections du musée ainsi que sur leur valorisation sur Joconde, liée à la programmation des expositions temporaires. 

 

 

 

IBELS Henri Gabriel, Personnages dans un pré, huile sur carton, 4e quart 19e siècle - 1e moitié 20e siècle, Brest, musée des beaux-arts, © Jacques Bocoyran


"Un nouveau musée à tout prix !  L’expression présente une certaine exagération. Mais, c’est néanmoins dans cet esprit que la ville de Brest n’a cessé de penser à la place d’une collection artistique dans sa politique culturelle. Dans la nuit du 4 au 5 juillet 1941, un bombardement aérien et l’incendie qui s’en suivit anéantirent les collections rassemblées depuis 1875. À l’idée de renoncer à toute approche muséographique de l’art et de l’histoire, et bien qu’absorbée par la reconstruction de la ville, la municipalité de Brest s’efforcera de constituer une nouvelle collection.

 

Après une première période centrée à partir de 1947 sur la constitution d’un fonds d’art populaire régional, le choix d’engager l’établissement sur la voie des beaux-arts est établi en 1964, avec la nomination d’un nouveau conservateur, René Le Bihan.

L’enjeu est singulier ! Il offre une grande liberté de choix, dans la mesure où aucune peinture, aucune école, aucun style, aucune chronologie particulière ne s’imposait par une présence ancienne d’œuvres. Les sélections ont été guidées par une ligne de fond consacrée aux écoles italiennes des XVIIe et XVIIIe siècles et à leur rayonnement en Europe, en parallèle à deux autres axes consacrés respectivement au néoclassicisme et au symbolisme. L’ouverture en été 1968 du nouveau bâtiment dessiné par J.-B. Mathon, architecte chargé du nouveau plan d’urbanisme, a permis de montrer ce nouveau fonds au public.

 

La mise en perspective des collections brestoises, engagée depuis deux ans et incarnée par une exposition temporaire consacrée chaque année exclusivement à un fonds, a porté en 2013 sur les œuvres réunies autour de l’École de Pont-Aven et les Nabis. 108 peintures, dessins, estampes et sculptures ont fait l’objet d’un récolement, et leur rassemblement a donné lieu à un catalogue. L’exposition inédite d’une sélection de ces œuvres a donné l’occasion de souligner l’angle d’étude adopté à Brest dans la présentation aux publics de l’École de Pont-Aven : ses sources sont à Argenteuil et à Saint Briac, avec Émile Bernard dont le musée conserve pas moins de douze œuvres.

C'est ce corpus d'exception que le musée a choisi pour valoriser ses collections sur Joconde et intégrer le catalogue collectif des collections des musées de France.

 

Sur le même principe, les prochains versements seront consacrés à des collections mises en lumière à l'occasion d'une exposition : le fonds consacré à la sculptrice Anna Quinquaud, tout d'abord, présenté dans l'exposition Anna Quinquaud. Une sculptrice en Afrique du 5 février au 17 mai 2014, puis les peintures italiennes, présentées dans l'exposition Les maîtres italiens du musée de Brest, du 30 avril 2014 au 4 janvier 2015."

 

Pascal Aumasson, conservateur du musée des beaux-arts de Brest

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 07:23

expo-joconde.jpgIl est tout à fait possible - et bienvenu ! - pour un musée de France d'apporter des compléments d'information à un corpus cohérent de notices publiées sur Joconde : à travers la réalisation et la mise en ligne de pages web spécifiques composant une exposition virtuelle.

Concrètement, tout commence par un versement de notices, de préférence illustrées, portant sur le thème choisi. Le musée fournit ensuite des textes d'accompagnement à partir desquels les œuvres seront mises en scène à l'écran. L'intérêt est d'apporter plus d'information sans les répéter dans chaque notice.

C'est la co-responsable de Joconde qui procède à la mise en page - web - et à la mise en ligne des informations, selon une structure et une maquette définies avec le musée. Des liens, introduits dans les textes, renvoient aux notices au fil de la lecture.
Pour le musée, cela ne demande pas plus de travail que la rédaction d'un panneau d'exposition permanente ou temporaire sur ses cimaises. Bien souvent, des textes validés existent déjà au sein du musée, qui peuvent tout à fait être réutilisés.

Il y a déjà plus de trente expositions virtuelles sur Joconde, sur les thèmes les plus variés.
Ces produits éditoriaux répondent à divers objectifs : présentation d'n fonds méconnu et peu visible du public, remise en contexte d'un fonds archéologique, découvertes liées au récolement…

Précisons que ces expositions virtuelles font l'objet de statistiques de consultation spécifiques : chaque mois, le musée auteur de l'exposition virtuelle peut savoir combien d'internautes l'ont visitée.

Alors, ne vous privez pas de cette solution simple de valoriser vos collections sur le web !

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 07:21

Amazonie.jpgTrois institutions, le musée des cultures guyanaises, le Stichting Surinaams Museum (Fondation du musée du Suriname) et le musée Paraense Emilio Goeldi (institution de recherche liée au Ministère de la Science, Technologie et Innovation du Brésil), ont mis leurs collections en ligne sous la forme d’une base de données commune.

 

 


Ce catalogue, en cours de construction, constitue la première étape d’un processus de numérisation et de valorisation des collections des musées d'Amazonie.
Les collections d'ethnographie des cultures amérindiennes et bushinenge ont été choisies en priorité. Mais d'autres types de collections (archéologie, sciences et techniques, histoire naturelle...), d'autres groupes culturels et d'autres institutions muséales du plateau des Guyanes devraient abonder ce catalogue international.

Formulaire de recherche et structure des notices sont proposés en quatre langues : Anglais, Français, Néerlandais et Portugais. En revanche, les contenus restent dans la langue du musée producteur de la notice. Ces contenus sont relativement clairs et permettent de comprendre la destination des objets.

La possibilité est donnée à l’internaute de publier un commentaire sur les notices et les images qu’il consulte.

On appréciera la localisation géographique de provenance de l’objet, bienvenue pour qui n’est pas familier de cette région.

Parallèlement à la base de données, des  expositions virtuelles  mettent en valeur la complémentarité des collections.

Base de données et expositions virtuelles sont la partie visible d’un projet visant à permettre aux équipes des musées de tisser et maintenir des liens dans les domaines relevant du patrimoine.

Un site à visiter, pour se familiariser avec les cultures des Guyanes, entre Orénoque et Amazone.

 

 

Plus d'informations sur ce projet avec l'intervention de Lydie Joanny, coordinatrice du projet,  lors de la journée "Les musées de France à l'heure du numérique...", 7 juin 2013, à  lire ou à écouter.

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 08:07

Libourne-Photo-009-leg.jpgLe musée des beaux-arts de Libourne aura achevé son premier récolement décennal dans les semaines qui viennent. Pour le bicentenaire du musée, l'équipe s'offre un cadeau assez inestimable : la connaissance globale et documentée de ses collections, entièrement informatisées et numérisées. Thierry Saumier, conservateur du musée, revient pour nous sur ces quatre années de travail rigoureux ainsi que sur les multiples retombées positives et projets qui l'accompagnent.


Comment avez-vous envisagé l'informatisation du récolement ?
A ma prise de fonctions en janvier 2010, force fut de constater que le récolement n'avait pas beaucoup avancé. Face à l'ampleur de la tâche et à nos effectifs restreints (l'équipe du musée compte cinq personnes dont mon adjoint et moi-même), la décision a été prise immédiatement de tirer parti de l'informatique. J'étais résolu à ne pas externaliser ce travail - selon moi, l'inventaire et le récolement sont des missions clés du conservateur pour connaître les collections - et je m'en félicite tous les jours.
Sans délaisser la gestion et la médiation des collections, nous avons donc mené de front l'informatisation de l'inventaire, qui avait été engagé précédemment, et du récolement grâce à l'outil de gestion des collections acquis par mon prédécesseur. Pour un même objet, passer des informations relevant de l'inventaire à celles du récolement est ainsi particulièrement aisé. Cette souplesse nous a permis d'être efficaces une fois la bonne méthode mise au point.

Quelle est donc cette chaîne opératoire ?
Elle est simple mais quasi militaire ! Une saisie au kilomètre a été faite sur l'outil de gestion de collections à partir des registres d'inventaire anciens fusionnés en 1982, afin de créer un maximum de notices d'identification. Nous avons ensuite confronté ces informations aux objets eux-mêmes en bénéficiant des fonctionnalités de recherche de l'outil pour retrouver la fiche descriptive de chaque objet concerné. Chaque bien était ensuite marqué, photographié, rangé et éventuellement reconditionné. Sa fiche de récolement était complétée dans la foulée ; ce qui, pour les cas simples, ne prenait pas plus de cinq minutes.
Pour les objets non inventoriés et ne figurant donc pas dans la base, nous avons pris le parti de les récoler quand même et de créer une fiche informatisée avec un numéro d'inventaire rétrospectif. Nous avons préféré ne laisser aucun objet de côté, d'autant que cela ne concerne au final que 47 items.
Nous avons commencé par les collections les plus faciles : peintures et sculptures. Puis ce fut le tour des plaques photographiques et des objets ethnologiques. Les objets archéologiques appartiennent pour la plupart à la SHAL (Société Historique et Archéologique du Libournais) et n'entraient donc pas dans le périmètre de ce premier récolement ; ce dernier a néanmoins permis d'éclairer le statut juridique de ces objets. Le deuxième récolement permettra d'aller plus dans le détail.

Et quel est le bilan de l'informatisation de ce premier récolement ?
Pour le bilan comptable : 4.203 fiches informatisées dont 4.048 objets présents.
Le bilan qualitatif est multiple : il est lié étroitement à cette connaissance de la collection acquise très rapidement. Ce travail auprès des œuvres, pièce à pièce, apporte un repérage visuel et topographique très précieux. L'état sanitaire des collections est désormais très bien connu : cela m'aide à planifier les campagnes de restauration et à homogénéiser les interventions des restaurateurs.
Cette appréhension directe des objets est une aide quotidienne à la décision pour la gestion des collections. Cela me permet de moduler l'accrochage, de renforcer par de nouvelles acquisitions la période 1900-1930, déjà bien représentée dans les collections récolées, mais également d'"assainir" notre fonds, notamment par la mise en place d'une procédure de radiation pour une quarantaine d'objets indûment inscrits sur l'inventaire.
Bien sûr, la capacité de répondre instantanément aux questions des chercheurs et des éditeurs s'est aussi considérablement accrue grâce à la consultation de notre base de données qui est devenue l'outil de référence.

Concernant la base de données en tant qu'outil de travail, quels sont vos projets ?
La base de données du musée étant devenue la source d'information la plus fiable sur les collections, nous n'utilisons plus pour nos nouvelles acquisitions le registre d'inventaire manuscrit. Nous procèderons donc, grâce aux fonctionnalités réglementaires dont est doté notre logiciel de gestion de collections, à l'édition informatisée du registre d'inventaire pour les objets nouvellement inscrits.
En outre, grâce à l'acquisition d'un scanner haute performance, nous allons numériser nos dossiers d'œuvres pour les associer aux notices informatisées. L'information sera plus accessible et l'archivage de ces documents nous fera gagner de la place dans nos locaux.

Au titre de vos projets, comment envisagez-vous la valorisation de ces collections informatisées ?
Notre stratégie et nos supports de valorisation sont multiples. Nous allons continuer à diffuser les données du musée sur Joconde, la base nationale, mais aussi sur la Banque numérique du savoir d'Aquitaine, et la base du FRAM Aquitaine. La visibilité de nos collections sur le Net a notamment pour retombée directe une augmentation significative du nombre de demandes de prêt et nous faisons régulièrement appel au mécénat pour nos expositions temporaires.
In situ, certaines des œuvres que nous exposons sont équipées de flash codes qui permettent d'accéder à des compléments d'information réalisés en audio-description pour des publics mal voyants mais que nous avons mis en ligne pour tout un chacun. Nous avons aussi le projet d'installer, dans les salles du musée, une borne de consultation afin que nos visiteurs puissent avoir accès aux nombreuses collections qui ne peuvent être exposées.
Nous pourrons ainsi partager encore plus largement la connaissance fine des collections que ces quatre années d'inventaire - récolement intensif nous ont permis d'acquérir.

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