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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 13:29

couverture

 

 

Comme nous l'annoncions dans notre dernière lettre d'information, cette journée professionnelle se tiendra le vendredi 8 juin, dans l'auditorium de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration à Paris.

 

Cette journée est la vôtre : n'attendez pas pour vous inscrire (voir plus bas).

 

 

Télécharger le programme.

 

 

 

 

Depuis une décennie, l'Informatisation des collections vient au quotidien à l'appui des diverses activités de la vie d'un musée. La connaissance des collections, liée aux impératifs du récolement décennal et de la maîtrise des inventaires, impose de nouvelles méthodes de travail aux équipes des musées. Les bases de données, utilisées jusqu'ici à des fins purement documentaires, se sont enrichies de fonctionnalités destinées à gérer l'intégralité du cycle de vie d'un objet muséal.

 

En parallèle, la diffusion numérique des collections des musées de France, qu'elle soit locale, nationale ou internationale, fait face à des enjeux renouvelés : qualité et valorisation des contenus, droits des auteurs, publics visés, politique territoriale, moyens numériques à l'appui des programmes scientifiques et techniques des musées.

 

Le service des musées de France porte et accompagne cette évolution. Celle-ci s'incarne dans le site Joconde (http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm), portail des collections des musées de France, dans une double volonté de stimuler et fédérer les bonnes pratiques professionnelles, d'une part, et d'élargir l'accès aux collections vers tous les publics, d'autre part.

 

A diverses reprises, des responsables de musées contributeurs de la base Joconde ont émis le souhait qu'une journée professionnelle soit organisée par le service des musées de France, sur le thème de l'informatisation, de la numérisation et de la mise en ligne des collections.

L'objectif de cette journée est d'informer, de permettre les échanges entre professionnels des musées et de tirer des enseignements sur les bonnes pratiques.

 

 

Inscription :

Compte tenu du nombre de places de l'auditorium, nous sommes contraints de limiter les inscriptions à deux personnes par musée.

 

Merci de bien vouloir vous inscrire avant le 26 mai, dernier délai, par courriel à laurent.manoeuvre@culture.gouv.fr ou carine.prunet@culture.gouv.fr en indiquant les informations suivantes :

 

       Nom :

       Prénom :

       Etablissement :

       Fonctions occupées :

       Courriel :

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 07:35

sterin.jpg

 

Pas un jour sans qu'une question de droit d'auteur ne se pose au sein d'une institution patrimoniale.

 

Avec la mise en ligne des collections sur Internet, les problèmes de diffusion d'images et de contenus se multiplient, voire se complexifient. Les fondamentaux ne sont pas toujours bien maîtrisés et certaines situations nécessitent une prise de position éclairée.

 

 

 

 

 

 

Pour toutes ces raisons, Anne-Laure Stérin, juriste en droit de la propriété intellectuelle et auteur de l'ouvrage de référence "guide pratique du droit d'auteur", réédité en 2011 chez Maxima, sera notre invitée lors de la journée professionnelle du 8 juin prochain consacrée à l'informatisation et la mise en ligne des collections, journée qui se déroulera à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (programme prochainement diffusé).


Sans attendre cet événement, vous pouvez poser vos questions ou soumettre vos dilemmes en réagissant à cet article.
Ainsi, nous pourrons orienter l'intervention d'Anne-Laure Stérin et être au plus près de vos attentes en la matière.

 

Pour réagir à cet article, cliquez ci-dessous sur "écrire un commentaire" et formulez votre question qui sera transmise par messagerie au modérateur du blog, avant son éventuelle publication.

 

Et bien sûr, consultez la fiche consacrée aux droits liés à la diffusion, à la publication et à l'exposition d'images, dans l'espace professionnel du site Joconde.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 09:56

extrait-avelines.jpg"Un transfert des savoirs plus fiable et un réel gain de temps".

 

Comme le permet la réglementation (arrêté du 25 mai 2004), le musée des Avelines a décidé de passer au tout informatique pour inscrire ses biens à l'inventaire. Le registre réglementaire est désormais produit grâce au logiciel de gestion de collections du musée.

Emmanuelle Le Bail, directrice du musée, nous explique cette démarche.

 

 

 

 

Extrait de l'édition informatisée de l'Inventaire du musée des Avelines, musée d'art et d'histoire de Saint-Cloud, année 2010. (voir  en plein écran)

 

"Le musée a fait l’acquisition en 2008 d’un logiciel pour la gestion informatisée de ses collections et a opté depuis 2009 pour un inventaire informatisé de ses collections.

Le musée édite chaque année une version informatisée de son registre légal. Les registres informatisés du musée, année par année, sont reliés, titrés, datés, paginés, paraphés et signés. Ils sont conservés avec les registres papiers traditionnels du musée et une copie de sécurité de l’édition est déposée aux archives municipales de la ville.

Pourquoi ce passage à un inventaire informatisé au musée des Avelines ?

 

Un inventaire plus précis avec visuel

L’inventaire informatisé est une extraction de la gestion documentaire informatisée.
Il y a donc une centralisation des données sur l’objet dans le même logiciel. La saisie normative et homogène se fait uniquement dans la base de données documentaire avec un export facile pour l’inventaire informatisé. Il n’est plus nécessaire de saisir à la fois dans la base de données documentaire et dans l’inventaire papier, ce qui est un gain de temps et l’assurance que la normalisation de la base de données se retrouve dans l’Inventaire.
Les champs sont plus segmentés dans l’inventaire informatisé que dans l’inventaire papier. Il y a 33 champs pour les biens affectés dans les registres d’inventaire informatisés au lieu de la grille d’analyse à 18 colonnes des registres manuscrits. De plus, l’inventaire informatisé comprend une photographie numérique de chaque bien. Il faut bien noter toutefois qu’une fois l’inventaire informatisé validé par le responsable de la collection, il n’est plus possible de faire de modification sur la fiche d’inventaire. L'inventaire informatisé est verrouillé alors que la base de données est toujours modifiable.

 

Des facilités de relecture pour la personne qui consulte l’inventaire informatisé

Une erreur sur l’orthographe ou la compréhension à cause d’une écriture difficile à lire peut surgir dans un inventaire rédigé à la main. Ce risque n’existe plus dans un inventaire informatisé.

L’inventaire informatisé rend caduque la double-saisie dans deux registres papier
Comme pour l’inventaire papier traditionnel, le registre informatisé est édité en deux exemplaires. Avec l’inventaire informatisé, il n’est pas nécessaire de recopier dans un second registre de sécurité, il suffit de faire un deuxième tirage. Il s’agit d’un gain de temps mais aussi de limiter le risque d’erreur. Les deux versions du registre sont parfaitement identiques.

Problématiques liées à l’informatisation de l’Inventaire
Il faut bien penser à la sauvegarde des informations. Dans l’inventaire informatisé, c’est le tirage papier qui fait foi. Il s’agit d’une étape intermédiaire. On pourrait envisager un jour de conserver les inventaires informatisés sur une clé numérique sécurisée avec une signature électronique. Se pose le problème de la lecture de la clé dans le temps avec l’évolution des formats, ce qui n’est pas le cas pour le tirage papier. Aujourd’hui, la sortie sur tirage papier répond à un besoin ergonomique de confort pour la consultation et à un besoin juridique qui fait porter la signature manuscrite sur les documents papiers.
L’inventaire informatisé se développe, il faut du personnel formé à l’outil informatique. L’informatisation de l’Inventaire ne consiste pas en une simple saisie, il faut connaître les collections, avoir le bon vocabulaire. La formation et le suivi du personnel sont très importants.
On peut s’interroger sur le fait que le registre manuscrit va devenir un objet de collection, reflet de la personnalité du responsable de la collection à un instant T du fait de son écriture et de la différence des registres. Il est vrai que l’inventaire informatisé a moins de caractère, c’est un outil uniformisé, peut-être aseptisé mais qui permet un transfert des savoirs plus fiable et un réel gain de temps. "


Vous aussi, vous mettez, ou projetez, de mettre en œuvre une telle édition informatisée ? Votre témoignage nous intéresse, n'hésitez pas à réagir à cet article en écrivant un commentaire.

En savoir plus sur l'édition informatisée du registre d'inventaire réglementaire.

En savoir plus sur la procédure de validation des modules réglementaires des logiciels de gestion de collections.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 07:42

Nous le savons tous, la procédure de récolement décennal peut être informatisée de A à Z, de l'organisation de la campagne à la rédaction du procès-verbal. L'administration (DRAC, service des musées de France) se tourne régulièrement vers les musées territoriaux ou nationaux pour recueillir des données chiffrées du récolement. Rien de plus simple à retrouver lorsque le récolement est informatisé, mais encore faut-il avoir pensé à collecter toutes les informations nécessaires. Faisons le point avec le concours du bureau de l'inventaire des collections et de la circulation des biens culturels.

Lors du récolement lui-même, la qualité du recueil des informations est assurée par une charte de saisie et la définition d'un profil de fiche de récolement. C'est là que tout se joue.

La structure de cette fiche de récolement doit impérativement permettre de recueillir pour chaque objet ou lot d'objets :
- les données d'identification essentielles,
- les données obligatoires du récolement exigées par l'article 11 de l'arrêté du 25 mai 2004 (présence du bien dans les collections ; sa localisation ; son état ; son marquage ; la conformité de l'inscription à l'inventaire avec le bien ainsi que, le cas échéant, avec les différentes sources documentaires, archives, dossiers d'oeuvres, catalogues),
- les données indispensables à la rédaction du procès-verbal de la campagne et à la communication des données chiffrées, pour certaines sous forme de listes.

En outre, la saisie fine des suites à donner permet d'organiser le post-récolement en exploitant les listes des biens à inventorier, à marquer, à photographier, à traiter, à localiser, à radier, plainte à déposer, et plus selon les besoins. Il faut donc prévoir dans la base de données un espace réservé à la gestion de ces suites à donner afin de pouvoir indiquer si, et quand, l'intervention requise a bel et bien été menée.


Concentrons-nous sur le procès-verbal.
Les recommandations relatives aux modalités de restitution des données statistiques et des extraits du procès-verbal de récolement des collections des musées de France et le modèle de procès-verbal des campagnes de récolement des collections nationales précisent les différentes composantes de ce document.


Penchons-nous sur les listes à annexer au procès-verbal de chaque campagne de récolement :

- objets non vus : ils sont "égarés", il s'agit des biens non localisés lors de la campagne, pour lesquels le musée doit mener des recherches ; il faut les distinguer des biens en déplacement provisoirement justifié (prêt, restauration) dont les vérifications sont de ce fait ajournées.
- objets manquants : ils sont "perdus", il s'agit des biens non localisés en dépit de recherches répétées, finalement infructueuses. Ces biens, cependant, ne seront pas radiés de l'inventaire ; une plainte devra être déposée
- objets détruits : biens irrémédiablement détruits, dont la destruction a été dûment constatée, et qui devront être radiés de l'inventaire
- objets non inventoriés : biens à inventorier en post-récolement de façon rétrospective
- objets inventoriés plusieurs fois : doublons de l'inventaire identifiés lors de la campagne.

Chaque liste sera composée au minimum du numéro d’inventaire et de la désignation de l'objet ou du lot d'objets. D'autres éléments d'identification des pièces (domaine, matériaux-techniques, auteur de l'objet, date de création…), le nom de l’agent récoleur ou encore le numéro de fiche de récolement peuvent être ajoutés selon la nature des collections et si le musée le juge nécessaire.

Pour les deux dernières listes - objets non inventoriés et objets inventoriés plusieurs fois - pour lesquelles le numéro d'inventaire pose justement problème, le numéro de la fiche de récolement permettra d'identifier l'objet.

Il faut veiller en amont à ce que la fiche de récolement permette bien de saisir et de retrouver spécifiquement tous ces cas de figure.
Rectifier le tir en ajoutant des rubriques au profil de saisie peut être indispensable. Il faut alors veiller à la reprise de l'antériorité éventuelle. La charte de saisie sera donc amendée et ses utilisateurs… prévenus !


Si toutes les rubriques nécessaires ont bien été prévues, il faut également s'assurer des modalités de récupération des données chiffrées sur l'outil informatique dont le musée est doté.
De plus en plus de logiciels font en sorte de simplifier cette tâche par la production automatique de statistiques ou l'édition "clé en main" des fameuses listes. En cas de doute, c'est l'occasion ou jamais de réétudier le manuel d'utilisation du logiciel ou de contacter l'assistance téléphonique pour être sûr de la marche à suivre.
Si des manipulations intermédiaires sont nécessaires pour obtenir les données chiffrées (recherches multi-critères, croisement de profils, export vers un tableur, etc), il ne faut pas oublier de les consigner en détails en annexe de la charte de saisie, document de référence à l'usage des récoleurs au sein du musée.

 

 

Complétez cette réflexion en consultant les communications des journées consacrées au récolement décennal des musées nationaux, fin 2011.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 13:52

 

Limoges-salle-techniques

   

 

 

Céline Paul, conservateur au musée national de la porcelaine Adrien Dubouché à Limoges, nous fait part de l'expérience de son établissement en matière d'informatisation. Celle-ci s'inscrit dans le contexte du chantier des collections lié aux travaux de rénovation du musée.

 

 

 

Musée national de la porcelaine Adrien Dubouché à Limoges,

vue de la galerie des techniques, © RMN. Martine Beck-Coppola

 

"J'ai rejoint l'équipe du musée national Adrien Dubouché à Limoges en mars 2005. Mon choix était motivé par un intérêt profond pour les arts du feu ainsi que par le projet de rénovation du musée, qui s'est avéré une porte d'entrée magistrale vers les collections.
L'informatisation des collections nous a été d'une grande aide pour mener de front l'inventaire, le récolement et le chantier des collections lié aux travaux de rénovation du musée, dont l'inauguration est prévue en juin prochain.
La base de données du musée, portée sur un logiciel de gestion de collections, ne comportait au début des opérations qu'environ 700 notices. Elle en compte désormais plus de 16.000, couvrant l'ensemble des collections de céramique et de verre du musée. Cette complétude a été atteinte grâce à la migration des données d'un tableur, constamment enrichies durant sept ans, vers le logiciel de gestion.

 

Ce tableau bureautique initial était le résultat d'une saisie externalisée de nos fiches manuelles d'inventaire assurée par une société extérieure en 2005, financée par le ministère de la Culture. Cette première saisie "brute" de l'ensemble des collections nous a doté de l'outil de travail - minimal mais indispensable - pour récoler et préparer le déménagement des œuvres : un socle informatisé d'informations fiable et large sur les collections.
L'idéal aurait été de migrer les données du tableur vers l'outil de gestion des collections du musée avant même de commencer le chantier des collections, afin de bénéficier des fonctionnalités adaptées, mais cela n'a pas pu s'organiser de cette façon. Pour des collègues confrontés à ce cas de figure, j'insisterais sur l'importance d'assurer la continuité du projet, de la saisie jusqu'à la migration vers un logiciel de gestion, pour en tirer les plus grands bénéfices.

Trois ans de travail en réserves et des mouvements d'œuvres considérables nous attendaient. L'équipe dévolue au récolement et au chantier des collections était composée de deux conservatrices - dont une assumant la direction de l'établissement - pour la vérification et l'intégration des données scientifiques dans le tableur, et de deux restauratrices, pour le constat d'état, les mesures et la prise de vue des œuvres et des marques.

Nous avons donc travaillé en priorité sur le tableur, en ne perdant jamais de vue la future migration des informations. Ainsi, la structure et le contenu du tableau ont été subdivisés en autant de colonnes que nécessaire pour correspondre aux rubriques "cibles" de la base de données du musée et répondre aux besoins de l'inventaire informatisé et du récolement. Pour ce faire, nous avons associé en amont la société éditrice du logiciel de gestions de collections dont est doté notre établissement.
La capacité de nos serveurs informatiques a été augmentée afin d'assurer la sauvegarde du tableur et le stockage des photographies prises durant le chantier des collections (deux images minimum pour chaque œuvre). La liaison des réserves du musée au réseau informatique nous a permis d'informatiser au maximum notre collecte d'informations devant les œuvres. Néanmoins, il était impossible que les deux conservatrices enrichissent le tableur simultanément : il a fallu intégrer cette lourde contrainte dans l'organisation de notre temps de travail.

En 2005, la numérisation en mode image des registres d'inventaire anciens du musée avait également pu être réalisée. En plus des atouts classiques (consultation aisée et simultanée, préservation des originaux, possibilité d'imprimer des extraits pour enrichir les dossiers d'œuvres ou renseigner des chercheurs, etc.), cela nous a considérablement aidées pour la vérification de numéros anciens, et donc pour identifier certaines pièces.

Le récolement topographique des œuvres, intégré dans le chantier des collections, est devenu la priorité - chronophage - de l'équipe à partir de 2006. Un protocole de saisie sur le tableur fut testé et mis en place de 2007 à 2011. Le temps de traitement, variable pour chaque œuvre ou série d'œuvres, ne pouvait être inférieur à 10 minutes par pièce. Ce travail dans les réserves a permis de regrouper les corpus pour mieux organiser les espaces et de préparer le futur déménagement. Les recherches sur les oeuvres présentant des problèmes d'identification devaient être faites dans la foulée. Cette méthodologie a donc guidé le bilan sanitaire et l'identification de l'ensemble de la collection.

Le déménagement des collections a commencé à la fin de l'année 2010. C'est à cette étape que l'utilisation de notre tableur a montré ses limites. En effet, sans outil de gestion de collections véritablement adapté, il était impossible d'éditer des listes de colisage, des planches contact, encore moins d'avoir recours à un codage à barres pour assurer la traçabilité des quelque 800 caisses... Il nous a été également difficile de répondre dans de bonnes conditions aux nombreuses demandes d'indicateurs chiffrés de l'administration, hormis des extractions du tableur.

A présent, le gros œuvre du musée est achevé et nous procédons au déballage et à l'installation des œuvres. En octobre 2011, nous avons cessé toute intervention sur le tableur afin de confier les données à l'éditeur de l'outil de gestion des collections pour analyse et intégration dans la base de données du musée. Cela concernait le fichier des collections de céramique (15.000 lignes, 26 colonnes) et le fichier des collections de verrerie (400 lignes, 26 colonnes). Notre équipe a validé l'analyse fournie le 18 novembre ; cela a occasionné quelques réajustements. En décembre, le musée a financé une journée de formation pour le régisseur des collections et moi-même, au siège de l'éditeur de notre logiciel de gestion de collections. Notre souhait était de disposer des meilleures informations afin de constituer des profils de saisie ou d'édition personnalisés. C'est ainsi que nous pourrons préparer efficacement les cartels des objets exposés dans les nouvelles salles et disposer d'une topographie fiable de la collection, vitrine par vitrine.

Nous avons récupéré la version finale de notre base de données enrichie de toutes nos informations le 5 janvier 2012. Durant une semaine, nous avons fait de multiples contrôles systématiques en reprenant point par point l'analyse antérieure et en testant de nombreuses recherches documentaires. La migration de certaines données n'étaient pas tout à fait conformes à nos attentes. Néanmoins, nos délais étant très courts et notre hâte d'exploiter enfin nos données fort grande, le résultat nous a semblé suffisamment satisfaisant pour valider la migration.
Nous voici désormais confrontés aux réalités de l'administration d'une base de données et à la nécessaire familiarisation de notre équipe à ce nouvel outil de travail.
La mise en ligne de la quasi-totalité de la collection sur le site du musée et sur Joconde est désormais le point de mire de notre informatisation. Pour cela, nous allons intensifier la couverture photographique de qualité éditoriale. Nous pourrons pleinement faire connaître les collections du musée Adrien-Dubouché, stimuler des mouvements d'œuvres et ainsi favoriser le rayonnement national et international de l'établissement."

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:26

aretenir

    L'espace professionnel du site Joconde regorge d'informations sur l'informatisation et la  numérisation des collections de musées. Même si rien ne remplace la lecture du document intégral, il peut être utile de se rafraîchir la mémoire sur un sujet pointu par la lecture des "points à retenir".

 

Ces "points à retenir" sont insérés sous forme d'encadrés dans chacun de nos documents de plus de cinq écrans et sans doute avez-vous déjà cliqué dessus.

Dans le but de vous permettre de vous approprier ces fiches comme de véritables outils de travail, nous avons créé une version pdf de chacune d'elle, simple à imprimer ou télécharger dans son espace personnel.

Utilisez-les, elles sont faites à votre intention.

Il y en a huit pour l'instant :

Edition informatisée de registres réglementaires d'inventaire et de dépôt de collections muséales

Intégralité du document en ligne sur Joconde ; Fiche pdf

Guide de rédaction d'un cahier des charges de saisie externalisée d'inventaire
Intégralité du document en ligne sur Joconde ; Fiche pdf

L'informatisation du récolement décennal des collections
Intégralité du document en ligne sur Joconde ; Fiche pdf

Conduire un projet d'informatisation des collections
Intégralité du document en ligne sur Joconde ; Fiche pdf

Choisir un outil destiné à l'informatisation des collections
Intégralité du document en ligne sur Joconde ; Fiche pdf

La fonction d'administrateur de base de données au sein d'un musée
Intégralité du document en ligne sur Joconde ; Fiche pdf

Rédiger et mettre en oeuvre une charte de saisie pour une base de données muséale
Intégralité du document en ligne sur Joconde ; Fiche pdf

Initier et piloter une campagne de numérisation
Intégralité du document en ligne sur Joconde ; Fiche pdf

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:28

Une récente question de l'équipe scientifique de plusieurs musées de France a amené le bureau de la diffusion numérique des collections et le bureau de l'inventaire des collections et de la circulation des biens culturels à préciser la notion de paraphe du registre d'inventaire informatisé et à en assouplir les modalités d'utilisation.

Le paraphe, nous dit le dictionnaire de l'Académie française, est une "signature simplifiée, souvent réduite aux seules initiales, que l’on porte en marge d’un texte pour en approuver les corrections" ; en droit spécifiquement, il s'agit de la "signature apposée sur chaque page d’un acte officiel folioté pour l’authentifier."

Un paraphe a donc toute sa raison d'être sur un document administratif et juridique tel que le registre d'inventaire des collections d'un musée. Ainsi, le registre papier, tenu de façon manuscrite, l'exige : "Chaque page, lorsqu’elle est complète, est validée par apposition du paraphe du responsable scientifique du musée affectataire des collections" (Règles de saisie des données dans les 18 colonnes du registre d'inventaire - Pages liminaires d'un registre d'inventaire vierge distribué par le service des musées de France). L'édition informatisée du registre d'inventaire autorisée depuis la réglementation de la Loi musées, par parallélisme, doit également s'y conformer : "Chaque registre ainsi édité est relié, titré, daté, paginé et paraphé" nous dit l'arrêté du 25 mars 2004 fixant les normes techniques relatives à la tenue de l’inventaire, du registre des biens déposés dans un musée de France et au récolement.

La réglementation exige donc que les initiales ou une signature abrégée du responsable scientifique et administratif des collections soient apposées sur chaque page du registre, qu'il soit manuscrit ou produit informatiquement.

Mais à quoi sert concrètement ce paraphe ?
Dans la pratique juridique, et notamment pour les documents notariés, le paraphe assure que le signataire ne s'est pas contenté de signer la dernière page mais qu'il a lu l'acte en entier. Associé à la pagination, ill a également pour but d'éviter l'ajout ou la destruction des pages intermédiaires après la signature de l'acte ou du document.

Cette obligation devient très lourde lorsque le document comporte de nombreuses pages. C'est ainsi que, dans le monde juridique, il est de plus en plus courant de n'apposer sa signature qu'à la dernière ligne ou en marge de la dernière ligne du texte vérifié. La personne indique ainsi où s'est arrêtée sa vérification.

Les musées de France sont concernés. Le volume des registres d'inventaire informatisés peut devenir considérable. En effet, l'édition informatisée sera privilégiée pour saisir de grands nombres d'objets, souvent sériels, ou encore pour constituer le registre de façon rétro-active, lorsque celui-ci a disparu ou n'a pas été tenu rigoureusement. Le registre peut facilement compter plusieurs centaines, voire milliers de notices, imprimées sur autant, voire davantage, de pages…

Il vaut alors mieux préférer au fastidieux paraphage page à page une vérification intelligente du contenu et de la structure du registre.

La solution suivante peut être adoptée et complétée ainsi :
- insérer après la page de titre du registre une page spécifique relative à la description des règles spécifiques adoptées en matière d'inventaire par les responsables du musée pour la tenue du registre d'inventaire
- le responsable scientifique et administratif des collections expliquera dans cette page que, compte-tenu du volume des données, il a renoncé à parapher page à page le présent registre pour se concentrer sur la vérification rigoureuse de son contenu.


Ce contrôle sera fait par :
- des sondages sur des lots de notices,
- la vérification du nombre de pages et de la cohérence des numéros d'inventaire,
- la vérification de l'absence de page blanche au sein de l'édition,
- et tous autres points jugés utiles.

Il est bienvenu également d'expliquer que les notices informatiques réglementaires compilées dans cette édition papier ont fait l'objet de contrôles, corrections et validations réguliers lors de la saisie et préalablement à leur impression.

Comme l'inventaire manuscrit, l'impression de l'inventaire informatisé n'est pas modifiable : si une correction s'avère nécessaire, elle sera faite sous forme d'inscription manuscrite à l'encre indélébile d'une autre couleur et paraphée par le conservateur.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 13:33

afficheLes 24 et 25 novembre 2011, la sous-direction des collections du service des musées de France a organisé deux journées d'étude sur le thème du récolement décennal des collections nationales.

Plus de cent professionnels ont participé à cet événement.

En raison de ce succès, la directrice chargée des musées de France a décidé d'en rendre la tenue annuelle : prochaine édition à l'automne prochain !

 

L'espace professionnel du site Joconde a été choisi pour donner largement accès aux informations échangées lors de ces deux journées 2011.

 

Cliquez ici pour prendre connaissance :

- des communications autour des questions rencontrées au fil des récolements décennaux engagés par les musées nationaux,

- de la table ronde sur la question des lots et ensembles fictifs ou réels,

- des ateliers autour du marquage, de l’informatisation ou encore des chantiers des collections.

 

Autant d'informations sur lesquelles tous les professionnels des musées et du patrimoine sont invités à réagir ici-même.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 09:31

Le musée d'histoire urbaine et sociale de Suresnes, dont le projet de rénovation est en cours, vient de publier des notices de collections techniques et ethnologiques sur Joconde. 

Sophie Parmentier, assistante de conservation, nous explique le contexte de cette mise en ligne.

 

" Le musée de la ville de Suresnes, situé dans les Hauts de Seine (92), dont la création date de 1926, est inscrit depuis 2002 sur la liste des musées de France.
Autrefois Musée d’histoire locale René Sordes, aujourd’hui le MUS ou Musée d’histoire Urbaine et Sociale de Suresnes vit une profonde mutation.

Le recrutement d’un conservateur du patrimoine en 1998 avec comme missions « entreprendre le travail d’inventaire des collections, poursuivre l’enrichissement du fonds et faire vivre le musée à travers des expositions tout en proposant un projet de rénovation du musée », a permis d’amorcer la restructuration du musée.
Son ouverture est programmée en janvier 2013 dans l’ancienne gare de Suresnes Longchamp, construite entre 1886-1889 sur la ligne des Moulineaux. D’une surface totale d’environ 1300 m2, les travaux d’embellissement de la façade en briques ont laissé place à la création d’une extension destinée à accueillir le public qui pourra découvrir ou redécouvrir des collections organisées autour de l’histoire de la ville, et plus spécifiquement de la thématique du patrimoine urbain, social et architectural durant l’entre-deux-guerres dont la cité-jardins est l’une des meilleures illustrations.

Pourquoi publier sur Joconde ?

La publication sur Joconde s’inscrit dans le projet d’informatisation et de numérisation des collections initiés par Marie-Pierre Deguillaume, lors de son arrivée en 1998, en tant que conservateur du patrimoine et actuelle directrice du musée. A cette date le musée s’est équipé d’un logiciel dédié à l'inventaire informatisé des collections.
A partir de 2007, avec le recrutement d’Emeline Parent, chargée des collections et aujourd’hui adjointe à la directrice, s’est affirmée la volonté de rendre les collections plus accessibles depuis l’extérieur et s’est alors imposée l’acquisition d’un nouvel outil permettant de répondre aux nouvelles exigences de numérisation et d’informatisation des collections muséales. Le choix s’est porté sur un logiciel de gestion de collections muséales du marché,  son acquisition fut finalisée à l’été 2010.

Parmi les objectifs, en tant que chargée de la valorisation des collections et de l’animation au sein du musée, la publication d’une partie des collections sur Joconde était une étape incontournable.
Dans le cas de Suresnes, cette mise en ligne a un double objectif :
- elle est d’abord un moyen de faire connaître des collections qui ne sont à l’heure actuelle pas présentées au public,
- un moyen aussi de pouvoir amplifier la visibilité du futur musée avant son ouverture

Depuis, l’équipe a été renforcée par l’arrivée de Lucille Pennel et Vincent Lorion, chargés du récolement. Mathilde Huet, co-responsable de la base Joconde a accompagné ce travail qui a permis la mise en place d’une méthode de saisie conforme à l’inventaire réglementaire et aux exigences pour l’export vers Joconde ainsi que la rédaction d’une charte indispensable au quotidien.

Quels objets pour cette première publication ?

Le musée de Suresnes retrace l’histoire de l’évolution urbaine, économique et sociale de la ville privilégiant la période de l’entre-deux-guerres à travers une collection riche d’estampes, de dessins, photographies, cartes postales, affiches, ainsi que des objets issus du patrimoine industriel comme les flacons à parfum et cosmétiques (sociétés Coty, Volnay, Worth…), des éléments de l'activité blanchisserie et du passé aéronautique, automobile et radiotechnique de la ville.
Le musée conserve parallèlement la collection Granoux, du nom d’un collectionneur suresnois, constituée de cartes postales, d’objets-portraits charges, des affiches, ou encore des imprimés consacrés à l'histoire politique et sociale européenne entre la fin du Second Empire et la Troisième République.
Sa politique actuelle d'acquisitions cherche à développer une spécificité sur l'urbanisme social de l'Entre Deux Guerres. Il conserve ainsi une importante documentation iconographique sur les principales réalisations architecturales de cette époque : Cité-Jardins, école de plein air, lycée Paul Langevin, crèche Darracq… à laquelle viennent s'ajouter des témoignages oraux, des maquettes et des objets liés à la vie quotidienne au sein de ces équipements.

Le choix parmi la diversité et la richesse d’une telle collection n’a pas été aisé, néanmoins la question afférente aux droits d’auteur qui régissent à la fois la diffusion, la publication et l’exposition d’images nous ont vite contraints à affiner notre sélection et définir des priorités, c’est-à-dire privilégier dans un premier temps les objets libres de droit comme les collections ethnographiques et celles pour lesquelles nous avons pu obtenir l’autorisation des ayants-droit pour l’exploitation des images.

A ce titre, nous avons pu mettre en ligne des postes radio et téléviseurs de la marque Philips dont la fabrication était assurée par une entreprise suresnoise spécialisée dans la conception des lampes d’émission et de réception pour les postes radio : La Radiotechnique. Installée à Suresnes en 1922, elle reprend la fabrication des poste radio de la marque Radiola en 1929, puis 2 ans plus tard celle de la marque Philips et ce jusqu’en 1996, date à laquelle elle disparaît au profit de Philips qui est toujours présent à Suresnes
Cette collection, riche d’une cinquantaine d’objets, en grande partie offerte par Philips,  retrace un pan de l’histoire de la communication et témoigne d’une aventure humaine et technique incroyable.

Quelle meilleure façon aussi pour le musée d’histoire urbaine et sociale, dont le projet de rénovation est en cours, de se faire entendre !

Nous travaillons déjà à l’enrichissement de cette publication qui marque véritablement une nouvelle étape pour le MUS. Cette mise en ligne sur Joconde sera très prochainement couplée à la création d’un site internet propre au musée, conçu comme un véritable portail autour des collections du musée. Ce site, nous l’espérons, sera l’occasion pour les visiteurs de venir enrichir leur découverte sensorielle et physique des œuvres présentées au MUS. "

Sophie Parmentier
Chargée de la valorisation des collections et de l’animation
MUS-Musée d’histoire urbaine et sociale de Suresnes

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 15:32

"Déontologie du patrimoine et des musées : historique et questionnement"
Paris, Auditorium de l'Institut national d'histoire de l'art, 21 mars 2012

 

Vingt cinq ans après la première publication du code de déontologie de l’ICOM - Conseil international des musées, en 1986, le Comité national français de l’ICOM et le Service des musées de France organisent une journée d’étude sur la déontologie dans les musées de France, et plus largement sur l’éthique des professionnels des patrimoines et du marché de l’art.

En effet, le début des années 2000 a vu se multiplier les codes de déontologie professionnels (conservateurs du patrimoine, conservateurs-restaurateurs, médiateurs, etc.) au moment où des changements profonds sont intervenus dans la gestion patrimoniale : externalisation des services, multiplication des partenariats, judiciarisation des pratiques. Quels sont les enjeux et les limites de ces codes de déontologie ?

Cette première journée d’étude se déroulera le 21 mars à l’Institut national d’histoire de l’art, à Paris, et rassemblera des intervenants du Ministère de la culture, des juristes, des professionnels indépendants et des acteurs du marché de l’art. La matinée s’efforcera de rappeler ce qu’est un code de déontologie, quelle est l’histoire de la notion et comment la déontologie muséale peut s’imposer aux partenaires des musées. L’après-midi sera consacrée à une table-ronde sur les pratiques professionnelles.


PROGRAMME

9 h : accueil des participants

9 h 30 – 13 h :  Déontologie : bilan et perspectives

Mot d’introduction
Philippe Bélaval, directeur général des patrimoines

De la déontologie du fonctionnaire à la déontologie muséale et patrimoniale, des grands principes à quelques cas pratiques ou cas de conscience...
Christopher Miles, secrétaire général adjoint du Ministère de la culture et de la communication

Evolution et impacts du Code de déontologie de l’ICOM : bilan historique
Jean-Yves Marin, directeur des musées d’art et d’histoire de Genève

11h – 11h30 : pause café

Frontières et extensions normatives de la déontologie dans le domaine des musées et du patrimoine
Vincent Négri, chercheur au CNRS

Ethique et déontologie : origine et effets du cadre international
Isabelle Vinson, Rédactrice en chef de la revue Museum International, UNESCO

Marché de l’art et régulation des opérateurs
Catherine Chadelat, présidente du Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques

13 h – 14 h 30 : pause

14 h 30 – 17 h 30 :  Table-ronde : Retour d’expériences

-    Philippe Limouzin-Lamothe, président de l’Observatoire du marché de l’art
-    Monica Martelli-Castaldi, présidente ECCO (Confédération Européenne des Organisations de Conservateurs-Restaurateurs)
-    Christiane Naffah-Bayle, directrice scientifique, Centre des monuments nationaux
-    Evelyne Schmitt, conseiller pour les musées, DRAC Bretagne
-    Michel Van Praët, directeur du projet Musée de l’Homme

16 h – 16 h 30 : pause café

Clôture de la journée

Marie-Christine Labourdette, directrice en charge des musées de France

Denis-Michel Boëll, président ICOM France

Modérateur de la journée : Maître Bernard Jouanneau, avocat au Barreau de Paris


Pour plus d’informations :
http://www.icom-musees.fr/index.php/page/index/Journees-detude
Contact et inscription : contact@icom-musees.fr
Entrée libre dans la limite des places disponibles

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