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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 09:04

logoLe service des musées de France invite les professionnels des patrimoines à participer à une nouvelle journée de réflexion et d'échanges autour de l'informatisation des collections, le vendredi 7 juin 2013, en l'auditorium de la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris.

En 2012, la journée intitulée « Informatisation, numérisation et mise en ligne des collections des musées de France » avait, après un bilan de la situation actuelle, approfondi les processus liés au cycle de vie de l'objet, de l'inventaire à la mise en ligne des collections. Des pistes de réflexion avaient été lancées sur les bénéfices avérés et potentiels de l'utilisation des bases de données par des publics diversifiés.

Dans la continuité de cet événement, nous vous invitons cette année à participer à de nouveaux échanges sur les thèmes du travail en réseau, de la réutilisation et de la contribution.

A l'heure du numérique, le travail en réseau, que ce soit aux plans local, régional, national ou international, est devenu fondamental. Il questionne toutefois les professionnels des musées : quelles méthodes de travail, quelle articulation entre les différents sites, quelle visibilité ?

En quelques années, le web a évolué. L'internaute n'est plus uniquement consommateur d'informations, il est devenu acteur et veut donc échanger, réutiliser et contribuer. Ce phénomène gagne le secteur patrimonial. La question du partage des données autour des collections va rapidement se trouver au cœur des pratiques de l'ensemble des musées. A la lumière d'exemples et de retours d'expériences, les participants pourront débattre de ces enjeux et des avantages qu'ils pourraient tirer de cette évolution récente.

 

Venez nombreux et inscrivez-vous sans attendre grâce aux documents ci-dessous.

 

Inscription (format texte) (format pdf)

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 14:00

lien.jpgFaites comme le musée de Soissons ou le musée Alfred-Danicourt à Péronne sur leurs sites : créez un lien pointant précisément vers les notices reversées sur Joconde par votre musée. Ce n'est pas très compliqué et ainsi, les collections et les données du musée gagnent immédiatement en visibilité.

 

 

 

Pourquoi le faire ?

- simplifier l'accès aux notices du musée publiées sur Joconde : le lien est direct et évite de passer par l'accès géographique ou le formulaire de recherche avancée du catalogue (à noter que ce dernier reste accessible pour affiner sa recherche dans un second temps) ;

- valoriser les collections du musée en l'absence de base de données ou de présentation approfondie des collections sur le site du musée ou de sa collectivité territoriale ;

- assurer la continuité de la publication des collections : pas de ressaisie, pas de double publication, une fois mis en place, le lien pointe en permanence, et sans travail supplémentaire, vers les corpus actualisés du musée au fur et à mesure de ses reversements sur Joconde ;

- générer du "trafic" sur le site du musée et sur les notices publiées sur Joconde par votre musée.


Comment faire ?

- un seul pré-requis : avoir publié des notices sur Joconde !

- identifier avec toutes les personnes responsables la page et la rubrique où prendra place le lien ;

- décider ce que le lien proposera : un accès généraliste ou un accès ciblé sur un ou plusieurs types de collections (archéologie, peinture, céramique, etc.) ;

- créer le lien en utilisant notre tutoriel en ligne sur l'espace professionnel du site Joconde ;

- personnalisez sur votre site le contexte de ce lien comme bon vous semble, avec un texte de présentation par exemple ;

- assurez la promotion de cette publication : les élus et la presse locale notamment devraient être intéressés.


Et c'est tout !
Maintenant, à vous de jouer !

Si vous créez un tel lien sur votre site, informez-nous et nous relayerons l'information dans notre rubrique "musées en ligne".

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:09

portail-centenaire.jpg 

 

 

En lien avec la mise en ligne du remarquable portail internet du Centenaire de la Grande Guerre, voici quelques informations sur l'informatisation des collections relevant de cette commémoration.

 

 

 

Tout d'abord, nous vous invitons à découvrir ce nouveau site créé par la mission du centenaire de la Première Guerre mondiale. "L'objectif du portail centenaire.org est d'offrir aux internautes des ressources à la fois pratiques et historiques dans le cadre d'un événement mémoriel majeur. Il s'adresse à tous les publics, du passionné des enjeux de mémoires au spécialiste de 14-18 en passant par l'enseignant et l'amateur d'histoire. La structure de centenaire.org sera régulièrement mise à jour tout au long de l'année 2013 et proposera de nouveaux outils. Dès 2014, le portail sera en ordre de marche pour devenir le support numérique du centenaire de la Première Guerre mondiale."

Ce portail valorise particulièrement, et c'est normal, les fonds d'archives.
Concernant les collections muséales sur la guerre de 14-18, les musées de France peuvent reverser leurs notices dans Joconde dès à présent. 13 musées ont d'ailleurs déjà commencé et plus de mille œuvres de toute nature sont accessibles dans Joconde et moissonnées par le moteur Collections.

Afin de retrouver toutes les œuvres concernées, de façon homogène, sur la base du musée ou sur Joconde, nous vous recommandons d'indiquer, quel que soit le type de l'objet, la mention "Guerre de 14-18" dans la rubrique sujet représenté.

Parmi les œuvres conservées, diffusables et diffusées, figurent en grand nombre les cartes postales. Ces dernières se révèlent une source documentaire inégalable sur la période : vie dans les zones armées ou à l'arrière, histoire sociale et politique (propagande, censure…), images des ruines avant leur reconstruction…


GMbis.jpg

Consultez la notice Joconde de cette carte postale.

 

Voici quelques préconisations spécifiques aux cartes postales :
- accorder autant d'importance au verso (face d'ordinaire réservée à la correspondance, parfois non utilisée) qu'au recto (illustration, soutenue ou non par une légende). En effet, lors d'une campagne de numérisation, prévoir aussi celle du verso permettra de conserver des informations précieuses sur l'éditeur, le photographe et l'imprimeur, et ceci même en l'absence d'un texte manuscrit. De plus, l'emplacement du timbre comme la répartition texte / adresse ou le cachet de la poste sont des éléments de datation. Et enfin, la numérisation du texte permet éventuellement de passer outre sa retranscription. On pourra aussi appréhender un éventuel décalage entre le message et l'iconographie, en savoir plus sur la date de la rédaction, etc.


- veiller au droit d'auteur de la photographie ou de l'illustration reproduite : c'est le photographe ou l'illustrateur qui en bénéficient. L'éditeur et l'imprimeur n'ont pas de droits d'auteur, ils ne font que reproduire. Mais parfois le photographe peut être également éditeur, voire imprimeur. Il convient, dès lors, de bien faire attention à ce cas de figure particulier. Si l'auteur (photographe ou illustrateur) n'est pas indiqué ou connu, saisir la mention "anonyme" dans la rubrique auteur. Dans ce cas, la libre diffusion de la carte postale sera possible si elle a été créée il y a au moins 70 ans. Ainsi, une carte postale anonyme, dont le cachet du timbre indique 1918/04/12 pourra être diffusée librement puisque forcément créée avant 1918. Mais, si le photographe ou l'illustrateur de la carte postale venait à être connu, les droits moral et patrimonial seraient rétablis et courraient en fonction de la date de mort avérée de l'auteur.


- veiller aux droits d'auteurs d'œuvres représentées : une carte postale dont le sujet principal est un monument aux morts, dont le ou les auteur(s) sont décédés après 1942 (à ce jour) devra faire l'objet de recherche auprès des ayants-droit pour pouvoir être diffusée librement ou non.

 

Ressources utiles :

Fonds mis en ligne sur Joconde.

Dossier de formation permanente de l'institut national du patrimoine :
La carte source et patrimoine, dossier de formation permanente 2011
Orientation bibliographique Cartes postales de la Grande Guerre issue du dossier de formation permanente 2013

Base de données de la médiathèque de la Défense : 8.000 photos et extraits de films

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 09:14

chartreuse-2009Anne Labourdette, conservatrice et directrice du musée de la Chartreuse à Douai, nous a accordé un entretien dans lequel elle revient sur la valorisation du récolement décennal via Joconde et sur les projets de l'association régionale des conservateurs des musées de Nord-Pas-de-Calais en matière d'informatisation et de mise en ligne des collections.

 

 


© Musée de la Chartreuse de Douai, 2009, B Gully

 

Vous avez récemment coordonné la mise en ligne sur Joconde de l'exposition virtuelle "Découvertes dues au récolement décennal au musée de la Chartreuse" : que représente pour vous cette mise en ligne ?
Il s'agit de valoriser le récolement décennal des collections et de mettre en lumière la réalité du terrain à laquelle sont confrontés les musées. Cette opération de longue haleine, objet d'un travail souterrain, est souvent méconnue des publics ou des institutions. Pour nous, personnels scientifiques, le récolement est un chantier fondamental pour acquérir et consolider une connaissance parfaite des collections muséales qui nous sont confiées. Le défi est de mener à bien cette mission d'étude et de vérification en parallèle à toutes les autres activités du musée.
Pour le musée de la Chartreuse à Douai, publier les découvertes issues du récolement sur Joconde est allé de soi, suite à la proposition du bureau de la diffusion numérique des collections. En effet, cette exposition virtuelle répond à deux nécessités récurrentes : celle d'informer le public et celle de fournir aux élus locaux des données quantitatives et qualitatives sur les collections. De façon très légitime, les collectivités territoriales qui sont propriétaires de ces biens culturels et l'Etat, représenté par la Direction régionale des affaires culturelles qui nous apporte un grand soutien, estiment que nous leur sommes redevables de ces informations capitales : qu'avons-nous ? que n'avons-nous plus ? et pourquoi ?

En effet, vous mettez l'accent dans cette exposition virtuelle sur le grand nombre d'objets détruits ou disparus. Comment avez-vous pu documenter cette situation ?
Les collections du musée de la Chartreuse ont connu de grands bouleversements, notamment du fait des deux guerres mondiales. Il s'agit d'une réalité partagée par de nombreux musées de la région Nord-Pas-de-Calais. En outre, il faut savoir que plus de 85 % des œuvres du musée de la Chartreuse sont en réserves. Leur identification et leur étude sont difficiles. Elles n'ont pas toutes fait l'objet de restauration, même si des campagnes de récolement ont eu lieu dès les années 1980. Les opérations de récolement actuelles nous mettent face à un incessant questionnement et nous mettons tous les jours notre plan de récolement décennal à l'épreuve de cet héritage du passé.
De façon assez extraordinaire, les archives du musée de la Chartreuse, et particulièrement les précieux inventaires des collections, sont parvenus jusqu'à nous, quasi intacts. Sans doute, nos prédécesseurs, conscients de l'importance de leur sauvegarde, les ont conservés dans des bureaux occupant une autre partie des bâtiments. Nous pouvons donc croiser les informations et remettre en perspective les sources documentaires afin de tirer les conclusions qui s'imposent sur nos collections, au fil du récolement, domaine par domaine.
Ces inventaires papier font l'objet d'une saisie exhaustive dans la base de données qui a été entreprise par mes prédecesseurs, et notamment Françoise Baligand, à qui je rends personnellement hommage. Je m'y attelle personnellement chaque année au mois d'août lorsque l'actualité professionnelle est plus calme. Ainsi, une large part des registres a pu être saisie par l'équipe et la question de faire appel à un prestataire de saisie externalisée ne s'est pas posée, notamment en raison du surcroît de travail qu'auraient représenté pour nous son recrutement et son encadrement.

Sur quel format de notice avez-vous décidé d'axer cette saisie en masse ?
Pour que ce ne soit pas trop fastidieux, nous avons opté pour une saisie succincte, domaine par domaine, ce qui permet de suivre l'avancement des campagnes de récolement. Ce travail est facilité par la bonne tenue des registres, la qualité et la complétude des dossiers d'œuvres qu'avaient organisés mes prédécesseurs. Jusqu’à 2008, le parti pris était de ne conserver que des notices minimales. Aujourd’hui, j’essaie de les enrichir systématiquement (description, provenance, état, etc), mais un travail d’importance nous attend à ce sujet.
Quoi qu'il en soit, la saisie des collections de beaux-arts et d'archéologie est achevée. Nous allons pouvoir communiquer à la Drac les procès-verbaux des campagnes de récolement d'archéologie et de dessin au mois d'avril et reverser dans la foulée sur Joconde les œuvres récolées.

A ce sujet, quelle est la stratégie de mise en ligne des collections par votre musée et ceux de la région?
Musenor, le site de l'association des conservateurs des musées de Nord-Pas-de-Calais met en œuvre depuis 1999 une base de données régionale. En tant que membre du conseil d’administration de cette association, je suis chargée avec ma collègue Célia Fleury (responsable du développement des musées thématiques, Conseil général Nord-Pas de Calais, Direction de l’Action Culturelle) de superviser le travail mené sur la base régionale. Avec la webmestre de Musenor, nous avons décidé de donner un nouveau souffle au partenariat qu'entretiennent de longue date Musenor et Joconde. Nous réunissons à la fin du mois de mars nos collègues afin de bâtir ensemble un calendrier de reversements couplés sur les bases régionale et nationale. Nous ferons valider ce programme par le bureau de la diffusion numérique des collections. Quoi qu'il en soit, les musées du Nord-Pas-de-Calais et les responsables Joconde auront une seule interlocutrice : la webmestre de Musenor qui gèrera les exports de données. En ce qui concerne le musée de la Chartreuse, j'envisage un versement mensuel.

Quels sont vos autres projets régionaux en faveur des collections en ligne ?
Le projet Guerres et Paix de l'association s'accompagnera sur Musenor d'une mise en ligne rationnalisée des œuvres disparues dans le contexte de la Première guerre mondiale. Cela va nous mobiliser jusqu'en 2018 et au delà pour les autres conflits.
Dans un premier temps, nous souhaitons mettre en ligne en 2014 tous les objets ou œuvres liés à la première guerre mondiale et conservés dans les musées du Nord-Pas-de-Calais. En 2018, nous souhaiterions que tous les objets ou œuvres liés à la thématique générale « Guerres et Paix » soient accessibles aux internautes.
Enfin, nous réfléchissons en ce moment à la création d’une entrée spécifique sur la base présentant les œuvres disparues des musées de la région pendant les guerres, car certaines d’entre elles sont bien documentées.
Enfin, suite à la suggestion de Laurent Manœuvre, chef du bureau de la diffusion numérique des collections, nous allons investir les réseaux sociaux pour proposer une interface d'indexation collaborative, à l'image de ce que font plusieurs centres d'archives départementales. Les propositions de contribution des internautes sur nos corpus mal identifiés seront modérées par notre webmestre. Cela devrait être effectif fin 2013.

Quelle idée force retenez-vous de l'expérience que vous avez capitalisée en matière d'informatisation et de publication des collections ?
Ce que je retiens est qu'on ne peut avancer sans une équipe soudée, dont les tâches sont bien identifiées et réparties. Pour pouvoir mobiliser cette équipe, l'appui de la hiérarchie et des élus s'avère indispensable. Cela s'acquiert en communiquant inlassablement sur les projets et les enjeux du musée. Le relais officiel que nous permet le portail Joconde augmente encore cette visibilité.


En savoir plus sur le musée de la Chartreuse
En savoir plus sur le récolement du musée de la Chartreuse

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 09:03

transfert.jpgDepuis plusieurs années, le service des musées de France met en œuvre la procédure du transfert de propriété aux collectivités territoriales des biens qui ont été déposés jusqu’en 1910 dans des musées de France. Le nombre de biens transférés s'élève à 6455 au 31 décembre 2012 ; environ 300 collectivités  sont concernées par cette procédure.

 

 

 

 

Grâce à Lorraine Mailho, conservatrice en chef à la sous-direction des collections, chargée de la coordination de cette procédure, nous publions sur Joconde le tableau donnant, région par région, commune après commune, accès aux arrêtés de transfert et aux listes détaillées des biens transférés au 31 décembre 2012.

Ces biens déposés par l'Etat avant le 7 octobre 1910, date de publication au Journal Officiel du  décret du 24 juillet 1910, régissant pour la première fois les dépôts, deviennent propriété de la collectivité par ce transfert à titre gratuit ; il est mis fin à leur dépôt et ils sont désormais affectés aux collections permanentes du musée.
Chaque collectivité ayant été informée de la parution de l'arrêté de transfert au Journal Officiel et la liste publiée au Bulletin Officiel du Ministère de la Culture et de la Communication, ce tableau permet d'avoir une vision d'ensemble sur le territoire national de l'avancement des transferts effectués au titre de l'article L.451-9.
Des conséquences significatives sur la gestion des collections découlent de ce changement de statut.

Il revient donc au musée d'apporter sans attendre les modifications qui s'imposent sur leurs registres d'inventaire et de dépôt, qu'ils soient manucrits ou informatisés, et dans leur base de données documentaire. Nous encourageons ainsi les musées à mettre à jour le statut juridique de ces biens afin d'en informer le public.

Numéros de l'objet, mode et date d'acquisition, historique du dépôt sont notamment impactés.
Une fois actualisées dans le système informatisé du musée - certains logiciels de gestion de collections ont d'ailleurs développé des fonctionnalités spécifiques - ces données pourront apparaître sur Joconde, dans les publications du musée ou encore sur les cartels de ces œuvres lorsqu'elles sont exposées.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 14:15

joconde-info-12.jpgLe douzième numéro de notre lettre d'information trimestrielle est paru sur le site Joconde.

 

En complément des rubriques habituelles, vous pourez lire notre dossier : "Wikimédia France invite les musées à participer", avec la contribution de Rémi Mathis, conservateur, président de Wikimédia France.

 

N'hésitez pas à vous abonner.

 

Bonne lecture !

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 10:01

     chartreuse-2009.jpg

Expérience inédite sur Joconde : une nouvelle exposition virtuelle témoigne du grand intérêt qu'ont représenté, pour le musée, les opérations de récolement décennal.

 

 

 

 

© le musée de la Chartreuse de Douai, 2009, B Gully


Cette procédure réglementaire, vouée à vérifier la présence et l'état des collections muséales, a permis aux équipes scientifiques de s'approprier en profondeur l'histoire mouvementée du musée et d'initier une stratégie de publication des œuvres disparues en Nord-Pas-de Calais, notamment sur la base Musenor.

Dans le sillage de la journée nationale sur le récolement décennal, Anne Labourdette, directrice du musée de la Chartreuse de Douai, a confié à Mathilde Huet, co-responsable de Joconde, le soin de mettre en ligne et en images ses conclusions sur le récolement dans son établissement :
"Constituées à partir de 1792 par des saisies révolutionnaires, les collections du musée de Douai présentent une histoire riche et complexe.
Les acquisitions réalisées en 200 ans d'existence ont bien entendu été conséquentes alors que, dans le même temps, de nombreuses œuvres disparaissaient : ventes aux enchères au 19e siècle, vols (1890, 1901 et 1917-1918) et destructions (entre 1940 et 1944).
Du fait de cette histoire mouvementée, le musée de la Chartreuse a connu plusieurs opérations successives de récolement mais c’est le plan décennal, approuvé par la commission scientifique du 4 septembre 2008, qui a permis de valider la méthode actuellement en cours. Cette dernière est fondée sur un récolement d’inventaire domaine après domaine.
Actuellement, trois campagnes sur neuf ont été achevées et ont permis de constater que : 472 peintures, 386 dessins et plus de 3000 objets archéologiques sont manquants, tout en étant pour la plupart bien documentés (présence de photographies d’époque, des pièces relatives aux acquisitions des œuvres, etc)."

L'objectif de cette valorisation est aussi de proposer une nouvelle approche de la procédure réglementaire du récolement décennal : au plus près des collections, des préoccupations des professionnels et des publics.

Nous espérons que ce retour d'expérience fera des émules ! N'hésitez pas à commenter cet article et à nous contacter.

Visiter l'exposition
Plus d'information sur le récolement au musée de la Chartreuse de Douai.

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 09:05

site-musee-Albert-Kahn-copie-3.jpgPropriété du Conseil général des Hauts-de-Seine, le musée Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt, est dédié à l'œuvre de ce banquier philanthrope. Nous avons eu l'opportunité de rencontrer l'équipe du musée.

 

 

 

 

 

 

© musée Albert-Kahn, site Internet

Les Archives de la planète, dont le but initial était de "fixer une fois pour toutes des aspects, des pratiques et des modes de l'activité humaine dont la disparition fatale n'est plus qu'une question de temps", constituent les collections du musée.
4.000 plaques stéréoscopiques, 72.000 plaques autochromes, 100 heures de films illustrent les missions financées par Albert Kahn dans plus de cinquante pays de 1909 à 1931.

Dans les salles d'exposition permanente, une sélection des Archives de la planète est accessible au grand public qui voyage dans les images au gré de diaporamas scénarisés.
Une version chercheurs de ce système FAKIR (Fonds Albert Kahn Informatisé pour la Recherche) est consultable par les professionnels sur rendez-vous. Fin 2014, l'intégralité des Archives de la planète y sera traitée.

Ce fonds inestimable est donc consultable sur place mais quid de sa mise en ligne ?
Cette problématique fait actuellement l'objet de nombreuses réflexions au sein de l'équipe scientifique du musée. Cela coïncide à la préparation du chantier de rénovation et d'extension des espaces du musée dans lequel l'établissement s'engagera en 2015 pour trois années.
En effet, si le site Internet du musée regorge d'informations sur la vie, l'œuvre promue par Albert Kahn, les visuels de la collection demeurent réduits, tant en taille d'image qu'en nombre de clichés visibles (1.740 autochromes et 12 films sont notamment accessibles depuis la mappemonde.

Dans sa volonté de faire évoluer la valorisation de sa collection, le musée doit réussir le défi de conjuguer le respect du droit d'auteur, les choix technologiques et la forte demande du public en termes d'images et de contribution.

Nous aurons l'occasion de vous en donner des nouvelles.

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 13:20

nouveaux-musees.jpgComme chaque année, au premier trimestre, nous venons de mettre en ligne la liste cliquable des nouvelles notices chargées en 2012 sur Joconde, classée par région, commune et musée.

 

 

Au total, le fruit du partenariat du bureau de la diffusion numérique des collections et des musées de France s'élève à près de 20.000 nouvelles notices, illustrées pour leur grande majorité, et autant de mises à jour - qu'il s'agisse d'un complément d'information ou d'ajout d'images.

Cette liste est désormais accompagnée d'une page "Nouveaux musées 2012". C'est l'occasion de découvrir ou de redécouvrir les informations fournies par les musées lors de leur versement inaugural sur le catalogue collectif des collections des musées de France.

Nous leur souhaitons belle route avec Joconde. N'hésitez pas à venir les rejoindre !

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 16:43

 

affiche-recSuite à la journée nationale sur le récolement décennal dans les musées de France du 17 décembre 2012, nous venons de mettre en ligne dans l'espace professionnel du site Joconde les témoignages de 20 musées de France, collectés à l'occasion de cet évenement.

 

 

 

 

 

Ces témoignages de musées de tout le territoire illustrent à merveille la diversité des méthodes et des moyens mis en œuvre pour mener à bien la procédure du récolement décennal, à travers une connaissance approfondie des collections.

Tous ces musées, quels que soient la typologie, le statut administratif ou l'histoire de leurs collections, montrent comment ils mènent ce premier récolement en sensibilisant et en mobilisant les élus de leurs collectivités de tutelle, propriétaires des collections. Ceci est particulièrement édifiant lorsque le récolement s'accompagne de l'aménagement de nouveaux espaces pour le musée et donc d'un chantier de collections. Dans tous les cas, il s'agit bien une prise de conscience partagée par les élus, les professionnels du patrimoine et les publics.

L'informatisation des collections est toujours partie prenante du travail, qu'il s'agisse d'une saisie externalisée, sommaire puis enrichie, de l'inventaire (musée de Bourgoin-Jallieu) ou d'un processus documentaire complet permettant la mise en ligne périodique des notices des objets récolés (Cosne-Cours-sur-Loire, Douai).

Nous avions eu l'opportunité d'interviewer certains représentants de ces musées : retrouvez les articles du musée d'histoire urbaine et sociale de Suresnes et du musée des arts décoratifs de Bordeaux.

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