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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 12:29

Christian Thévenin, régisseur des Collections des musées de Sarreguemines nous expose la stratégie de mise en ligne sur Joconde adoptée par le musée de la faïence et ses heureuses retombées !

 

1790 : fondation de la faïencerie de Sarreguemines. 2007 : fermeture définitive de l’entreprise. De ces 217 années d’existence, la ville de Sarreguemines a conservé un exceptionnel patrimoine : un four à faïence monumental (1860), le Casino des Faïenceries, bâtiment culturel et festif de la manufacture (1878), des cités ouvrières (1869 et 1926)... Par leur créativité et leur travail, les faïenciers ont légué une riche production céramique. Un large aperçu de celle-ci est conservée et présentée dans deux musées. Le musée de la Faïence dont le jardin d’hiver est classé monument historique, dévoile les produits sortis des fours alors que les procédés de fabrication sont révélés au sein du musée des techniques faïencières. Celui-ci est installé dans une ancienne usine de la manufacture, le moulin de la Blies qui compte aujourd’hui également le jardin des faïenciers.

La mise en ligne des collections sur Joconde nous a semblée essentielle pour mettre à la disposition des institutions muséales et à l’ensemble du public, la richesse et la diversité de la production de la faïencerie de Sarreguemines, une des plus importantes en Europe à la fin du XIXe siècle avec plus de 3 000 employés. Cette richesse est multiple : richesse des matières (faïence, grès, porcelaine…), richesse des supports et des fonctions (vases, services de table, à café ou à dessert, objets décoratifs, assiettes historiées…) et richesse des décors et des styles. Les deux cents ans d’activité de la faïencerie sont un abrégé de l’histoire et de l’évolution du goût, du Néoclassicisme à l’Art déco en passant par l’Historicisme, l’Exotisme, l’Art nouveau…

La collection de céramique du musée de la faïence compte aujourd’hui plus de 6042 œuvres dont 1900 ont été versées sur Joconde depuis l’année 2005. Grâce à l’informatisation et à la numérisation des collections entreprises dès 1997, l’export vers Joconde a pu être mis en œuvre rapidement. Mais ce travail n’aurait pas abouti sans l’expertise, la bienveillance et le dynamisme de Mathilde Huet du Service des Musées de France. A partir de 2008, les exports vers Joconde ont bénéficié du travail de récolement des collections car celui-ci a été mené dans le souci de compléter et de documenter plus précisément chaque œuvre. L’effort s’est porté plus spécifiquement sur l’indexation de l’iconographie. Le cas des assiettes historiées en est un exemple concret. En 2010, nous avons versé sur Joconde notre collection de 1 360 assiettes historiées dont la production a perduré des années 1830 à la Seconde Guerre mondiale. Ces assiettes sont ornées de vignettes aux thèmes très variés : sujets historiques ou d’actualité, scènes de la vie quotidienne, représentations religieuses, scènes de genre… Grâce à une indexation précise de cette imagerie, les chercheurs peuvent avoir accès à des œuvres, certes modestes dans leur apparence et leur facture, mais riches en information sur leur époque.

Régulièrement, grâce à la base documentaire Joconde, le musée est sollicité pour des prêts. Ainsi, le musée prête actuellement des assiettes au musée du Quai Branly pour l’exposition Exhibitions, l’invention du sauvage. Pour cette année, des emprunts sont prévus par les musées de Belfort dans le cadre de l’exposition "La guerre d’Algérie : les artistes français et la conquête de l’Algérie" ou encore par le musée de Béthune pour une exposition sur l’histoire du tramway…

Depuis 2005, année des premiers versements sur Joconde, la liste serait longue des institutions qui ont trouvé le chemin de nos collections par l'intermédiaire de Joconde…

Mais le musée de la Faïence détient également d’autres collections, en particulier une collection inédite et rare de près de 200 objets provenant d’Océanie, plus précisément des îles Gilbert en Micronésie. Sans aucun doute un futur versement sur Joconde…


Christian Thévenin
Régisseur des Collections
Musées de Sarreguemines

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 08:23

Le Sitem, le salon international des techniques muséographiques, dédié à l''équipement et à la valorisation des lieux de culture, se tiendra du 24 au 26 janvier inclus au Carrousel du Louvre, à Paris.

4000 professionnels sont attendus. La majorité des acteurs de la gestion informatisée et de la numérisation des collections pourra vous accueillir, vous présenter ses produits et répondre à vos questions.
Connectez-vous sur le site du salon pour connaître les exposants, éditer votre badge d'entrée électronique ou réserver votre place à une conférence-atelier.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 09:19

Notre série de témoignages sur l'informatisation des collections, de la saisie des données à la publication sur Joconde, se poursuit grâce à Samuel Monier, du  musée des beaux-arts de Dole.

 

Vos commentaires sur ce témoignage sont les bienvenus

 

"L’informatisation des collections a été menée à partir de 2004 grâce à l’acquisition d’un progiciel d’inventaire permettant de réaliser des exports sur la base Joconde. Nous avons aussi bénéficié du soutien de la section fédérée de l’association des conservateurs de Franche-Comté qui a mis en place le plan état-région dédié à la numérisation des collections d’œuvres d’art des musées de la région. Nous avons ainsi pu faire numériser les supports photographiques existants (ektachrome, diapositive) et ponctuellement mettre en place des campagnes photographiques pour les pièces de qualité n’ayant pas encore de cliché. Des photographies faites en interne pour des pièces secondaires ont été produites, le personnel concerné ayant reçu une formation de traitement des fichiers numériques (Photoshop) dans le cadre du programme initié par la section fédérée des conservateurs de la région.

L’objectif initial du plan d’informatisation et d’export était double : en interne, mettre sur pied un inventaire informatisé complété au fur et à mesure de l’avancement du récolement et de la documentation des notices d’œuvres, inventaire rédigé de manière uniforme et débouchant aussi sur une démarche exhaustive de numérisation des collections ; en externe, faire connaître à des publics spécialisés, mais aussi au grand public, les collections du musée au sens large, incluant les œuvres conservées dans les réserves.

De manière pratique, nous avons mis en œuvre une planification des exports répartie par technique, période, et école, en tenant compte des volumes d’œuvres concernés pour chaque lot de notices exporté. Dans un premier temps, nous avons travaillé sur le fonds des peintures qui est le plus important. A l’intérieur de celui-ci, nous avons fait un tri en distinguant les œuvres antérieures au XIXe siècle et celles du XIXe siècle, le musée ayant reçu pour cette période un legs pléthorique dans lequel il convenait de faire une sélection préalable. Nous avons enfin fait pour la peinture ancienne des exports par foyer artistique (France, Italie, Flandres et Hollande). Dans un deuxième temps, nous avons travaillé sur des fonds plus restreints, les estampes, les sculptures, les dessins, ce dernier ensemble devant faire l’objet d’un export en 2012. Au total, presqu’un millier de notices est déjà exporté, plus de 95 % comptant une fiche média de qualité correcte. Le travail d’informatisation est réalisé en interne par l’équipe de conservation du musée, ainsi que ponctuellement par des vacataires que nous formons à leur arrivée. Le rythme des exports dépend de l’activité du musée. Nous nous efforçons de prévenir la co-responsable de la base Joconde au moins deux mois avant chaque export.

D’un point de vue méthodologique, la collaboration avec le Service des musées de France a été très bonne, grâce à un diagnostic fait en amont par Jeannette Ivain. Après une journée d’étude à Dole, elle a dressé un rapport complet avec des préconisations établies à partir de l’observation des informations existantes (ancienne base Filemaker reversée sur le progiciel Actimuséo), ceci dans la perspective d’être en cohérence avec le langage normatif de la base Joconde. Les relations avec Jeannette Ivain, les aides en ligne disponibles ainsi que l’évolution du progiciel d’inventaire (index et thésaurus informatisés, développement pertinent des rubriques de saisie notamment), ont permis de faire un travail aisé, aucune difficulté technique d’un point de vue informatique s’entend, n’étant à signaler par ailleurs.

Après sept années de mise en œuvre de la diffusion des collections sur la base Joconde, nous en tirons un bilan positif. En termes de prêt d’œuvres et de demande de reproduction éditoriale, les dossiers ont été multipliés par deux. A cela, s’ajoute une plus-value scientifique importante, grâce à la collaboration d’historiens de l’art ou de conservateurs qui nous aident ponctuellement pour l’attribution de certaines œuvres vues sur Joconde."

Samuel Monier, assistant de conservation du patrimoine au musée des Beaux-Arts de Dole

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 08:38

cartedevoeux

 

 

 

 

 

 

 

 

Que cette nouvelle année vous permette de réaliser vos projets les plus fous comme les plus raisonnables !

 

 

 

 

 

Et pourquoi ne pas mettre au nombre des inévitables bonnes résolutions le versement des notices de votre musée sur Joconde, catalogue collectif des collections des musées de France, et rejoindre ainsi les 51 musées déjà partenaires ?

 

Qui, quoi, quand, pourquoi et comment diffuser les notices et images du musée  ? Pour répondre à toutes vos questions, consultez notre fiche sur la diffusion des notices dans Joconde.

Les responsables de Joconde sont à votre écoute.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 16:24

La réglementation issue de la loi musées prévoit depuis 2004 la possibilité pour un musée de France de procéder à l'édition informatisée de son registre d'inventaire.

Dans le sillage de cette nouveauté, le service des musées de France a mis en œuvre une procédure de validation des modules réglementaires des outils de gestion de collections afin que cette édition informatisée soit simple, fiable et conforme à la loi. Depuis les premières spécifications, cinq outils différents ont développé de tels modules et ont mené jusqu'à leur terme cette procédure de validation.

Si votre musée a abandonné le registre traditionnel manuscrit "18 colonnes" et crée son registre d'inventaire à partir de votre base de données, votre témoignage nous intéresse, particulièrement si vous avez recours à un logiciel de gestion de collections dont le module a été validé.
Réagissez à cet article ou prenez contact avec Carine Prunet (01 40 15 35 55 carine.prunet@culture.gouv.fr) pour  nous aider à dresser, côté musées, le panorama de l'informatisation de l'inventaire réglementaire.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 13:15

Ce nom correspond à des groupes d'utilisateurs du même outil de gestion de collections réunis à échéances plus ou moins régulières pour échanger sur les fonctionnalités, la pratique et les évolutions du logiciel.

Ces instances plus ou moins formelles peuvent émaner de deux démarches.
Soit elles sont instituées par les sociétés éditrices des logiciels elles-mêmes et s'inscrivent dans ce cas dans leur politique commerciale.
Soit, plus rarement, elles sont créées à l'initiative des utilisateurs eux-mêmes, en fonction de leur regroupement géographique, ou de la nature des collections par exemple. Cette solution peut être adoptée pour conserver une plus grande indépendance par rapport à l'éditeur ; cependant elle peut être mal comprise par ce dernier et présente un risque de jouer "cavalier seul". Un équilibre doit être trouvé, qui préserve le dialogue.

Pour l'éditeur, l'animation d'un club utilisateurs présente l'intérêt de rester en contact avec le terrain. Il manifeste sa volonté d'être au plus près des préoccupations et de comprendre les conditions de travail de ses clients. C'est bien sûr le lieu privilégié de diffusion de l'information stratégique de la société. Au delà du discours commercial, l'installation d'un véritable dialogue technique intégrera l'expertise des professionnels dans le développement de nouvelles fonctionnalités. Une écoute de qualité permettra à l'éditeur de saisir l'opportunité d'anticiper les modifications nécessaires à apporter à son produit.

Côté musées, participer à un club utilisateurs permet d'échanger avec l'éditeur aussi bien qu'entre professionnels sur les bonnes pratiques liées à l'outil, particulièrement pour certaines procédures informatisées (édition de registres d'inventaire, constat d'état, organisation d'exposition, etc). Ces réflexions contribuent à identifier des besoins communs et à fédérer des demandes d'évolution, mieux prises en compte par l'éditeur, sensibilisé à l'effet "groupe".
Améliorer le dialogue avec l'éditeur est donc le bénéfice numéro 1. Dans le cas d'utilisateurs français d'outils édités à l'étranger, cela peut permettre de créer tout bonnement ce dialogue et d'obtenir la mutualisation de developpements sur des spécificités prioritaires franco-françaises, comme le récolement informatisé par exemple.
Le travail en réseau, l'enrichissement de sa culture professionnelle et de ses contacts sont aussi des éléments très motivants pour participer ou animer de tels groupes.

Si les utilisateurs parviennent à bien cibler et prioriser leurs demandes, à entretenir un dialogue cohérent, argumenté et constructif avec l'éditeur tout en conservant leur liberté de parole, se réunir en club utilisateurs servira la qualité de l'informatisation des collections.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 15:50

Plus de 100 participants et de 30 intervenants se sont retrouvés ces jeudi et vendredi 24 et 25 novembre au musée d'archéologie nationale et au musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, pour échanger et réfléchir sur le récolement décennal des collections des musées nationaux.

A la "hantise de l'objet non vu" et à "la tentation du tout" fut mis en avant un nécessaire pragmatisme pour atteindre l'objectif légal d'un récolement complet avant la date du 12 juin 2014.
Ainsi fut rappelé le périmètre du récolement : celui des biens portés à l'inventaire (même indûment), des biens reçus en dépôt et des biens non inscrits mais affectés aux collections. L'inventaire rétrospectif est réservé à une étape postérieure au récolement. Quant aux "découvertes fortuites", elles devront, le cas échéant, suivre le cours de la procédure légale d'acquisition.
L'importance d'un plan de récolement décennal, aux objectifs réalisables à moyens constants, a été soulignée, d'autant que le premier critère de sa validation par le service des musées de France est sa faisabilité. Plusieurs exemples de musées furent cités, qui ont dû amender leur plan à mi chemin et ont accéléré ainsi considérablement le rythme des opérations et de la communication des résultats.

Enfin, la directrice chargée des musées de France, en invitant chacun à poursuivre ces réflexions via ce blog, a salué l'ambition du récolement, "face non cachée de l'inaliénabilité des collections" et la volonté des professionnels d'"appliquer la loi dans sa rigueur et dans son caractère opérationnel".

Les communications de ces journées d'étude seront bientôt accessibles sur l'espace professionnel du site Joconde, dont la rubrique "récolement informatisé" est plus que jamais d'actualité.


N'hésitez pas à réagir à cet article.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 13:50

Un deuxième témoignage de professionnel sur l'informatisation des collections de la saisie des données à la publication sur Joconde : celui d'Yves Sabin, du réseau des musées de la ville de Bourges.

 

Les musées de la ville de Bourges sont bien représentés sur Joconde :

- musée des arts décoratifs (Hôtel Lallemant),

- musée Estève

- musée du Berry et

- musée des meilleurs ouvriers de France,

ainsi que trois expositions virtuelles :

- jeux et jouets,

- céramique de la Borne,

- collections ethnologiques et archéologiques.

 

Vos commentaires sur ce témoignage sont les bienvenus.

 

"Notre équipe a décidé d'informatiser les collections du musée pour pouvoir disposer d’une base de gestion des collections unique, actualisable par plusieurs collègues et facilement disponible.
Après acquisition des matériels et formation nationale auprès du CNFPT, un attaché territorial a saisi les données, en solo d’abord, puis a formé une équipe de quatre personnes. L’informatisation s’est principalement faite à partir des sources papier (fiches d’inventaire).

Nous avons été confrontés à une certaine résistance au changement et à des contraintes financières. Nous les avons surmontées en usant de diplomatie, discussion et persuasion d’une part, mais aussi par le fait que le traitement informatique devenait inéluctable d’autre part.

La numérisation des images a été intégrée assez tôt à notre démarche d'informatisation : le même attaché territorial a suivi en mars 1998 un stage à l’école nationale du patrimoine :"la numérisation des images : la décision, les techniques, les financements". Après l’acquisition du module multimédia de la base informatique, une formation spécifique par le fournisseur a été faite.

C'est à partir de l’an 2000, soit trois ans après le début de l’informatisation des collections, qu'une décision de versement annuel sur la base Joconde a été décidé et un planning de versement thématique annuel arrêté.
Nous nous étions préoccupés des droits de diffusion des images en amont : le recours à un photographe professionnel, garant d‘une qualité d’image optimale, a été décidé pour les objets versés annuellement, avec abandon consécutif des droits. En dehors d'une campagne de numérisation, pour le reversement sur Joconde, consacré au fonds égyptien, réalisée avec l'aide d’un étudiant en troisième année d’égyptologie et la supervision de son travail par son professeur à l’école du Louvre, nous organisons nos reversements par des campagnes photographiquse spécifiques et un grand soin apporté au contenu des notices exportées.

Notre participation à Joconde a été motivée par le fait qu'une information élargie passait nécessairement par l’exportation sur une base nationale et nous avons tout naturellement choisi les corpus à reverser par le biais de discussions avec les différents responsables de collections.

Nous articulons la publication Joconde avec les autres activités du musée (inventaire, récolement, expositions) en planifiant un calendrier annuel qui fixe différentes dates limites : celles du choix des notices, de la rédaction, des photographies. Cela fait également l’objet de discussions dans le cadre de réunions mensuelles de l’équipe de gestion des collections."

Cette publication dans Joconde nous a apporté la satisfaction de voir le travail d’une équipe portée au niveau national et même européen grâce aux moissonnages par les portails « Collections » et « Europeana ».

Voici d'ailleurs deux exemples assez forts de retour :
- un chercheur Australien ayant tapé sur Google le nom d’un céramiste local a trouvé en seconde position de réponse la notice d’une œuvre de cet artiste dans Joconde et nous a écrit pour disposer de compléments d’informations préalablement  nécessaires à la réalisation d’un ouvrage.

- un musée de Corée du Sud a récemment sollicité le prêt d’une tasse en émail pour une exposition, après avoir découvert cet objet dans la base Joconde."

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:55

Quelques mots sur le bilan national de numérisation et Patrimoine numérique, répertoire des fonds numérisés, par Laurent Manœuvre, chef du bureau de la diffusion numérique des collections (service des musées de France)

 

Alors que la numérisation joue un rôle croissant dans le fonctionnement des établissements, il est apparu nécessaire de faire un bilan de l'avancée de cette technologie dans les musées de France. Une enquête a donc été lancée par le bureau de la diffusion numérique des collections en octobre 2010.

Afin de faciliter la tâche des musées, des questionnaires individualisés avaient été pré-remplis à partir des données de Muséofile, répertoire des musées de France. Ces informations ayant été fournies par les musées eux-mêmes, elles peuvent être considérées comme fiables. Ce questionnaire se voulait assez général, la qualité de la numérisation importe peu. Images de travail, images professionnelles, tout est bon à prendre en compte.

Plus de 300 musées ont répondu à cette enquête. Reste donc près d'un millier de réponses en attente... Des relances sont donc en cours d'envoi.

Mais, au fait, quel bénéfice les musées tireront-ils de cette enquête ? Eh bien, leur action en matière de numérisation sera visibles sur Internet, au travers de « Patrimoine numérique ». « Patrimoine numérique » est un répertoire des fonds culturels numérisés (archives, bibliothèques, musées...).  Comme tout répertoire, « Patrimoine numérique » décrit les collections numérisées : « Fonds de plus de 8.500 cartes postales anciennes numérisées des Archives départementales de l'Ain datant de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle ». Aucun risque de doublonnage avec Joconde, catalogue collectif des collections des musées de France, car Joconde diffuse les collections en elles-mêmes (pièce à pièce ou lots d'objets).
Alors qu'ils assurent une activité de numérisation importante, les musées de France s'avéraient très peu présents sur « Patrimoine numérique ». Ceci va donc changer.
Etre présent sur « Patrimoine Numérique » offre également une visibilité au plan international, car « Patrimoine numérique » contribue à MICHAEL (Multilingual Inventory of Cultural Heritage in Europe) : répertoire européen des fonds culturels numérisés.

Alors, si vous ne l'avez pas déjà fait, merci de répondre à cette enquête : des relances personnalisées sont en cours de diffusion par messagerie région par région.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 08:43

La contribution de David de Sousa, responsable du musée Alfred Danicourt à Péronne, inaugure une série de témoignages de professionnels sur l'informatisation réussie de leurs collections dans des contextes très variés, jusqu'à leur publication sur Joconde. 

 

A noter que, fondé en 1877, ce musée est le plus petit musée polyvalent de la Somme.

 

Vos commentaires sur ce témoignage sont les bienvenus.

 

 

"Les premiers échanges entre le Musée Alfred-Danicourt et l’équipe de Joconde débutèrent en 2007. Deux ans plus tôt, la ville de Péronne avait bénéficié d’aides publiques dans l’achat de matériel et d’un progiciel pour son musée, dans le cadre d’un contrat de plan Etat-Région lançant la numérisation des collections des musées de Picardie. Les établissements bénéficiant de subventions s’engageaient à reverser notices et images vers les bases de données nationales gérées par le Ministère de la Culture. Bien qu’encouragée par les services de la DRAC, notre prise de contact n’était donc pas tout à fait spontanée. Il nous fallut quelques mois avant de nous accorder, en tenant compte d’une part des contraintes et des exigences techniques et éditoriales de Joconde, et d’autre part du temps effectif que nous pouvions consacrer à ce projet non prioritaire dans la charge quotidienne de travail d’une petite unité de province.

Notre contribution à la base Joconde s’inscrivait également dans une opération globale et primordiale, réalisée en interne, et ayant pour objectifs la numérisation, l’informatisation de l’inventaire et le récolement des collections permanentes tels qu’ils sont fixés par la Loi des Musées de France de 2002. La technique de versement des notices et images sur la base nous apparut au final assez simple comparativement aux connaissances acquises pour la maîtrise du progiciel d’inventaire et des outils de numérisation. La disponibilité du personnel Joconde et les tutoriels en ligne furent et sont toujours des plus appréciables pour nous guider.

Des raisons historiques expliquent la nécessaire mise aux normes de notre inventaire en repartant des objets eux-mêmes, ce qui induit une variation de la vitesse du processus en fonction de la nature des collections concernées et de leur localisation. Des raisons structurelles expliquent la logique thématique retenue pour notre plan de récolement, qui est donc aussi un plan de numérisation et d’informatisation de l’inventaire, et dont le terme échu est 2013. Le rythme de ces opérations conditionne celui de nos contributions sur Joconde. Ainsi, les premiers versements concernaient les Beaux-arts, puis la numismatique antique ou plus récemment le mobilier gallo-romain ; le prochain devrait couvrir notre fonds photographique 19e siècle. Les nouvelles acquisitions sont, dans la mesure du possible, versées au plus tard un an après leur intégration aux collections permanentes. Nous nous appuyons sur nos seuls moyens internes et exportons simplement lorsqu’une période est favorable, sans possibilité de fixer un calendrier précis voire « contractuel » des versements. C’est pourquoi nous comprenons que le traitement et la mise en ligne de ces notices soient eux aussi conditionnés aux disponibilités d’un service recevant des milliers de fichiers par an depuis les musées de toute la France.

Presque cinq ans plus tard, environ 50% de nos collections ont été récolées, numérisées et versées sur Joconde, soit près de 1500 notices. Deux expositions virtuelles [ Camées et intailles ; Médaillier gaulois d'Alfred Danicourt] ont été créées en collaboration avec le Bureau de la Diffusion Numérique ; elles dépassent sur 2010 et 2011 les 10000 consultations, soit le triple d’une année de fréquentation de nos collections permanentes ; de même, sur 2011, le nombre de nos images vues dépasse la moyenne des 2000 par mois. Nous recevons mensuellement des demandes de reproduction adressées depuis l’interface de Joconde. Les demandes de prêt ont été multipliées par quatre et suivent parfois simplement de quelques jours la mise en ligne de notices. In situ, de nouveaux visiteurs revendiquent avoir découvert nos trésors via internet.

Plus inattendu, notre collaboration a provoqué l’enrichissement de nos collections suite à la consultation du site par un internaute américain descendant d’un de nos artistes. D’autres utilisateurs nous ont signalé des sources documentaires inconnues. Joconde est devenu un outil complémentaire de communication et de valorisation de nos collections, de même qu’un outil scientifique que nous consultons par réflexe lors de nos propres recherches. A aucun moment nous ne regrettons d’avoir contribué à l’enrichissement de ce qui est devenu bien plus qu’un catalogue collectif des collections des Musées de France."


                                    David de Sousa, responsable du musée Alfred Danicourt à Péronne.

 

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