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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 07:35

La semaine dernière, nous avons traité la désignation et la dénomination. Mais qu'en est-il de l'appellation ou de la typologie ?

 

I - Appellations

 

Pour commencer, qu'elle est la définition d'appellation ?

 

Selon le dictionnaire le dictionnaire de l'Académie, c'est la « Façon de nommer, nom donné à un être ou à un objet ». Il s'agit donc d'un synonyme de dénomination. Cependant, les exemples proposés permettent de nuancer les choses : « Appellation familière, injurieuse. Les sobriquets sont des appellations populaires et ironiques » De plus, il existe une définition plus spécifique de ce terme : « Spécialt. Appellation d'origine, indication du lieu d'origine d'un produit. ».

 

Ce sont ces différentes nuances qui vont être utilisées pour renseigner le champ « Appellation ».

 

L'appellation étant très souvent complémentaire de la dénomination, il ne devrait généralement pas y avoir de champ « Appellation » renseigné si le champ « Dénomination » ne l'est pas. Seuls quelques objets de beaux-arts (peintures ou dessins) peuvent faire exception. Vous en trouverez trois exemples ci-dessous

 

 

Appellation commune: nous avons vu la semaine dernière que la dénomination fait appel à des noms communs ayant la particularité d'être compréhensibles par un grand nombre de personnes, et pas seulement par quelques spécialistes.

 

Cependant, certaines dénominations s'avèrent ambiguës, par exemple en raison de leur caractère métonymique, ou bien en raison de leur relative imprécision. Dans ce cas, on retiendra en dénomination le terme le plus juste – même s'il peut paraître pédant - et l'appellation commune trouvera place dans le champ « Appellation » :

 

Dénomination : commode à tiroirs d'encoignure

Appellation : encoignure

 

Dénomination : poupée

Appellation : baigneur

 

Domaine : dessin

Appellation: académie

Exceptionnellement, dans ce cas il n'y a pas de dénomination

 

Domaine : peinture

Appellation: marine

Exceptionnellement, dans ce cas il n'y a pas de dénomination

 

 

Apellation commerciale : certaines appellations sont usitées dans la commerce d'art. Elles mêlent parfois plusieurs critères logiques. Aussi est-il nécessaire d'indiquer ces critères logiques dans les champs adaptés. Ainsi, le terme  « gouache napolitaine » mêle des informations concernant la technique d'exécution, la provenance et le sujet représenté :

 

Domaine : dessin

Appellation : gouache napolitaine

Titre : Eruption du Vésuve

Représentation : paysage (Vésuve, éruption, nuit, Méditerranée, baie, bateau à voiles, Portici)

Exceptionnellement, dans ce cas il n'y a pas de dénomination


 

Ce sont également les appellations données à une certaine époques à des pièces de grande production :

 

Dénomination : cruche (anthropomorphe, forme n° 3257)

Appellation : cruche John Bull

 

Dénomination : poste de radio

Appellation : Récepteur radio 830 A dit "boîte à jambon"


Ce sont aussi les noms de marques :

 

Dénomination : carafe

Appellation : appareil Lhote

Dénomination : biberon

Appellation : biberon Robert

Dénomination : balance

Appellation : balance Roberval

 

Appellation historique : il arrive que, à une certaine époque, un terme définisse communément, parfois de manière elliptique, un objet. Ce terme sera indiqué en « Appellation », tandis que le nom précis, et plus intemporel, sera lui indiqué en « Dénomination » :


Dénomination : châle

Appellation : cachemire

Dénomination : bol ; couvercle

Appellation : bouillon

 

Les appellations données par des spécialistes à certains objets exemplaires appartiennent à ce même registre :

 

Dénomination : casque

Appellation : casque de Bernières-d'Ailly

Dénomination : statue

Titre : Personnage masculin assis

Appellation : dit traditionnellement Guillaume de la Tour, archevêque de Besançon

 

Appellation vernaculaire ou en langue étrangère : il s'agit du nom usuel d'un objet dans une région ou un pays donnés, et parfois en langue vernaculaire. Elle concerne particulièrement les objets ethnologiques.

 

Dénomination : veste

Appellation : chupen

 

Dénomination : panier

Appellation : bignasse

 

Dénomination : pagne

Appellation : Aso Oke

 

Dénomination : pot à pharmacie

Appellation : albarello

 

Dénomination : assiette

Appellation :pannekoekje

Description : La forme de l'assiette est dite pannekoekje, à revers en calotte

 

 

II - Typologies

 

Les choses sont plus évidentes pour ce qui concerne les typologies. Selon le dictionnaire Larousse, une typologie est « l'étude des traits caractéristiques, dans un ensemble de données, en vue d'y déterminer des types, des systèmes... ». Toute référence à un ouvrage ou un texte proposant une classification d'objets officielle et reconnue sera donc considérée comme typologie. Cette classification peut être de plusieurs origines.

 

Dénomination : vase

Appellation : vase étrusque

Typologie : 1ère grandeur

 

Dénomination : bouton d'artillerie

Typologie : modèle 1811-1815

 

Dénomination : carabine

Appellation : Mauser

Typologie : modèle 98 k 1940

 

Dénomination : hélicoptère

Appellation : Hiller

Typologie : Hiller 360 UH 12A

 

 

Typologies scientifiques : les plus nombreuses se trouvent dans le domaine de l'archéologie, mais pas uniquement :

 

Dénomination : vase

Typologie : Dressel 45

 

Dénomination : bouteille

Typologie : black-topped

 

Dénomination : liard

Typologie : type « à la vieille tête »

 

Dénomination : bague

Typologie : dite « à la Duchesse Anne »

Description : bague dite « à la Duchesse Anne », à deux cœurs pleins accolés et couronnés ; un cœur est en argent, l'autre en argent doré.

 

 

III- Cas particulier des décors

 

Les décors portés sur les objets peuvent faire l'objet d'appellations ou de typologies. Dans tous les cas, il est préférable d'indiquer ces informations dans les champs réservés à la description iconographique :

 

Dénomination : assiette

Représentation : paysage (pagode, pin, rocher, homme, Chinois, papillon)

Précision représentation : décor à la pagode

 

Dénomination : terrine (à couvercle)

Représentation : ornementation (tulipe, rose, jacinthe, ornement à forme végétale)

Précision représentation : décor à la tulipe

 

On fera toutefois une exception lorsque les décors font l'objet d'une typologie propre à une fabrique, et uniquement lorsque cette typologie est purement numérique. En effet, ce type d'information n'aurait aucun sens dans un champ réservé à la description iconographique. Bien entendu, l'indication de cette typologie n'interdit pas l'analyse du décor dans le champ iconographique :

 

Dénomination : vase

Typologie : modèle n° 2374, décor n° 1664

Représentation : représentation animalière (coq, lever du jour, étoile, fleur) ; signe alphabétique

 

Voici donc les principales informations concernant l'appellation et la typologie. Vous trouverez des informations complémentaires dans la méthode de description des objets. N'hésitez pas à vous y référer.

 

La semaine prochaine, nous aborderons le « Domaine » et la « Fonction ».

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 14:03

 

Désignation, dénomination, appellation, domaine, titre, fonction... autant de termes qui, selon certains dictionnaires, seraient plus ou moins synonymes. Voilà qui ne facilite pas les choses, surtout lorsque l'on se trouve contraint de rédiger la notice – informatique ou non - d'un objet.

Le feuilleton de l'été sera donc consacré à ce sujet. Les conseils qui vous seront proposés n'ont pas la prétention d'être parfaits. Toutefois, si vous vous y conformez, vous pourrez décrire de manière cohérente une grande variété d'objets. Par voie de conséquence, vous tirerez le meilleur parti de votre outil informatique.

 

Et pour commencer, cette semaine, nous parlerons de la Dénomination .

 

 

Pourquoi dénomination et pas désignation ? Selon le dictionnaire de l'Académie, « Désignation » signifie... « dénomination ». Le dictionnaire Quillet (1952) se montre un peu plus précis : « Désignation : indication d'une personne, d'une chose par ses particularités ». Si l'on se réfère à cette définition, la forme d'un objet, sa technique de fabrication, ses matériaux constitutifs, le sujet ou la représentation portée sur cet objet, sont autant de particularités qui relèvent toutes de la désignation. Or, le principe d'une démarche documentaire consiste à segmenter l'information en fonction de critères logiques : un champ = une nature d'information. On ne peut donc pas mêler dans un même champ des informations de natures différentes (forme/sujet/matériau/technique).

 

Qu'est-ce qu'une dénomination ? Toujours selon le dictionnaire Quillet, c'est l'« attribution d'un nom ». On parle ici de nom commun. La particularité d'un nom commun est d'être compréhensible par un grand nombre de personnes, et pas seulement par quelques spécialistes. A ce niveau, on reste donc relativement générique : « clé à molette », « sarbacane »... voire même au niveau des évidences : « chaise »

 

Précision formelle : on peut introduire une précision formelle. Celle-ci permet de procéder à une première classification parmi des ensembles importants d'objets : « assiette creuse », « chapeau melon », « coffre à dossier », « marionnette à tige », « tuile faîtière »...

 

Matériau : le matériau constitutif de l'objet (carafe en verre), ou sa technique de fabrication (outil monoxyle), apparaissent souvent de manière évidente lorsque l'on regarde un objet. Pourtant, on n'indiquera pas ces informations ici. Elles seront précisées dans les zones consacrées au matériau, ou à la technique :

Dénomination : carafe

Matériau : verre

 

Usage : on devrait rester extrêmement objectif dans la dénomination. On évitera donc, autant que possible, de mentionner ici ce que l'on sait de l'usage de l'objet dans un contexte particulier. Par exemple, si l'on sait qu'un broc a été utilisé par Monsieur X pour l'usage du vin, mais que cet usage n'était en rien déterminé par la forme de l'objet (lequel aurait tout aussi bien pu servir à l'usage de l'eau ou du cidre), on se contentera d'indiquer « broc » en dénomination.

L'usage ne devrait être pris en compte dans la dénomination que s'il détermine une forme spécifique d'objet, comme c'est le cas pour les « ciseaux à raisin », « corbeille à papier », « couteau à fromage », etc.

Certains objets n'ont pas nécessairement un forme particulière, mais ils portent leur destination de manière tellement évidente qu'ils seront intégrés dans la liste des dénominations. C'est, par exemple, le cas d'un faire-part de naissance, d'une carte de vœux, d'un calendrier, etc.

 

Décor porté : on n'indiquera pas en dénomination les informations concernant le décor porté sur l'objet. Un « plat à décor de lambrequins » est un plat. Son type de décor sera précisé dans le champ réservé à cet effet.

 

Ensembles : nous ne reviendrons pas sur le sujet des ensembles, qui a été traité dans un précédent article.

 

Eléments : un élément d'objet est différent d'un fragment dans la mesure où il est intègre. Une poignée, un couvercle, une perle de collier, une boucle de ceinture, un tiroir... sont des éléments.

Un élément peut avoir été créé indépendamment de l'objet auquel on le destinait à être attaché. Et donc, son matériau et sa technique peuvent différents de ceux de l'objet auquel ils appartenaient. La poignée de bronze d'une commode en marqueterie de bois, la boucle métallique d'une ceinture de cuir en sont des exemples. Mais ce n'est ps toujours le cas. Le couvercle d'une soupière ou le tiroir d'une commode sont généralement de même matériau et technique que la soupière ou que la commode.

Certains musées peuvent conserver d'importantes quantités d'éléments. Dans ce cas, deux possibilités s'offrent à vous pour une gestion informatisée. Chacune a ses avantages et ses inconvénients.

 

1°/ Vous pouvez organiser les termes hiérarchiquement :

  • pied

  •  
    • pied de commode

    • pied de lampe

    • pied de marmite

    • ...

L'avantage de ce choix réside dans la lisibilité de l'information pour la personne qui lit la notice.

L'inconvénient réside dans la nécessaire répétition des types d'éléments. Vous aurez des « poignées de... » , « pied de... », « panneau de... », « couvercle de... » , etc. disséminés sous un grand nombre d'objets (porte, commode, coffre, armoire, buffet...). Vos listes vont donc prendre très rapidement des proportions très importantes.

 

2°/ Vous pouvez entrer les éléments, en tant que tel, sous forme d'une liste alphabétique d'éléments :

  • élément

  •  
    • anse

    • boucle

    • couvercle

    • panneau

    • pied

    • poignée

    • ...

L'avantage de ce choix réside dans la facilité de gestion des listes. Un élément est entré une fois pour toute. Il peut ensuite être associé à n'importe quel type d'objet :

Dénomination : pied ; table

 

Dénomination : boucle ; ceinture

 

L'inconvénient réside dans la difficulté de compréhension de la dénomination. Il sera peut-être nécessaire d'associer un champ « Description » pour permettre de faciliter cette compréhension.

 

Fragment : cette information devrait trouver place dans la zone concernant l'état de conservation de l'objet. Compte tenu de l'état extrêmement fragmentaire de certains objets archéologiques, cette information est parfois indiquée en dénomination. Un tel usage n'est acceptable que si, compte tenu de son aspect extrêmement fragmentaire, la nature de l'objet ne saurait être déterminée .

 

Voici donc les principales informations concernant la dénomination.

 

Vous trouverez des informations complémentaires dans la méthode de description des objets. N'hésitez pas à vous y référer.

 

La semaine prochaine, nous aborderons l'appellation.

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 11:42

Le récolement est une procédure exigeante, parfois compliquée au niveau logistique, mais elle peut aussi être l'opportunité de redécouvertes inespérées de certaines oeuvres, de mises en lumière de l'historique des collections et donner lieu à des publications inédites sur des médias divers.

Si tel est votre cas, votre témoignage nous intéresse.

Votre retour d'expérience pourra faire l'objet d'un article sur ce blog ou d'une communication lors d'un prochain événement organisé par notre sous-direction tel que celui annoncé officiellement ci-dessous.

"Le Service des Musées de France organise en collaboration avec les conseillers musées des Directions Régionales des Affaires Culturelles et l'AGCCPF (Association Générale des Conservateurs des Collections Publiques de France) une journée nationale sur le récolement décennal dans les musées qui se tiendra à Paris le 17 décembre 2012 à l'auditorium de la Bibliothèque Nationale de France (site Tolbiac). Cette rencontre à destination des élus autant que des professionnels permettra de rappeler le cadre législatif et réglementaire ainsi que les enjeux patrimoniaux du récolement national des collections des musées de France.

Afin de réaliser des tables rondes vivantes partant de situations vécues, nous faisons appel aux responsables des collections publiques et à leurs propriétaires afin qu’ils nous proposent des retours d’expériences, soit positives soit négatives.

Ces expériences nourriront le débat et certaines pourront faire l’objet d’une courte communication. Il pourrait être également intéressant de recueillir ce que le récolement vous a apporté en termes de connaissance de vos collections et les idées qu’il vous a inspiré pour leur mise en valeur et leur diffusion.

Vous pouvez faire parvenir vos propositions jusqu'au 1er septembre 2012. Le comité d'organisation sélectionnera les interventions dans la première quinzaine de septembre.

Nous vous remercions par avance de votre intérêt pour cet important dossier."

Contact : Lorraine Mailho (01 40 15 36 11 ou courriel)

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 11:59

reg1

 

Comme l'énonce la réglementation, c'est uniquement sous sa forme papier que l'édition informatisée du registre d'inventaire acquiert une valeur juridique. Le registre constitué grâce à l'outil informatique se doit donc de ressembler en tous points au registre manuscrit traditionnel.

 

Image : alienor.org

 

Les principes de mise en œuvre de cette édition, récemment regroupés dans un dossier spécifique de l'espace professionnel du site Joconde, sont là pour vous aider : composition, impression, paraphage…
La question de la conservation à long terme de ce document juridique est un point capital. La qualité de la reliure y contribue directement.

En effet, le registre doit :
- être unitaire et rester intègre (pas de possibilité d'ajouter ou de retirer des pages) ;
- être très solide : le volume peut être très important (plusieurs centaines de pages) ;
- permettre une ouverture et un feuilletage aisés ;
- avoir la meilleure conservation possible dans le temps.

Alors, quelle reliure choisir ?

Pour ce sujet très pointu, nous avons étudié la question avec Jean-Loup Fossard, expert-relieur de la Bibiothèque nationale de France, et nous vous restituons ses préconisations.

Pour répondre aux exigences de conservation pérenne du registre, la reliure pourra être de deux types :
- idéalement, traitement couture sur surjet, pour un usage intensif à très intensif (prix indicatif avril 2012 : 30 à 35 euros par registre)
- traitement sans couture "coupé - collé", pour un usage peu intensif (prix indicatif avril 2012 : 20 à 25 euros par registre)

La reliure devra répondre à plusieurs critères indissociables concernant :
- les matériaux entrant dans sa réalisation, qui doivent rester neutres et stables dans le temps,
- le traitement du corps d'ouvrage,
- les règles générales de traitement,
- la couvrure,
- le titrage éventuel.

Par l'intermédiaire de l'espace professionnel du site Joconde, Jean-Loup Fossard met à la disposition des musées de France des spécifications très précises intégrant tous ces critères de qualité. Elles peuvent être communiquées à un prestataire extérieur dans le cadre d'une externalisation de la reliure, voire de l'impression de ces registres réglementaires.

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 14:31

 

formation

 

 

 

Les 15 et 16 octobre 2012, à Paris, le bureau de la diffusion numérique des collections (service des musées de France) coordonnera et animera un stage de formation continue sur l'informatisation, la numérisation et la mise en ligne des collections des musées de France.

 

 

 

 

 

Nous associerons éléments méthodologiques, retours d'expérience et cas concrets de professionnels de musées nationaux et territoriaux. (Voir le descriptif ci-dessous).


Ce stage, organisé par la direction générale des patrimoines, est ouvert aux agents du ministère de la culture mais également à des personnels n'appartenant pas au ministère de la culture (personnels de musées territoriaux).
Les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes, jusqu'à la date limite du 10 septembre 2012.


Le catalogue de formation et les bulletins d'inscription (ministère et hors ministère de la culture) sont téléchargeables.

Pour plus d'informations, vous pouvez contacter Margaret Stern (responsable d'actions pédagogiques de formation, Département de la formation scientifique et technique, Direction générale des patrimoines au 01 40 27 67 44 ou margaret.stern@culture.gouv.fr)

 

 

Descriptif du stage n° 123 "Informatiser les collections d’un musée : un enjeu stratégique pour l’établissement"


Public
Tout personnel des musées chargés des collections.


Objectifs
A l’issue du stage, les personnes formées seront capables de définir et de mettre en oeuvre un programme d’informatisation et de valorisation de leurs collections adapté à la stratégie et aux moyens de l’établissement, quel que soit l’outil de gestion des collections du musée.


Contenu

Définir et mettre en oeuvre un projet d’informatisation des collections en fonction :

- des moyens techniques, humains et financiers.
- des priorités diverses (expositions...).
- du projet scientifique et culturel de l’établissement.
Permettre une articulation entre informatique de gestion, informatique réglementaire (inventaire/récolement/prêts et dépôts) et informatique documentaire.
Déterminer le ou les niveau(x) de précision d’une notice documentaire : étude de la structure et du contenu d’une notice à partir d’exemples concrets.
Choisir et organiser les vocabulaires associés (listes, thésaurus, lexiques).

Illustrer les notices avec des images numériques 

Diffuser les notices documentaires sur Internet (catalogues en ligne, expositions virtuelle).


Responsables pédagogiques
Laurent MANŒUVRE et Carine PRUNET (Service des musées de France).


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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 07:53

inp

 

Le centre de ressources documentaires de l’Institut national du patrimoine vient de mettre en ligne dans la médiathèque numérique de l’INP le dossier de formation du séminaire "L’inventaire et le récolement des collections dans les musées de France : des outils stratégiques renouvelés" qui s‘est tenu les 25, 26 et 27 janvier 2012 à Paris.

Ce dossier actualise une première édition mise en ligne en 2009. Il a pour objectif d’accompagner les professionnels des musées de France qui ont pour obligation de procéder à l’inventaire et au récolement de leurs collections (loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France codifiée depuis au code du patrimoine). L’arrêté du 25 mai 2004 précise les dispositions applicables dans le domaine de l’inventaire, tandis que la circulaire du 27 juillet 2006 précise les modalités du récolement.

L’expérience du plan de récolement du Cabinet des dessins du musée du Louvre (2004-2014) et l’édition informatisée du Musée des Avelines, musée d’art et d’histoire de Saint-Cloud sont ici présentées.

Les éditeurs des logiciels dont les modules réglementaires sont validés par le Service des musées de France ont également fourni pour ce dossier des vues de présentation utiles aux services qui devront mener à bien l’édition informatisée de leur registre d’inventaire, et organiser la campagne de récolement.

 

Le dossier est en ligne sur l'espace professionnel du site Joconde (et téléchargeable à l’adresse suivante : http://mediatheque-numerique.inp.fr/index.php/content/download/4832/49920/version/6/file/Inventaire_recolement_2012.pdf).


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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 07:56

joconde-info-09

 

Le neuvième numéro de notre lettre d'information trimestrielle est paru sur le site Joconde.

 

En complément des rubriques habituelles, il est particulièrement consacré à un bilan de la journée professionnelle du 8 juin dernier sur l'informatisation, la numérisation et la mise en ligne des collections.

 

N'hésitez pas à vous abonner.

 

Bonne lecture !

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 07:48

journee-copie-1.jpg

 

Vendredi dernier s'est tenue la première journée professionnelle consacrée à l'informatisation, numérisation et mise en ligne des collections des musées de France, organisée par la sous-direction des collections du service des musées de France.

 

L'auditorium de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration a fait salle comble pour accueillir les participants venus de toute la France.

Le matin, des panoramas de l'informatisation et de la publication des collections ainsi qu'un rappel des grands principes du droit d'auteur ont servi de socle théorique aux interventions de l'après-midi.

La première table ronde, ouverte par Marie-Christine Labourdette, directrice, chargée des musées de France, a permis de décliner ces problématiques à travers le cycle de vie de l'objet de musée, de son inventaire à sa mise en ligne en passant par le chantier des collections et la conduite de projet d'informatisation.

La seconde table ronde a exploré l'intérêt de la contribution et de l'utilisation des bases de données pour un responsable de musée, un réseau régional, les chercheurs et le monde universitaire.

 

Très prochainement, vous pourrez retrouver ces communications et les échanges avec la salle, publiés dans l'espace professionnel du site Joconde.

Le 15 juin, le dossier de notre lettre d'information trimestrielle dressera un bilan plus complet de cette journée.

 

Et puis, bien sûr, poursuivez les échanges de cette journée en réagissant à cet article. Vos questions et vos remarques seront transmises aux intervenants pour qu'ils répondent dans ce blog.

 

 

 

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 09:36

Plusieurs musées ont posé récemment à la sous-direction des collections des questions sur le traitement des objets complexes : tasse et soucoupe, puzzles… Comment les inventorier, les numéroter au mieux pour décrire leur composition sans trahir l'histoire commune ou bousculée que partagent ces objets ? Comment traiter les informations dans la base informatisée pour reconstituer un ensemble en un seul clic sans fausser le comptage des pièces ? Voici des éléments de réflexion et de réponse.


Trois types d'ensembles d'objets existent :
- ensemble simple comprenant plusieurs objets aisément identifiables et autonomes (un costume composé d'une veste, d'un pantalon et d'une chemise ; un service de table…)
- ensemble simple comprenant plusieurs objets aisément identifiables mais non autonomes (une soupière et de son couvercle, une paire de chaussures, puzzle…)
- ensembles complexes, en masse, avec sous-inventaire (mobilier archéologique, ensembles issus d'une collecte ethnologique…)

La numérotation de ces ensembles est précisément prévue par l'arrêté du 25 mai 2004 fixant les normes techniques d'inventaire et de récolement des musées de France.

Cependant, l'arrêté n'évoque pas la notion de "fiche-mère" (= fiche d'ensemble du costume) pour le premier type des ensembles simples aux éléments identifiables et autonomes. Mais dans une gestion informatisée, cette fiche-mère permet de rapprocher les objets constitutifs entre eux, d'en simplifier la recherche, et de renseigner la description et l'historique communs à ces objets.
Le musée peut donc être autorisé, dans ce cas précis, à maintenir la création d'une fiche-mère, qui recevra un numéro du type 2003.1.7.0. Cette fiche-mère ne devra, en aucun cas, se substituer à la rédaction des fiches-filles (= fiche d'élément d'ensemble, de la chemise, de la veste, etc.), décrivant les éléments de l'ensemble, pièce à pièce (2003.1.7.1, 2003.1.7.2, etc.).
Lors des comptages d'objets, il ne faudra pas oublier d'exclure toutes ces fiches-mères dont le signe distinctif est qu'elles se terminent toutes par ".0".

Chaque musée doit donc décider de la conduite à tenir.

 

Pour vous y aider, relisez en détails le chapitre consacré à ce sujet par notre méthode d'inventaire informatisé.


Une fois un parti collégialement retenu, n'oubliez pas de consigner dans la charte de saisie du musée !

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:04

 

bordeaux-copie-1

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Musée des Arts décoratifs de Bordeaux,

(C) Mairie de Bordeaux, photo Lysiane Gauthier

 

Caroline Fillon est chargée de l'inventaire informatisé des collections au musée des Arts décoratifs de Bordeaux. Polyvalente comme tous les membres de l'équipe, elle consacre néanmoins depuis deux ans la plus grande partie de son activité à l'administration de la base de données recensant les œuvres du musée.

Elle nous fait partager cette expérience grâce cet entretien et souhaite que cela impulse des échanges entre professionnels.


Quand le musée des arts décoratifs de Bordeaux a t'il fait le choix du tout informatique ?
L'informatisation des collections a débuté en 2001 sous la houlette de mon prédécesseur. Le musée édite son registre d'inventaire à partir de sa base de données documentaire depuis 2004. Le traditionnel registre d'inventaire manuscrit, un temps encore utilisé par l'équipe de conservation strictement avec les mêmes informations, a été totalement abandonné en 2005.

Comment cela se passe-t-il concrètement ?
Non doté d'un module spécifique dont l'acquisition serait à décider pour tous les musées de Bordeaux, le musée procède à cette édition en décembre de chaque année en sélectionnant rigoureusement les notices d'acquisition et les notices de dépôt de l'année écoulée. Un profil d'impression "cahier d'inventaire" regroupe les rubriques réglementaires de chaque notice d'objet ; il est spécifiquement utilisé à cette occasion. Le registre produit est imprimé sur du papier permanent et assemblé par une reliure cousue par l'atelier de reprographie de la ville.
Le registre n'excède guère une trentaine de pages et est paraphé par le conservateur. Une copie de sécurité est déposée au service d'archives.

Comment garantissez-vous la fiabilité de vos données réglementaires incluses dans votre base de gestion ?
Sans module verrouillant la saisie des notices au moment de la prise d'inventaire, la cohérence des informations relatives à l'inventaire est préservée grâce à la gestion fine des droits d'écriture des différents professionnels du musée utilisant l'outil. L'informatisation de l'inventaire réglementaire s'inscrit dans un "grand élan de numérisation et de dématérialisation" à l'échelle du musée. La base de données du musée est un outil de traçabilité et de travail en équipe. Cette dernière est composée de sept personnes intervenant en alternance sur l'outil. Nous gagnons un temps précieux avec des recherches documentaires plus efficaces.

Comment décririez-vous votre rôle en tant que chargée de l'inventaire informatisé des collections ?
La coordination fait partie de mon rôle d'administratrice de la base dont les facettes sont multiples : lancement de projet, organisation, enrichissement du guide de saisie, validation de la saisie et des vocabulaires et gestion des problèmes. Une communication constante entre les membres de l'équipe du musée, tous polyvalents, est primordiale. Cela passe notamment par l'organisation de réunions spécifiques rassemblant personnels scientifiques, régisseur, documentaliste et agents temporaires mis à disposition dans le cadre de missions de service civique pour parler des problèmes rencontrés, de l'enrichissement des thesaurus.
La formation initiale et l'accompagnement actif que j'assure auprès des différents intervenants participent de cet indispensable transfert de compétences ; cela s'avère toujours positif sur le long terme. En plus de nous donner toutes les chances de parvenir à une information de qualité, cela permet à tous les intervenants, même temporaires, d'intégrer la logique de l'établissement, et surtout d'humaniser ce travail parfois un peu technique : c'est le point sur lequel je voudrais insister.

Comment articulez-vous inventaire informatisé et récolement ?
Au début des opérations de récolement, la saisie des notices se faisait à partir de l'inventaire papier. Il fallait aller vérifier la localisation et faire le constat d’état dans les réserves en notant les données au crayon sur une feuille, puis revenir dans les bureaux pour saisir ces données informatiquement et compléter ainsi les notices : trois étapes qui  nous ralentissaient fortement. Depuis un an, suite à l'acquisition d'ordinateurs portables, nous récolons et informatisons les objets sur pièce et sur place. A chaque objet, élément d'ensemble, est consacrée une fiche a minima. Si nécessaire, un champ spécifique fait référence aux autres objets composant un ensemble - ce cas est fréquent étant donné la nature des collections du musée. Le volume important des données, 25.771 notices sur 35.000 biens estimés, permet une vision large des collections. Cela va bien au delà des opérations de récolement que nous espérons bien avoir terminées à la date requise.

L'informatisation des collections au fur et à mesure du récolement nous permet d'anticiper un futur chantier des collections notamment grâce à l'aide d'une restauratrice affectée au musée. En effet, les réserves sont saines mais l'examen pièce à pièce des objets a révélé que beaucoup d'entre eux étaient à reconditionner. Nous prenons en compte d'ores et déjà cette information dans la fiche informatisée de l'objet pour pouvoir mener cette opération en post-récolement.
L'étape du post-récolement nous permettra également d'enrichir les notices succinctes ou encore de lier les dossiers d'œuvres en format pdf. En outre, nous souhaiterions étudier un projet de numérisation d’anciens fascicules d'inventaire dont l’état de la reliure est préoccupant ; ils concernent une même collection regroupant 19000 objets.
Nous souhaitons également améliorer la couverture photographique de nos notices. Cela répondra à notre exigence de qualité de diffusion de nos données - notamment sur la base Joconde avec laquelle nous allons reprendre les exports - et du partage des connaissances avec l'extérieur.

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