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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 09:09

joconde-info-10.jpgLe dixième numéro de notre lettre d'information trimestrielle est paru sur le site Joconde.

 

En complément des rubriques habituelles, il est particulièrement consacré à la valorisation de 450 ans de collections d'histoire naturelle par la plateforme numérique partagée e-ReColNat.

 

N'hésitez pas à vous abonner.

 

Bonne lecture !

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 10:06

logoSaisir les dates d'un auteur et du photographe d'une oeuvre, c'est veiller au droit d'auteur et contribuer au partage des connaissances.

 

 

 

Les bases de données recensant des objets de musées disposent d'une rubrique consacrée aux dates de naissance et de mort de l'auteur de l'œuvre. Cette information est souvent incluse dans une fiche descriptive plus large concernant l'artiste, dans laquelle notamment des données biographiques (carrière de l'artiste, maîtres, jalons de son oeuvre, etc.) peuvent être condensées.
Dans le contexte d'une saisie succincte dont l'objectif sera l'inventaire et le récolement, il est tentant de faire passer la saisie de ces informations au second plan ou de se dire qu'elles pourront faire l'objet d'une saisie ultérieure.
Ici, nous souhaitons vous sensibiliser à l'utilité de saisir au moins les dates de naissance et de mort d'un artiste identifié. Le champ Précisions sur l'auteur fait d'ailleurs partie de la fiche minimum de diffusion dans Joconde. Pourquoi insister sur cette préconisation ? Et bien parce que nous encourageons une vision à long terme de l'informatisation des collections.

Ainsi, renseigner la date de mort d'un artiste moderne ou contemporain vous permettra de calculer sa date d'élévation dans le domaine public et donc la date à laquelle vous pourrez diffuser librement les clichés de son œuvre (si tant est qu'ils sont libres des droits du photographe qui a fait la prise de vue !) - que ce soit sur votre site Internet, sur celui de votre région ou sur Joconde.
Pour mémoire, en 2012, tous les artistes encore vivants ou décédés après 1941 ne sont pas dans le domaine public. En effet, c'est 70 ans après la mort de l'artiste ou de l'auteur du cliché que celui-ci devient libre de droits. L'oeuvre est alors à la disposition de tous et peut être exploitée librement (sous réserve du respect du droit moral qui perdure).
Pour trouver ces dates, de nombreux outils sont à votre disposition, notamment numériques. Vous pouvez aussi utilement vous reporter à Joconde qui référencie quelque 30.000 artistes : l'information est renseignée dans les trois-quarts des notices.

Pour une œuvre anonyme du 20e siècle, faute de pouvoir déterminer la date de décès de l'auteur, c'est la date de création de l'œuvre (évaluée au plus juste) qui sera le point de repère. Ajouter 70 ans à cette date vous permettra de juger s'il est possible de diffuser l'œuvre.

En veillant à saisir ces dates dans les notices que vous exportez vers Joconde, vous partagerez au sein du catalogue collectif des musées de France une information d'autant plus précieuse si l'artiste est peu connu ou pas encore introduit dans un dictionnaire d'artiste.

 

Pour en savoir plus :

- Fiche de l'espace professionnel du site Joconde sur les droits liés à la diffusion, à la publication et à l'exposition d'images

- Questions juridiques liées à la mise en ligne des collections. Intervention d'Anne-Laure Stérin, juriste spécialiste du droit d'auteur

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 10:00

couvertureLa sous-direction des collections a organisé le 8 juin dernier à Paris (auditorium de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration) une journée professionnelle sur le thème de l'informatisation, de la numérisation et de la mise en ligne des collections.


Les interventions et la retranscription des échanges de questions - réponses de cet événement viennent d'être mises en ligne dans l'espace professionnel du site Joconde.

 

Bonne lecture !

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 10:18

nouveaute22.jpg L'historial de la Grande Guerre à Péronne, vient de publier des notices de ses collections sur Joconde. Marie-Pascale Prévost-Bault, conservateur en chef de l'historial, revient pour nous sur le contexte de cette mise en ligne.

 

"Les collections de l'Historial de la Grande Guerre, musée départemental inauguré en 1992, ont été informatisées au fil des saisies sur un système de gestion de bases de données pour recenser désormais 65.000 items, qu'il est possible d'interroger sur place avec l'aide d'un thésaurus conçu dès les premières acquisitions et qui peut faire l'objet de révisions occasionnelles.


Ce musée d'histoire comparée entre les trois principaux belligérants du front occidental (Allemagne, France, Grande-Bretagne), conserve ce qui se rapporte tant au domaine militaire qu'au domaine civil.


Les fonds reflètent l'effort de guerre de l'arrière et l'expérience du feu pour les combattants : presse, uniformes et armes, affiches, photographies, imprimés divers, gravures, etc. La section beaux-arts, importante, comporte des oeuvres d'artistes dont beaucoup sont encore dans le domaine privé (Otto Dix, Zinoview, Dunoyer de Segonzac, Devambez, Jonas, Nevinson...). Cette restriction à une large diffusion des collections a freiné la mise en ligne sur la Base Joconde pour ce qui concerne la reproduction des oeuvres, plus que souhaitée par les internautes car logiquement attendue à chaque interrogation du site. L'expérience de la mise en ligne en 2009-2010 des photographies argentiques de l'Historial sur les site des Archives Départementales de la Somme ("Mémoires de la Somme") a été, pour l'équipe de la conservation, une stimulante initiation avant de pouvoir envisager une mise en ligne sur la Base Joconde.

Grâce à l'intervention fructueuse et soutenue de Mathilde Huet, l'adaptation de certains champs a pu être effectuée afin de respecter la nomenclature des fichiers de type Joconde : modification des termes majuscules en minuscules, des séparateurs, création de champs nouveaux... La tâche fut ardue pour les 158 fichiers sélectionnés, d'autant qu'elle a entraîné des bouleversements nécessaires dans la base de données du musée.


La sélection faite pour cette première phase devait refléter la pluridisciplinarité des collections de ce musée de la Grande Guerre qui traite "l'histoire autrement" : artisanat dit de tranchée, affiches, beaux-arts, commémoration de la mort des combattants et deuil, propagande et caricature de l'ennemi, journaux de tranchées, militaria, objets souvenirs, instruments de communication, destructions, jouets...


Ce premier export, avec clichés numérisés des items libres de droits, représente une étape importante pour le musée : le travail effectué a reposé en grande partie sur la responsable des saisies de la base de données et la documentaliste pour l'iconographie.


Cette mise en ligne sur le site Joconde ajoute à la célébration des Vingt Ans du Musée (8 septembre-11 novembre 2012) une dimension internationale visant à renforcer la notoriété de l'Historial de la Grande Guerre et à faire connaître la richesse et la diversité des collections."

 


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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 11:41

logomTrès attendue, la note-circulaire sur les matériels d'étude, émanant du service des musées de France, est à votre disposition sur le site Joconde, sous forme de fichier pdf.

 

 

Complémentaire des textes sur les collections inventoriées, elle s'applique à "certains matériels tels que les produits de fouilles ou de collectes, les productions d'artistes accueillis en résidence, les fonds d'ateliers d'artiste et d'artisan, ou certains ensembles, non inventoriés, identifiés notamment à l'occasion des opérations de récolement décennal".

 

Cette note-circulaire fournit un "cadre à l'étude scientifique, l'analyse patrimoniale, la gestion pratique et juridique des matériels qui nécessitent une étude pour en définir la destination (entrée en collection, utilisation comme matériel pédagogique ou scénographique, élimination...), ainsi que les conditions de suivi des études menées par le musée."

L'annexe spécifie que le répertoire des études menées sur ces matériels peut être informatisé.

 

Bonne lecture.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:00

reliure-400px-Modrel

 

 

 

 

 

Maîtriser le vocabulaire technique de la reliure s'avère important pour les équipes des musées qui souhaitent garder le contrôle sur la réalisation de leur inventaire réglementaire informatisé.

 

 

 

Source : Wikipedia

 

Tout récemment, dans l'espace professionnel du site Joconde, nous avons publié des spécifications d'édition informatisée de registre d'inventaire muséal. Nous avons pu à cette occasion relayer les précieuses préconisations de Jean-Loup Fossard, expert-relieur à la Bibliothèque nationale de France, relatives à la reliure de ce document réglementaire. (Lire à ce sujet l'article du blog "Registre d'inventaire informatisé : quelle reliure choisir ?")

 

Ces conseils sont évidemment très techniques et utilisent le jargon des professionnels de la reliure. Les musées désireux de passer à l'informatisation de leur procédure d'inventaire réglementaire auront le plus souvent recours aux services et à l'expertise d'un spécialiste pour l'impression et la reliure. Il est important de maîtriser l'usage de certains termes afin que s'installe un dialogue de qualité.


C'est dans cette intention que nous publions aujourd'hui un glossaire de la reliure, sous forme de page web et de fichier pdf librement téléchargeable, accompagné d'une sélection de sites ressources.

Bonne consultation !

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 09:15

logo.jpg

 

Publier sur Joconde les oeuvres récolées au fur et à mesure des campagnes : voici pour un musée une solution simple et efficace de valoriser son travail sur les collections.

 

 

Dans tous les musées de France, le récolement s'impose comme une priorité. Bien souvent, il passe par une remise à plat des inventaires, des recherches  en archives ou encore un bilan sanitaire des collections. En général, il permet également d'obtenir une fiche informatisée actualisée, fiable et illustrée par un cliché récent, et ce pour une quantité conséquente d'objets.
Mais tout ce travail ne saurait être seulement destiné à produire des statistiques et à faire "remonter" des indicateurs, aussi utiles soient-ils !
Il ne tient qu'à vous, équipes scientifiques, de sortir le récolement de sa vocation exclusivement administrative et comptable et d'utiliser cette opportunité exceptionnelle de connaissance pour valoriser les œuvres du musée, dans toute leur diversité.

Alors, pourquoi ne pas mettre à profit ce recensement pas à pas pour clôturer une campagne de récolement par la validation des fiches informatisées et leur publication systématique sur Joconde ?
La sous-direction des collections du service des musées de France vous y encourage vivement.

Vos notices peuvent être simples  et  vos illustrations de qualité seulement documentaire. Ceci ne sera pas un frein pour les responsables de Joconde.

Certains musées font de cette publication l'ultime étape de chaque chaîne de travail sur la collection (lire à ce sujet l'article passionnant écrit par David de Sousa du musée Alfred-Danicourt à Péronne).
Il n'est absolument pas nécessaire d'avoir terminé le récolement de toutes les œuvres ; vos reversements de notices peuvent tout à fait s'échelonner par campagnes en fonction de votre plan de récolement décennal.
Ils pourront éventuellement donner lieu à une exposition virtuelle, mise en ligne par nos soins mais constituée de textes et d'images fournis par le musée, et ceci même si le corpus d'œuvres est restreint.

Si votre musée adopte cette stratégie, quelle satisfaction de voir ses efforts souterrains valorisés par sa participation au catalogue collectif des collections des musées de France ! Et quelle richesse d'informations supplémentaire à disposition du grand public et des chercheurs du monde entier !

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 07:08

La semaine dernière, nous avons traité l'appellation et la typologie. Mais qu'en est-il du domaine et de la destination - utilisation ?

 

I - Domaines

 

Pour commencer, qu'elle est la définition de domaine ?

 

Selon le dictionnaire de l'Académie, c'est « ... tout ce qui embrasse un art, une science, une faculté de l'esprit... ». Cette définition nous indique que le champ est extrêmement vaste et qu'il concerne tous les secteurs de l'activité humaine. A ce stade, l'approche de ces secteurs est nécessairement plus synthétique qu'analytique.

 

C'est par le champ « Domaine » que vous déterminerez les grands ensembles constituant vos collections.

 

Compte tenu de l'extrême variété des collections conservées dans les musées, c'est également par le contenu de ce champ que les Internautes pourront s'orienter dans les ensembles d'informations.

 

Pour faciliter la classification, on a distingué plusieurs types de domaines :

 

 

1 - Eres géographiques

 

Les informations restent ici au niveau des continents ou sous-continents :

 

Afrique

Afrique du nord

Afrique sub-saharienne = Afrique noire

Amérique

Amérique du nord

Amérique centrale

Amérique du sud

 

Les informations géographiques plus précises trouveront place dans des champs complémentaires (lieu de fabrication ou d'utilisation, lieu de découverte ou de collecte, école) :

 

Domaine : Océanie

Lieu de collecte : Océanie ; Mélanésie ; archipel de Vanuatu ; Ile Vao

 

 

2 - Civilisations et cultures

 

Amérindien

Aztèque

Assyrien

Byzantin

Carolingien

Egyptien

Copte

...

 

Bien entendu, un objet peut relever de deux de ces domaines : une origine géographique et une civilisation). Une statuette aztèque, par exemple, provient d'Amérique centrale. Dans la mesure où ces domaines ne sont pas hiérarchisés entre-eux, il est souhaitable d'associer deux domaines, ou plus, pour un même objet. En effet, aucune information n'est implicite.

Poursuivons avec l'exemple de l'objet aztèque. Si l'on a indiqué seulement Amérique centrale, mais pas Aztèque, on ne trouvera pas cet objet si l'on recherche par le terme « Aztèque ». Ce type d'oubli est relativement peu fréquent, car in a généralement tendance à indiquer les termes les plus précis.

En revanche, de manière plus courante, on part du principe que « chacun sait ». Cette démarche s'avère fatale en matière d'outil informatique. Bien entendu, chacun sait que la civilisation aztèque s'est développée en Amérique centrale. On indique donc seulement Aztèque, mais pas Amérique centrale. Mais lorsque l'on cherchera tous les objets provenant d'Amérique centrale, il faudra interroger par chacune des civilisations s'étant développées dans cette zone géographique, à condition de les connaître.

 

Domaine : Amérique centrale ; Aztèque

 

On pourrait toutefois ne pas indiquer « Amérique centrale » en domaine si l'information se trouve dans le champ « Lieu de découverte ou de collecte » :

 

Domaine : Aztèque

Lieu de découverte : Amérique centrale ; Mexique ; Ile des Sacrifices

 

 

3 - Grandes étapes chronologiques

 

Là encore, on se place à un niveau extrêmement générique :

 

Age du bronze

Age du fer

Chalcolithique

Epipaléolithique

Médiéval

...

 

Les informations plus précises seront indiquées dans les champs de datation :

 

Domaine : Age du fer

Epoque: Tène finale

 

 

4 - Disciplines

 

  • Anthropologie

  • Archéologie

  • Architecture

  • Arts décoratifs

  • Beaux-arts

  • Cartes - plans

  • Design

 

Bien entendu, ce type de domaine ne sera pas utilisé par un musée monothématique. En revanche, il sera très utile pour les musées aux collections variées.

 

 

5 - Supports techniques de conservation

 

Là encore, on se place à un niveau extrêmement générique :

 

armurerie

céramique

chaudronnerie

dessin

dinanderie

ébénisterie

émaillerie

enluminure

estampe

élément d'impression

ferronnerie

glyptique

horlogerie

industrie lithique

industrie osseuse

...

 

Les informations plus précises seront indiquées dans les champs technique et matériaux :

 

Domaine : Dinanderie

Matériau/technique: Alliage cuivreux ; coulé

 

Domaine : Dessin

Matériau/technique: mine de plomb, aquarelle, gouache blanche, papier (beige)

 

 

Les domaines « support technique de conservation » seront souvent utilisés en combinaison avec d'autres domaines :

 

Domaine : Mérovingien ; Orfèvrerie

 

Domaine : Amérique centrale ; Aztèque ; Céramique

 

 

6- Types d'utilisations

 

Là encore, on se place à un niveau extrêmement générique :

 

Agriculture - élevage

Ameublement = mobilier

Artisanat - industrie

Chasse - pêche - cueillette

Commerce - économie – finances

Construction

Costume - accessoires du costume

Croyances – coutumes

...

 

Les informations plus précises concernant l'utilisation trouveront place dans le champ complémentaire Utilisation/destination :

 

Domaine : Agriculture - élevage

Utilisation: Viticulture

Précision sur l'utilisation : Hotte destinée au transport du fumier

 

 

7 - Domaines et départements

 

Les divers domaines mentionnés ci-dessus peuvent correspondre à l'intitulé de départements de certains musées. Toutefois, si la nature de la majorité des collections d'un département correspond à l'intitulé de ce département, il n'est pas rare de trouver des collections d'une autre nature dans ce même département (photographies anciennes ou arts graphiques dans un département archéologique, beaux-arts dans un département d'ethnologie...). L'utilisation du camp « Domaine » permet de traiter au mieux, et sans perte d'information, ces exceptions.

 

Il est possible d'intégrer un champ « Département » mais, pour les raisons exposées ci-dessus, il serait souhaitable de ne pas confondre ce champ de nature administrative, avec le champ « Domaine » dont le contenu est, lui, de nature scientifique.

 

 

II – Destination - utilisation

 

Rappelons d'abord les définitions de ces deux termes :

- Destination : « ce pour quoi une chose est faite » (Dictionnaire Le Robert) ;

- Utilisation : « manière d'utiliser (faire servir à une fin précise) une chose » (Dictionnaire Le Robert)

 

On utilise parfois, en parlant de l'utilisation ou de la destination d'un objet, le terme « Fonction ». Cependant, il n'existe pas dans le dictionnaire de définition répondant à cet usage du mot fonction. Une seule définition pourrait s'en approcher : « Rôle caractéristique joué par un élément au sein d'un ensemble » (dictionnaire de l'Académie). On utilisera donc ici uniquement les termes « destination » et « utilisation ».

 

Très peu d'objets ont été créés sans autre finalité que leur création. Ainsi, beaucoup de peintures ont été exécutées en vue d'orner un intérieur, que celui-ci soit privé ou public. Compte tenu de la grande variété des objets conservés dans les musées, les destinations et les utilisations s'avèrent extrêmement nombreuses. L'ensemble des activités humaines étant potentiellement concerné, il n'était pas possible de définir a priori une liste de destinations ou d'utilisations.

 

Il est conseillé de procéder par étapes.

 

1 – indiquer la nature de l'objet liée à son utilisation : c'est la première information que vous serez amené à donner.

 

Arme

Instrument de cuisine

Instrument de musique

Instrument médical

Jouet

Meuble

Outil

Vêtement

...

 

Cette information peut sembler inutile : une armoire est évidemment un meuble, un piano un instrument de musique et une jupe un vêtement. Mais, une fois de plus, rappelez-vous que rien n'est implicite en informatique. A moins que vous ayez hiérarchisé les dénominations d'objets (épée et fusil sous arme, armoire, cornet à piston et piano sous instrument de musique, chaise et table sous meuble, asse, bouvet et maillet sous outil, etc.), nulle part encore il n'a été indiqué qu'il s'agit d'une arme, d'un instrument de musique, d'un meuble ou d'un outil. Or, il vous sera impossible de retrouver l'ensemble des outils conservés dans les collections dont vous avez la responsabilité si vous n'avez pas donné cette indication, sauf à interroger par les différents noms d'outils, ce qui pourra s'avérer long, complexe, et vous fera courir le risque d'en oublier.

 

2 – préciser la destination spécifique de l'objet

 

Abattage des animaux

Accouchement

Relevailles

Affichage des prix

Affûtage

Alimentation

Conservation des aliments

Salaison

Consommation des aliments

Préparation des aliments

Cuisson

...

 

On aurait pu concevoir une liste hiérarchisée à partir des grands types d'utilisation du champ « Domaine », par exemple :

Agriculture – élevage

Opération de culture

Préparation du sol

Défrichage

Hersage

Labour

Labour à bras

Labour à la charrue

….

Opération d'élevage

Alimentation animale

Dressage

Garde

. …

Artisanat – industrie

 

Extrêmement satisfaisant pour l'esprit, ce type d'organisation ne s'adapte malheureusement pas à la réalité des collections des musées. En effet, une même activité peut avoir une finalité différente selon le contexte. Ceci est d'autant plus vrai que les objets de musées proviennent de civilisations très diverses et qui se sont succédées sur une longue période de temps. L'abattage d'un animal, par exemple, peut avoir une fin rituelle, alimentaire ou sanitaire. Autre exemple, la musique peut être une activité religieuse, militaire ou de divertissement. Dernier exemple, les objets d'archéologie égyptienne ont une double destination : funéraire, mais aussi de vie quotidienne. Une hiérarchisation des activités par catégories devenait donc difficile, voire impossible.

Le parti a donc été pris de proposer une liste alphabétique d'activités. Cette liste est néanmoins hiérarchisée, mais à partir d'un niveau relativement spécifique de destination.

 

Il conviendra donc d'utiliser de manière complémentaire les champs « Domaine » et « Destination - utilisation » :

 

Domaine : Vie domestique

Dénomination : Instrument de cuisine ; Moulin à légumes

Destination – utilisation : Préparation des aliments

 

Domaine : Artisanat – industrie

Dénomination : Outil ; Fer à souder

Destination – utilisation : Conserverie alimentaire

 

Domaine : Transports – communications

Dénomination : Outil ; Gabarit

Destination – utilisation : Construction navale

 

Domaine : Agriculture – élevage

Dénomination : Boîte à beurre

Destination – utilisation : Conservation des aliments

 

 

Objets publicitaires (affiches, cartes réclame, cendriers, porte-clés...) : il est souhaitable de préciser, entre parenthèses, d'une part la nature du produit et d'autre part la marque :

 

Destination – utilisation : Publicité (Limonade, L'Incomparable)

 

Destination – utilisation : Publicité (Cycle, Régina)

 

Destination – utilisation : Publicité (Chicorée, A la Ménagère)

 

 

Destinations - utilisations multiples : un objet peut être destiné à un usage particulier puis, plus ou moins rapidement, être détourné en vue d'un autre usage. Dans ce cas, on précisera les types de destination et/ou d'utilisation, et l'on fera suivre chacun de l'un des termes suivants, entre parenthèses :

 

destination

destination initiale

utilisation

utilisation primaire

utilisation secondaire

 

Dans ce cas, il sera peut-être nécessaire de doubler le contenu du champ « Domaine ». Ainsi, pour un avion destiné primitivement à un usage militaire mais utilisé à des fins cartographiques :

 

Domaine : Vie militaire ; Transport - communications

Destination – utilisation : Bombardement (destination initiale) ; Cartographie (utilisation)

 

 

Lieux de destination ou d'utilisation: ces informations à caractère géographique pourront être regroupées avec d'autres de même nature.

 

On fera suivre le nom du lieu des précisions suivantes, entre parenthèses :

 

lieu de collecte

lieu de création

lieu de découverte

lieu de destination

lieu d'utilisation

lieu d'utilisation première

lieu d'utilisation secondaire

 

 

Période et date d'utilisation: ces informations seront intégrées dans les champs de datation.

 

 

Précisions concernant la destination ou l'utilisation: le champ destination – utilisation peut appeler des commentaires. Il ne devrait toutefois pas faire doublon avec le champ de description de l'objet.

 

Domaine : Jeux – sports - loisirs

Dénomination : Canoë

Destination – utilisation : Canotage

Précision destination – utilisation : Ce bateau est principalement destiné à la promenade et à la randonnée sur des plans d'eau abrités, toutefois le pontage des pointes autorise son usage également sur des bassins agités (estuaires)

Description : Canoë français à deux rameurs ou un rameur et un barreur. Beau ponté sur les pointes avant et arrière en bois tranché. Principe général de fabrication : Bordé à clins sur membrures ployées. Nature du bordage et de sa fixation aux éléments de charpente : Acajou riveté. Mode de propulsion : énergie humaine. Dispositif de transmission de l'énergie : quatre avirons de couple. Matériau : sapin du Nord. Longueur : Levier intérieur : 0,875m, Longueur de la palette : 0,58m

 

Domaine : Artisanat - industrie

Type d'objet : Asse de rabattage

Destination – utilisation : Tonnellerie

Précision destination – utilisation : Cette sorte de petite herminette à panne marteau appelée aussi débondoir ou asse de rabattage est utilisée par le tonnelier pour rogner l'extrémité intérieure du fût quand celui-ci repose à hauteur sur un chevalet. Ce rognage en biais enlève une épaisseur de la moitié de celles des douelles pour permettre au fond de venir s'encastrer dans ce chanfrein. La asse a un taillant très arrondi et concave. L'outil est lourd pour assurer la précision du geste

 

Domaine : Enseignement ; Jeux – sports -loisirs

Dénomination : Machine à coudre (miniature)

Destination – utilisation : Pédagogie ; Couture

Précision destination – utilisation : Destinée à l'apprentissage de la couture et non jouet (cf boîte d'emballage)

Précision inscription : La machine à coudre SINGER pour les fillettes ; pratique et instructive ; utile et amusante ; ce n'est pas un jouet, mais une véritable machine à coudre ; vendue exclusivement par la Cie Singer


Dénomination : Statuette

Appellation : Vierge d'accouchée

Destination – utilisation : : Pratique votive ; Culte marial

Précision destination – utilisation : De nombreux objets destinés à faciliter la délivrance étaient placés dans l'espace de la chambre d'accouchée. Des amulettes, des sachets, des ceintures d'accouchement, des images religieuses ou des Vierges de faïence contribuaient notamment à rassurer la future mère et son entourage

 

 

Voici donc les principales informations concernant le domaine et la destination – utilisation.

 

Nous espérons que ces indications vous seront utiles.

 

Vous trouverez des informations complémentaires dans la méthode de description des objets. N'hésitez pas à vous y référer.

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 07:35

La semaine dernière, nous avons traité la désignation et la dénomination. Mais qu'en est-il de l'appellation ou de la typologie ?

 

I - Appellations

 

Pour commencer, qu'elle est la définition d'appellation ?

 

Selon le dictionnaire le dictionnaire de l'Académie, c'est la « Façon de nommer, nom donné à un être ou à un objet ». Il s'agit donc d'un synonyme de dénomination. Cependant, les exemples proposés permettent de nuancer les choses : « Appellation familière, injurieuse. Les sobriquets sont des appellations populaires et ironiques » De plus, il existe une définition plus spécifique de ce terme : « Spécialt. Appellation d'origine, indication du lieu d'origine d'un produit. ».

 

Ce sont ces différentes nuances qui vont être utilisées pour renseigner le champ « Appellation ».

 

L'appellation étant très souvent complémentaire de la dénomination, il ne devrait généralement pas y avoir de champ « Appellation » renseigné si le champ « Dénomination » ne l'est pas. Seuls quelques objets de beaux-arts (peintures ou dessins) peuvent faire exception. Vous en trouverez trois exemples ci-dessous

 

 

Appellation commune: nous avons vu la semaine dernière que la dénomination fait appel à des noms communs ayant la particularité d'être compréhensibles par un grand nombre de personnes, et pas seulement par quelques spécialistes.

 

Cependant, certaines dénominations s'avèrent ambiguës, par exemple en raison de leur caractère métonymique, ou bien en raison de leur relative imprécision. Dans ce cas, on retiendra en dénomination le terme le plus juste – même s'il peut paraître pédant - et l'appellation commune trouvera place dans le champ « Appellation » :

 

Dénomination : commode à tiroirs d'encoignure

Appellation : encoignure

 

Dénomination : poupée

Appellation : baigneur

 

Domaine : dessin

Appellation: académie

Exceptionnellement, dans ce cas il n'y a pas de dénomination

 

Domaine : peinture

Appellation: marine

Exceptionnellement, dans ce cas il n'y a pas de dénomination

 

 

Apellation commerciale : certaines appellations sont usitées dans la commerce d'art. Elles mêlent parfois plusieurs critères logiques. Aussi est-il nécessaire d'indiquer ces critères logiques dans les champs adaptés. Ainsi, le terme  « gouache napolitaine » mêle des informations concernant la technique d'exécution, la provenance et le sujet représenté :

 

Domaine : dessin

Appellation : gouache napolitaine

Titre : Eruption du Vésuve

Représentation : paysage (Vésuve, éruption, nuit, Méditerranée, baie, bateau à voiles, Portici)

Exceptionnellement, dans ce cas il n'y a pas de dénomination


 

Ce sont également les appellations données à une certaine époques à des pièces de grande production :

 

Dénomination : cruche (anthropomorphe, forme n° 3257)

Appellation : cruche John Bull

 

Dénomination : poste de radio

Appellation : Récepteur radio 830 A dit "boîte à jambon"


Ce sont aussi les noms de marques :

 

Dénomination : carafe

Appellation : appareil Lhote

Dénomination : biberon

Appellation : biberon Robert

Dénomination : balance

Appellation : balance Roberval

 

Appellation historique : il arrive que, à une certaine époque, un terme définisse communément, parfois de manière elliptique, un objet. Ce terme sera indiqué en « Appellation », tandis que le nom précis, et plus intemporel, sera lui indiqué en « Dénomination » :


Dénomination : châle

Appellation : cachemire

Dénomination : bol ; couvercle

Appellation : bouillon

 

Les appellations données par des spécialistes à certains objets exemplaires appartiennent à ce même registre :

 

Dénomination : casque

Appellation : casque de Bernières-d'Ailly

Dénomination : statue

Titre : Personnage masculin assis

Appellation : dit traditionnellement Guillaume de la Tour, archevêque de Besançon

 

Appellation vernaculaire ou en langue étrangère : il s'agit du nom usuel d'un objet dans une région ou un pays donnés, et parfois en langue vernaculaire. Elle concerne particulièrement les objets ethnologiques.

 

Dénomination : veste

Appellation : chupen

 

Dénomination : panier

Appellation : bignasse

 

Dénomination : pagne

Appellation : Aso Oke

 

Dénomination : pot à pharmacie

Appellation : albarello

 

Dénomination : assiette

Appellation :pannekoekje

Description : La forme de l'assiette est dite pannekoekje, à revers en calotte

 

 

II - Typologies

 

Les choses sont plus évidentes pour ce qui concerne les typologies. Selon le dictionnaire Larousse, une typologie est « l'étude des traits caractéristiques, dans un ensemble de données, en vue d'y déterminer des types, des systèmes... ». Toute référence à un ouvrage ou un texte proposant une classification d'objets officielle et reconnue sera donc considérée comme typologie. Cette classification peut être de plusieurs origines.

 

Dénomination : vase

Appellation : vase étrusque

Typologie : 1ère grandeur

 

Dénomination : bouton d'artillerie

Typologie : modèle 1811-1815

 

Dénomination : carabine

Appellation : Mauser

Typologie : modèle 98 k 1940

 

Dénomination : hélicoptère

Appellation : Hiller

Typologie : Hiller 360 UH 12A

 

 

Typologies scientifiques : les plus nombreuses se trouvent dans le domaine de l'archéologie, mais pas uniquement :

 

Dénomination : vase

Typologie : Dressel 45

 

Dénomination : bouteille

Typologie : black-topped

 

Dénomination : liard

Typologie : type « à la vieille tête »

 

Dénomination : bague

Typologie : dite « à la Duchesse Anne »

Description : bague dite « à la Duchesse Anne », à deux cœurs pleins accolés et couronnés ; un cœur est en argent, l'autre en argent doré.

 

 

III- Cas particulier des décors

 

Les décors portés sur les objets peuvent faire l'objet d'appellations ou de typologies. Dans tous les cas, il est préférable d'indiquer ces informations dans les champs réservés à la description iconographique :

 

Dénomination : assiette

Représentation : paysage (pagode, pin, rocher, homme, Chinois, papillon)

Précision représentation : décor à la pagode

 

Dénomination : terrine (à couvercle)

Représentation : ornementation (tulipe, rose, jacinthe, ornement à forme végétale)

Précision représentation : décor à la tulipe

 

On fera toutefois une exception lorsque les décors font l'objet d'une typologie propre à une fabrique, et uniquement lorsque cette typologie est purement numérique. En effet, ce type d'information n'aurait aucun sens dans un champ réservé à la description iconographique. Bien entendu, l'indication de cette typologie n'interdit pas l'analyse du décor dans le champ iconographique :

 

Dénomination : vase

Typologie : modèle n° 2374, décor n° 1664

Représentation : représentation animalière (coq, lever du jour, étoile, fleur) ; signe alphabétique

 

Voici donc les principales informations concernant l'appellation et la typologie. Vous trouverez des informations complémentaires dans la méthode de description des objets. N'hésitez pas à vous y référer.

 

La semaine prochaine, nous aborderons le « Domaine » et la « Fonction ».

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 14:03

 

Désignation, dénomination, appellation, domaine, titre, fonction... autant de termes qui, selon certains dictionnaires, seraient plus ou moins synonymes. Voilà qui ne facilite pas les choses, surtout lorsque l'on se trouve contraint de rédiger la notice – informatique ou non - d'un objet.

Le feuilleton de l'été sera donc consacré à ce sujet. Les conseils qui vous seront proposés n'ont pas la prétention d'être parfaits. Toutefois, si vous vous y conformez, vous pourrez décrire de manière cohérente une grande variété d'objets. Par voie de conséquence, vous tirerez le meilleur parti de votre outil informatique.

 

Et pour commencer, cette semaine, nous parlerons de la Dénomination .

 

 

Pourquoi dénomination et pas désignation ? Selon le dictionnaire de l'Académie, « Désignation » signifie... « dénomination ». Le dictionnaire Quillet (1952) se montre un peu plus précis : « Désignation : indication d'une personne, d'une chose par ses particularités ». Si l'on se réfère à cette définition, la forme d'un objet, sa technique de fabrication, ses matériaux constitutifs, le sujet ou la représentation portée sur cet objet, sont autant de particularités qui relèvent toutes de la désignation. Or, le principe d'une démarche documentaire consiste à segmenter l'information en fonction de critères logiques : un champ = une nature d'information. On ne peut donc pas mêler dans un même champ des informations de natures différentes (forme/sujet/matériau/technique).

 

Qu'est-ce qu'une dénomination ? Toujours selon le dictionnaire Quillet, c'est l'« attribution d'un nom ». On parle ici de nom commun. La particularité d'un nom commun est d'être compréhensible par un grand nombre de personnes, et pas seulement par quelques spécialistes. A ce niveau, on reste donc relativement générique : « clé à molette », « sarbacane »... voire même au niveau des évidences : « chaise »

 

Précision formelle : on peut introduire une précision formelle. Celle-ci permet de procéder à une première classification parmi des ensembles importants d'objets : « assiette creuse », « chapeau melon », « coffre à dossier », « marionnette à tige », « tuile faîtière »...

 

Matériau : le matériau constitutif de l'objet (carafe en verre), ou sa technique de fabrication (outil monoxyle), apparaissent souvent de manière évidente lorsque l'on regarde un objet. Pourtant, on n'indiquera pas ces informations ici. Elles seront précisées dans les zones consacrées au matériau, ou à la technique :

Dénomination : carafe

Matériau : verre

 

Usage : on devrait rester extrêmement objectif dans la dénomination. On évitera donc, autant que possible, de mentionner ici ce que l'on sait de l'usage de l'objet dans un contexte particulier. Par exemple, si l'on sait qu'un broc a été utilisé par Monsieur X pour l'usage du vin, mais que cet usage n'était en rien déterminé par la forme de l'objet (lequel aurait tout aussi bien pu servir à l'usage de l'eau ou du cidre), on se contentera d'indiquer « broc » en dénomination.

L'usage ne devrait être pris en compte dans la dénomination que s'il détermine une forme spécifique d'objet, comme c'est le cas pour les « ciseaux à raisin », « corbeille à papier », « couteau à fromage », etc.

Certains objets n'ont pas nécessairement un forme particulière, mais ils portent leur destination de manière tellement évidente qu'ils seront intégrés dans la liste des dénominations. C'est, par exemple, le cas d'un faire-part de naissance, d'une carte de vœux, d'un calendrier, etc.

 

Décor porté : on n'indiquera pas en dénomination les informations concernant le décor porté sur l'objet. Un « plat à décor de lambrequins » est un plat. Son type de décor sera précisé dans le champ réservé à cet effet.

 

Ensembles : nous ne reviendrons pas sur le sujet des ensembles, qui a été traité dans un précédent article.

 

Eléments : un élément d'objet est différent d'un fragment dans la mesure où il est intègre. Une poignée, un couvercle, une perle de collier, une boucle de ceinture, un tiroir... sont des éléments.

Un élément peut avoir été créé indépendamment de l'objet auquel on le destinait à être attaché. Et donc, son matériau et sa technique peuvent différents de ceux de l'objet auquel ils appartenaient. La poignée de bronze d'une commode en marqueterie de bois, la boucle métallique d'une ceinture de cuir en sont des exemples. Mais ce n'est ps toujours le cas. Le couvercle d'une soupière ou le tiroir d'une commode sont généralement de même matériau et technique que la soupière ou que la commode.

Certains musées peuvent conserver d'importantes quantités d'éléments. Dans ce cas, deux possibilités s'offrent à vous pour une gestion informatisée. Chacune a ses avantages et ses inconvénients.

 

1°/ Vous pouvez organiser les termes hiérarchiquement :

  • pied

  •  
    • pied de commode

    • pied de lampe

    • pied de marmite

    • ...

L'avantage de ce choix réside dans la lisibilité de l'information pour la personne qui lit la notice.

L'inconvénient réside dans la nécessaire répétition des types d'éléments. Vous aurez des « poignées de... » , « pied de... », « panneau de... », « couvercle de... » , etc. disséminés sous un grand nombre d'objets (porte, commode, coffre, armoire, buffet...). Vos listes vont donc prendre très rapidement des proportions très importantes.

 

2°/ Vous pouvez entrer les éléments, en tant que tel, sous forme d'une liste alphabétique d'éléments :

  • élément

  •  
    • anse

    • boucle

    • couvercle

    • panneau

    • pied

    • poignée

    • ...

L'avantage de ce choix réside dans la facilité de gestion des listes. Un élément est entré une fois pour toute. Il peut ensuite être associé à n'importe quel type d'objet :

Dénomination : pied ; table

 

Dénomination : boucle ; ceinture

 

L'inconvénient réside dans la difficulté de compréhension de la dénomination. Il sera peut-être nécessaire d'associer un champ « Description » pour permettre de faciliter cette compréhension.

 

Fragment : cette information devrait trouver place dans la zone concernant l'état de conservation de l'objet. Compte tenu de l'état extrêmement fragmentaire de certains objets archéologiques, cette information est parfois indiquée en dénomination. Un tel usage n'est acceptable que si, compte tenu de son aspect extrêmement fragmentaire, la nature de l'objet ne saurait être déterminée .

 

Voici donc les principales informations concernant la dénomination.

 

Vous trouverez des informations complémentaires dans la méthode de description des objets. N'hésitez pas à vous y référer.

 

La semaine prochaine, nous aborderons l'appellation.

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