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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 16:24

La réglementation issue de la loi musées prévoit depuis 2004 la possibilité pour un musée de France de procéder à l'édition informatisée de son registre d'inventaire.

Dans le sillage de cette nouveauté, le service des musées de France a mis en œuvre une procédure de validation des modules réglementaires des outils de gestion de collections afin que cette édition informatisée soit simple, fiable et conforme à la loi. Depuis les premières spécifications, cinq outils différents ont développé de tels modules et ont mené jusqu'à leur terme cette procédure de validation.

Si votre musée a abandonné le registre traditionnel manuscrit "18 colonnes" et crée son registre d'inventaire à partir de votre base de données, votre témoignage nous intéresse, particulièrement si vous avez recours à un logiciel de gestion de collections dont le module a été validé.
Réagissez à cet article ou prenez contact avec Carine Prunet (01 40 15 35 55 carine.prunet@culture.gouv.fr) pour  nous aider à dresser, côté musées, le panorama de l'informatisation de l'inventaire réglementaire.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 13:15

Ce nom correspond à des groupes d'utilisateurs du même outil de gestion de collections réunis à échéances plus ou moins régulières pour échanger sur les fonctionnalités, la pratique et les évolutions du logiciel.

Ces instances plus ou moins formelles peuvent émaner de deux démarches.
Soit elles sont instituées par les sociétés éditrices des logiciels elles-mêmes et s'inscrivent dans ce cas dans leur politique commerciale.
Soit, plus rarement, elles sont créées à l'initiative des utilisateurs eux-mêmes, en fonction de leur regroupement géographique, ou de la nature des collections par exemple. Cette solution peut être adoptée pour conserver une plus grande indépendance par rapport à l'éditeur ; cependant elle peut être mal comprise par ce dernier et présente un risque de jouer "cavalier seul". Un équilibre doit être trouvé, qui préserve le dialogue.

Pour l'éditeur, l'animation d'un club utilisateurs présente l'intérêt de rester en contact avec le terrain. Il manifeste sa volonté d'être au plus près des préoccupations et de comprendre les conditions de travail de ses clients. C'est bien sûr le lieu privilégié de diffusion de l'information stratégique de la société. Au delà du discours commercial, l'installation d'un véritable dialogue technique intégrera l'expertise des professionnels dans le développement de nouvelles fonctionnalités. Une écoute de qualité permettra à l'éditeur de saisir l'opportunité d'anticiper les modifications nécessaires à apporter à son produit.

Côté musées, participer à un club utilisateurs permet d'échanger avec l'éditeur aussi bien qu'entre professionnels sur les bonnes pratiques liées à l'outil, particulièrement pour certaines procédures informatisées (édition de registres d'inventaire, constat d'état, organisation d'exposition, etc). Ces réflexions contribuent à identifier des besoins communs et à fédérer des demandes d'évolution, mieux prises en compte par l'éditeur, sensibilisé à l'effet "groupe".
Améliorer le dialogue avec l'éditeur est donc le bénéfice numéro 1. Dans le cas d'utilisateurs français d'outils édités à l'étranger, cela peut permettre de créer tout bonnement ce dialogue et d'obtenir la mutualisation de developpements sur des spécificités prioritaires franco-françaises, comme le récolement informatisé par exemple.
Le travail en réseau, l'enrichissement de sa culture professionnelle et de ses contacts sont aussi des éléments très motivants pour participer ou animer de tels groupes.

Si les utilisateurs parviennent à bien cibler et prioriser leurs demandes, à entretenir un dialogue cohérent, argumenté et constructif avec l'éditeur tout en conservant leur liberté de parole, se réunir en club utilisateurs servira la qualité de l'informatisation des collections.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 15:50

Plus de 100 participants et de 30 intervenants se sont retrouvés ces jeudi et vendredi 24 et 25 novembre au musée d'archéologie nationale et au musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, pour échanger et réfléchir sur le récolement décennal des collections des musées nationaux.

A la "hantise de l'objet non vu" et à "la tentation du tout" fut mis en avant un nécessaire pragmatisme pour atteindre l'objectif légal d'un récolement complet avant la date du 12 juin 2014.
Ainsi fut rappelé le périmètre du récolement : celui des biens portés à l'inventaire (même indûment), des biens reçus en dépôt et des biens non inscrits mais affectés aux collections. L'inventaire rétrospectif est réservé à une étape postérieure au récolement. Quant aux "découvertes fortuites", elles devront, le cas échéant, suivre le cours de la procédure légale d'acquisition.
L'importance d'un plan de récolement décennal, aux objectifs réalisables à moyens constants, a été soulignée, d'autant que le premier critère de sa validation par le service des musées de France est sa faisabilité. Plusieurs exemples de musées furent cités, qui ont dû amender leur plan à mi chemin et ont accéléré ainsi considérablement le rythme des opérations et de la communication des résultats.

Enfin, la directrice chargée des musées de France, en invitant chacun à poursuivre ces réflexions via ce blog, a salué l'ambition du récolement, "face non cachée de l'inaliénabilité des collections" et la volonté des professionnels d'"appliquer la loi dans sa rigueur et dans son caractère opérationnel".

Les communications de ces journées d'étude seront bientôt accessibles sur l'espace professionnel du site Joconde, dont la rubrique "récolement informatisé" est plus que jamais d'actualité.


N'hésitez pas à réagir à cet article.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 13:50

Un deuxième témoignage de professionnel sur l'informatisation des collections de la saisie des données à la publication sur Joconde : celui d'Yves Sabin, du réseau des musées de la ville de Bourges.

 

Les musées de la ville de Bourges sont bien représentés sur Joconde :

- musée des arts décoratifs (Hôtel Lallemant),

- musée Estève

- musée du Berry et

- musée des meilleurs ouvriers de France,

ainsi que trois expositions virtuelles :

- jeux et jouets,

- céramique de la Borne,

- collections ethnologiques et archéologiques.

 

Vos commentaires sur ce témoignage sont les bienvenus.

 

"Notre équipe a décidé d'informatiser les collections du musée pour pouvoir disposer d’une base de gestion des collections unique, actualisable par plusieurs collègues et facilement disponible.
Après acquisition des matériels et formation nationale auprès du CNFPT, un attaché territorial a saisi les données, en solo d’abord, puis a formé une équipe de quatre personnes. L’informatisation s’est principalement faite à partir des sources papier (fiches d’inventaire).

Nous avons été confrontés à une certaine résistance au changement et à des contraintes financières. Nous les avons surmontées en usant de diplomatie, discussion et persuasion d’une part, mais aussi par le fait que le traitement informatique devenait inéluctable d’autre part.

La numérisation des images a été intégrée assez tôt à notre démarche d'informatisation : le même attaché territorial a suivi en mars 1998 un stage à l’école nationale du patrimoine :"la numérisation des images : la décision, les techniques, les financements". Après l’acquisition du module multimédia de la base informatique, une formation spécifique par le fournisseur a été faite.

C'est à partir de l’an 2000, soit trois ans après le début de l’informatisation des collections, qu'une décision de versement annuel sur la base Joconde a été décidé et un planning de versement thématique annuel arrêté.
Nous nous étions préoccupés des droits de diffusion des images en amont : le recours à un photographe professionnel, garant d‘une qualité d’image optimale, a été décidé pour les objets versés annuellement, avec abandon consécutif des droits. En dehors d'une campagne de numérisation, pour le reversement sur Joconde, consacré au fonds égyptien, réalisée avec l'aide d’un étudiant en troisième année d’égyptologie et la supervision de son travail par son professeur à l’école du Louvre, nous organisons nos reversements par des campagnes photographiquse spécifiques et un grand soin apporté au contenu des notices exportées.

Notre participation à Joconde a été motivée par le fait qu'une information élargie passait nécessairement par l’exportation sur une base nationale et nous avons tout naturellement choisi les corpus à reverser par le biais de discussions avec les différents responsables de collections.

Nous articulons la publication Joconde avec les autres activités du musée (inventaire, récolement, expositions) en planifiant un calendrier annuel qui fixe différentes dates limites : celles du choix des notices, de la rédaction, des photographies. Cela fait également l’objet de discussions dans le cadre de réunions mensuelles de l’équipe de gestion des collections."

Cette publication dans Joconde nous a apporté la satisfaction de voir le travail d’une équipe portée au niveau national et même européen grâce aux moissonnages par les portails « Collections » et « Europeana ».

Voici d'ailleurs deux exemples assez forts de retour :
- un chercheur Australien ayant tapé sur Google le nom d’un céramiste local a trouvé en seconde position de réponse la notice d’une œuvre de cet artiste dans Joconde et nous a écrit pour disposer de compléments d’informations préalablement  nécessaires à la réalisation d’un ouvrage.

- un musée de Corée du Sud a récemment sollicité le prêt d’une tasse en émail pour une exposition, après avoir découvert cet objet dans la base Joconde."

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:55

Quelques mots sur le bilan national de numérisation et Patrimoine numérique, répertoire des fonds numérisés, par Laurent Manœuvre, chef du bureau de la diffusion numérique des collections (service des musées de France)

 

Alors que la numérisation joue un rôle croissant dans le fonctionnement des établissements, il est apparu nécessaire de faire un bilan de l'avancée de cette technologie dans les musées de France. Une enquête a donc été lancée par le bureau de la diffusion numérique des collections en octobre 2010.

Afin de faciliter la tâche des musées, des questionnaires individualisés avaient été pré-remplis à partir des données de Muséofile, répertoire des musées de France. Ces informations ayant été fournies par les musées eux-mêmes, elles peuvent être considérées comme fiables. Ce questionnaire se voulait assez général, la qualité de la numérisation importe peu. Images de travail, images professionnelles, tout est bon à prendre en compte.

Plus de 300 musées ont répondu à cette enquête. Reste donc près d'un millier de réponses en attente... Des relances sont donc en cours d'envoi.

Mais, au fait, quel bénéfice les musées tireront-ils de cette enquête ? Eh bien, leur action en matière de numérisation sera visibles sur Internet, au travers de « Patrimoine numérique ». « Patrimoine numérique » est un répertoire des fonds culturels numérisés (archives, bibliothèques, musées...).  Comme tout répertoire, « Patrimoine numérique » décrit les collections numérisées : « Fonds de plus de 8.500 cartes postales anciennes numérisées des Archives départementales de l'Ain datant de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle ». Aucun risque de doublonnage avec Joconde, catalogue collectif des collections des musées de France, car Joconde diffuse les collections en elles-mêmes (pièce à pièce ou lots d'objets).
Alors qu'ils assurent une activité de numérisation importante, les musées de France s'avéraient très peu présents sur « Patrimoine numérique ». Ceci va donc changer.
Etre présent sur « Patrimoine Numérique » offre également une visibilité au plan international, car « Patrimoine numérique » contribue à MICHAEL (Multilingual Inventory of Cultural Heritage in Europe) : répertoire européen des fonds culturels numérisés.

Alors, si vous ne l'avez pas déjà fait, merci de répondre à cette enquête : des relances personnalisées sont en cours de diffusion par messagerie région par région.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 08:43

La contribution de David de Sousa, responsable du musée Alfred Danicourt à Péronne, inaugure une série de témoignages de professionnels sur l'informatisation réussie de leurs collections dans des contextes très variés, jusqu'à leur publication sur Joconde. 

 

A noter que, fondé en 1877, ce musée est le plus petit musée polyvalent de la Somme.

 

Vos commentaires sur ce témoignage sont les bienvenus.

 

 

"Les premiers échanges entre le Musée Alfred-Danicourt et l’équipe de Joconde débutèrent en 2007. Deux ans plus tôt, la ville de Péronne avait bénéficié d’aides publiques dans l’achat de matériel et d’un progiciel pour son musée, dans le cadre d’un contrat de plan Etat-Région lançant la numérisation des collections des musées de Picardie. Les établissements bénéficiant de subventions s’engageaient à reverser notices et images vers les bases de données nationales gérées par le Ministère de la Culture. Bien qu’encouragée par les services de la DRAC, notre prise de contact n’était donc pas tout à fait spontanée. Il nous fallut quelques mois avant de nous accorder, en tenant compte d’une part des contraintes et des exigences techniques et éditoriales de Joconde, et d’autre part du temps effectif que nous pouvions consacrer à ce projet non prioritaire dans la charge quotidienne de travail d’une petite unité de province.

Notre contribution à la base Joconde s’inscrivait également dans une opération globale et primordiale, réalisée en interne, et ayant pour objectifs la numérisation, l’informatisation de l’inventaire et le récolement des collections permanentes tels qu’ils sont fixés par la Loi des Musées de France de 2002. La technique de versement des notices et images sur la base nous apparut au final assez simple comparativement aux connaissances acquises pour la maîtrise du progiciel d’inventaire et des outils de numérisation. La disponibilité du personnel Joconde et les tutoriels en ligne furent et sont toujours des plus appréciables pour nous guider.

Des raisons historiques expliquent la nécessaire mise aux normes de notre inventaire en repartant des objets eux-mêmes, ce qui induit une variation de la vitesse du processus en fonction de la nature des collections concernées et de leur localisation. Des raisons structurelles expliquent la logique thématique retenue pour notre plan de récolement, qui est donc aussi un plan de numérisation et d’informatisation de l’inventaire, et dont le terme échu est 2013. Le rythme de ces opérations conditionne celui de nos contributions sur Joconde. Ainsi, les premiers versements concernaient les Beaux-arts, puis la numismatique antique ou plus récemment le mobilier gallo-romain ; le prochain devrait couvrir notre fonds photographique 19e siècle. Les nouvelles acquisitions sont, dans la mesure du possible, versées au plus tard un an après leur intégration aux collections permanentes. Nous nous appuyons sur nos seuls moyens internes et exportons simplement lorsqu’une période est favorable, sans possibilité de fixer un calendrier précis voire « contractuel » des versements. C’est pourquoi nous comprenons que le traitement et la mise en ligne de ces notices soient eux aussi conditionnés aux disponibilités d’un service recevant des milliers de fichiers par an depuis les musées de toute la France.

Presque cinq ans plus tard, environ 50% de nos collections ont été récolées, numérisées et versées sur Joconde, soit près de 1500 notices. Deux expositions virtuelles [ Camées et intailles ; Médaillier gaulois d'Alfred Danicourt] ont été créées en collaboration avec le Bureau de la Diffusion Numérique ; elles dépassent sur 2010 et 2011 les 10000 consultations, soit le triple d’une année de fréquentation de nos collections permanentes ; de même, sur 2011, le nombre de nos images vues dépasse la moyenne des 2000 par mois. Nous recevons mensuellement des demandes de reproduction adressées depuis l’interface de Joconde. Les demandes de prêt ont été multipliées par quatre et suivent parfois simplement de quelques jours la mise en ligne de notices. In situ, de nouveaux visiteurs revendiquent avoir découvert nos trésors via internet.

Plus inattendu, notre collaboration a provoqué l’enrichissement de nos collections suite à la consultation du site par un internaute américain descendant d’un de nos artistes. D’autres utilisateurs nous ont signalé des sources documentaires inconnues. Joconde est devenu un outil complémentaire de communication et de valorisation de nos collections, de même qu’un outil scientifique que nous consultons par réflexe lors de nos propres recherches. A aucun moment nous ne regrettons d’avoir contribué à l’enrichissement de ce qui est devenu bien plus qu’un catalogue collectif des collections des Musées de France."


                                    David de Sousa, responsable du musée Alfred Danicourt à Péronne.

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 15:18

Quelles sont les recommandations officielles en matière de récolement ?
Comment faire face aux difficultés posées par des inventaires anciens ?
Mon utilisation de l'outil informatique est-elle optimale ?
Quelle précautions prendre pour marquer les objets de mon musée ?

Ces préoccupations - et bien d'autres - seront abordées lors des journées d'études sur le récolement décennal des musées nationaux organisées par le service des musées de France les 24 et 25 novembre prochains à Paris. Le but de cet événement est de favoriser les échanges entre les professionnels chargés du récolement au sein des musées nationaux et d’imaginer des solutions adaptées pour ces établissements dont les collections appartiennent à l'Etat.

Une opération similaire d'envergure nationale pourrait être envisagée en 2012 avec l’ensemble des musées de France.

Que vous soyez professionnel de musée national ou territorial, n'hésitez pas une seconde à partager votre expérience et poster  vos questions sur la procédure de récolement.
Quelle organisation avez-vous mise en place ?
Quelle est selon vous la principale difficulté à laquelle votre musée est  confronté ?
Comment surmontez-vous ces difficultés ?
Quels enseignements tirer de la procédure du récolement ?

Les organisateurs de ces journées attendent vos réactions. Ce seront autant d'éléments qui permettront d'alimenter  le débat entre professionnels puis de le relayer ici même.

 

Programme des journées

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 14:03

Le blog de Joconde, portail des collections des musées de France, a été créé pour devenir un vivier d'idées.

Professionnels des musées et passionnés du patrimoine en ligne, vos commentaires et vos contributions sont les bienvenus.

Prenez juste quelques minutes pour lire la charte d'utilisation de cet outil de partage et d'échange.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 10:00

 

Le projet est né au milieu des années 1970, à l'initiative de Michel Aubert, chef du bureau de l'informatique au ministère de la culture, et grâce au soutien de Roseline Bacou, conservateur au cabinet des dessins du Louvre, de Jean-Louis Hellouin de Cenival, conservateur au département des antiquités égyptiennes du Louvre, et de Claire Constans, conservateur au château de Versailles. Ces personnes voyaient dans l'outil informatique un substitut possible à l'édition papier des « inventaires des collections publiques françaises », coûteux et longs à produire.

 

Il fallait être d'une très grande clairvoyance pour imaginer l'intérêt que présenteraient ces bases de données dans l'avenir. Les outils informatiques de cette époque imposaient de fortes contraintes et restaient limités. Aussi, le projet était loin de susciter l'unanimité. Seule l'opiniâtreté a permis de surmonter, au cours des ans, les nombreuses réticences émanant de conservateurs (« A quoi ça sert ? Je les connais mes collections », ou encore : « Mes objets sont trop spécifiques »), d'administrateurs civils (« Le rapport entre les coûts générés et le peu d'interrogations des bases de données plaide pour un arrêt du projet ») ou d'experts en technologies (« Il n'existe pas d'économie liée à l'Internet, l'avenir est au cédérom »).

 

La fin des années 1970 a été employée à élaborer des grilles de description de objets, à organiser des vocabulaires, des thesaurus (par exemple le thesaurus iconographique de François Garnier) et à passer cet ensemble à l'épreuve de la réalité des collections.

 

Avec l'apparition de la micro-informatique, au début des années 1980, le devenir des bases nationales pouvait sembler compromis. Les musées allaient enfin disposer des outils nécessaires à la gestion de leurs collections. Cette gestion, jugée prioritaire par la plupart des conservateurs, reléguait la base de données au rang d'activité secondaire. D'autant que, dans un contexte de décentralisation, le concept de base nationale restait associé à une notion jacobine dépassée. Toutefois, les grilles et vocabulaires élaborés pour ces bases nationales allaient se révéler utiles, même dans un contexte de gestion.

 

Au cours des années 1990, trois étapes essentielles sont venues modifier cette situation, conforter les bases nationales et leur donner une ouverture inattendue.

La première a été le développement de modules d'export permettant d'alimenter la base nationale à partir des outils utilisés dans les musées pour la gestion des collections. Le premier test a été réalisé à partir des notices des collections de Prix de Rome de peinture de l'ensba, grâce à la contribution d'Annie Jacques, conservatrice des collections.

La deuxième a été la mise sur Minitel, en 1992, puis sur Internet, en 1995, à l'initiative de Bruno Mannoni, de la base Joconde. Les bases de données allaient rapidement connaître un succès international auprès d'un très large public.

La troisième a été le lancement, par la mission de la recherche et de la technologie du ministère de la culture, du plan national de numérisation. L'association d'images aux notices était une préoccupation depuis les origines de la conception des bases de données.

 

Comme son nom l'indique, le catalogue collectif résulte d'une synergie. Mentionner certains des acteurs qui, au fil des ans, contribuèrent à sa réalisation serait prendre le risque d'en oublier d'autres. Tout au moins peut-on énumérer quelques uns des métiers qui ont pris une part plus ou moins active à la réalisation de cette entreprise : gestionnaires de bases, informaticiens, conservateurs, documentalistes, photographes, étudiants vacataires, professeurs d'université, chercheurs, administratifs, éditeurs de logiciels...

 

Découvrez ou remémorez-vous la chronologie de la base et du site Joconde.

 

Peut-être avez-vous d'autres informations sur cette histoire. Vous souhaiteriez les porter à connaissance. Ou vous voulez simplement faire un commentaire. N'hésitez pas réagir à cet article.

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Published by Laurent Manoeuvre - dans Information
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 12:37

 

La refonte du site Joconde, cela faisait longtemps que l'on en rêvait.

Notre maquette n'avait pas été révisée depuis 2005. C'est donc dans des habits neufs que Joconde fait sa rentrée 2011.

Cette nouvelle conception graphique, créée par la maquettiste–développeur–multimédia Martine Fitoussi, en un temps record, s'accompagne d'une nouvelle ligne éditoriale.

 

Issu de la base nationale créée en 1975, Joconde avait déjà gagné ses galons de catalogue collectif des collections des musées de France, riche de près de 500 000 notices d'objets de toute nature (Archéologie, beaux-arts, arts décoratifs, ethnologie, histoire, sciences et techniques) valorisées par des visites guidées (parcours thématiques, expositions virtuelles, zooms).

 

Notre site peut désormais légitimement revendiquer le titre de portail des collections des musées de France.

Ce concept comprend :

  • l'espace professionnel consacré à notre cœur de métier, l'informatisation et la numérisation des collections,

  • la rubrique Musées en ligne, répertoire inédit de plus de 800 liens vers des ressources muséales disséminées sur toute la toile (catalogues collectifs et sites de musées français et étrangers, expositions virtuelles),

  • une lettre d'information trimestrielle qui a trouvé son public.

Ce blog est une main tendue de plus vers les internautes habitués ou non de notre site. Il se veut une tribune pour nos musées participants et pour tous ceux que les collections patrimoniales en ligne passionnent.

Contribuez nombreux !

 

N'hésitez pas à réagir à cet article !

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Published by Carine Prunet - dans Information
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  • : Le blog de Joconde - Portail des collections des musées de France
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