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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 11:16

nouveaute48-copie-1.jpgLe musée des beaux-arts de Brest vient de verser un premier lot de notices illustrées sur Joconde :  plus de cent oeuvres des peintres de Pont-Aven et des Nabis. L'occasion pour son conservateur, Pascal Aumasson, de revenir sur l'histoire des collections du musée ainsi que sur leur valorisation sur Joconde, liée à la programmation des expositions temporaires. 

 

 

 

IBELS Henri Gabriel, Personnages dans un pré, huile sur carton, 4e quart 19e siècle - 1e moitié 20e siècle, Brest, musée des beaux-arts, © Jacques Bocoyran


"Un nouveau musée à tout prix !  L’expression présente une certaine exagération. Mais, c’est néanmoins dans cet esprit que la ville de Brest n’a cessé de penser à la place d’une collection artistique dans sa politique culturelle. Dans la nuit du 4 au 5 juillet 1941, un bombardement aérien et l’incendie qui s’en suivit anéantirent les collections rassemblées depuis 1875. À l’idée de renoncer à toute approche muséographique de l’art et de l’histoire, et bien qu’absorbée par la reconstruction de la ville, la municipalité de Brest s’efforcera de constituer une nouvelle collection.

 

Après une première période centrée à partir de 1947 sur la constitution d’un fonds d’art populaire régional, le choix d’engager l’établissement sur la voie des beaux-arts est établi en 1964, avec la nomination d’un nouveau conservateur, René Le Bihan.

L’enjeu est singulier ! Il offre une grande liberté de choix, dans la mesure où aucune peinture, aucune école, aucun style, aucune chronologie particulière ne s’imposait par une présence ancienne d’œuvres. Les sélections ont été guidées par une ligne de fond consacrée aux écoles italiennes des XVIIe et XVIIIe siècles et à leur rayonnement en Europe, en parallèle à deux autres axes consacrés respectivement au néoclassicisme et au symbolisme. L’ouverture en été 1968 du nouveau bâtiment dessiné par J.-B. Mathon, architecte chargé du nouveau plan d’urbanisme, a permis de montrer ce nouveau fonds au public.

 

La mise en perspective des collections brestoises, engagée depuis deux ans et incarnée par une exposition temporaire consacrée chaque année exclusivement à un fonds, a porté en 2013 sur les œuvres réunies autour de l’École de Pont-Aven et les Nabis. 108 peintures, dessins, estampes et sculptures ont fait l’objet d’un récolement, et leur rassemblement a donné lieu à un catalogue. L’exposition inédite d’une sélection de ces œuvres a donné l’occasion de souligner l’angle d’étude adopté à Brest dans la présentation aux publics de l’École de Pont-Aven : ses sources sont à Argenteuil et à Saint Briac, avec Émile Bernard dont le musée conserve pas moins de douze œuvres.

C'est ce corpus d'exception que le musée a choisi pour valoriser ses collections sur Joconde et intégrer le catalogue collectif des collections des musées de France.

 

Sur le même principe, les prochains versements seront consacrés à des collections mises en lumière à l'occasion d'une exposition : le fonds consacré à la sculptrice Anna Quinquaud, tout d'abord, présenté dans l'exposition Anna Quinquaud. Une sculptrice en Afrique du 5 février au 17 mai 2014, puis les peintures italiennes, présentées dans l'exposition Les maîtres italiens du musée de Brest, du 30 avril 2014 au 4 janvier 2015."

 

Pascal Aumasson, conservateur du musée des beaux-arts de Brest

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 09:23

expo-joconde.jpgIl est tout à fait possible - et bienvenu ! - pour un musée de France d'apporter des compléments d'information à un corpus cohérent de notices publiées sur Joconde : à travers la réalisation et la mise en ligne de pages web spécifiques composant une exposition virtuelle.

Concrètement, tout commence par un versement de notices, de préférence illustrées, portant sur le thème choisi. Le musée fournit ensuite des textes d'accompagnement à partir desquels les œuvres seront mises en scène à l'écran. L'intérêt est d'apporter plus d'information sans les répéter dans chaque notice.

C'est la co-responsable de Joconde qui procède à la mise en page - web - et à la mise en ligne des informations, selon une structure et une maquette définies avec le musée. Des liens, introduits dans les textes, renvoient aux notices au fil de la lecture.
Pour le musée, cela ne demande pas plus de travail que la rédaction d'un panneau d'exposition permanente ou temporaire sur ses cimaises. Bien souvent, des textes validés existent déjà au sein du musée, qui peuvent tout à fait être réutilisés.

Il y a déjà plus de trente expositions virtuelles sur Joconde, sur les thèmes les plus variés.
Ces produits éditoriaux répondent à divers objectifs : présentation d'n fonds méconnu et peu visible du public, remise en contexte d'un fonds archéologique, découvertes liées au récolement…

Précisons que ces expositions virtuelles font l'objet de statistiques de consultation spécifiques : chaque mois, le musée auteur de l'exposition virtuelle peut savoir combien d'internautes l'ont visitée.

Alors, ne vous privez pas de cette solution simple de valoriser vos collections sur le web !

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 09:21

Amazonie.jpgTrois institutions, le musée des cultures guyanaises, le Stichting Surinaams Museum (Fondation du musée du Suriname) et le musée Paraense Emilio Goeldi (institution de recherche liée au Ministère de la Science, Technologie et Innovation du Brésil), ont mis leurs collections en ligne sous la forme d’une base de données commune.

 

 


Ce catalogue, en cours de construction, constitue la première étape d’un processus de numérisation et de valorisation des collections des musées d'Amazonie.
Les collections d'ethnographie des cultures amérindiennes et bushinenge ont été choisies en priorité. Mais d'autres types de collections (archéologie, sciences et techniques, histoire naturelle...), d'autres groupes culturels et d'autres institutions muséales du plateau des Guyanes devraient abonder ce catalogue international.

Formulaire de recherche et structure des notices sont proposés en quatre langues : Anglais, Français, Néerlandais et Portugais. En revanche, les contenus restent dans la langue du musée producteur de la notice. Ces contenus sont relativement clairs et permettent de comprendre la destination des objets.

La possibilité est donnée à l’internaute de publier un commentaire sur les notices et les images qu’il consulte.

On appréciera la localisation géographique de provenance de l’objet, bienvenue pour qui n’est pas familier de cette région.

Parallèlement à la base de données, des  expositions virtuelles  mettent en valeur la complémentarité des collections.

Base de données et expositions virtuelles sont la partie visible d’un projet visant à permettre aux équipes des musées de tisser et maintenir des liens dans les domaines relevant du patrimoine.

Un site à visiter, pour se familiariser avec les cultures des Guyanes, entre Orénoque et Amazone.

 

 

Plus d'informations sur ce projet avec l'intervention de Lydie Joanny, coordinatrice du projet,  lors de la journée "Les musées de France à l'heure du numérique...", 7 juin 2013, à  lire ou à écouter.

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 10:07

Libourne-Photo-009-leg.jpgLe musée des beaux-arts de Libourne aura achevé son premier récolement décennal dans les semaines qui viennent. Pour le bicentenaire du musée, l'équipe s'offre un cadeau assez inestimable : la connaissance globale et documentée de ses collections, entièrement informatisées et numérisées. Thierry Saumier, conservateur du musée, revient pour nous sur ces quatre années de travail rigoureux ainsi que sur les multiples retombées positives et projets qui l'accompagnent.


Comment avez-vous envisagé l'informatisation du récolement ?
A ma prise de fonctions en janvier 2010, force fut de constater que le récolement n'avait pas beaucoup avancé. Face à l'ampleur de la tâche et à nos effectifs restreints (l'équipe du musée compte cinq personnes dont mon adjoint et moi-même), la décision a été prise immédiatement de tirer parti de l'informatique. J'étais résolu à ne pas externaliser ce travail - selon moi, l'inventaire et le récolement sont des missions clés du conservateur pour connaître les collections - et je m'en félicite tous les jours.
Sans délaisser la gestion et la médiation des collections, nous avons donc mené de front l'informatisation de l'inventaire, qui avait été engagé précédemment, et du récolement grâce à l'outil de gestion des collections acquis par mon prédécesseur. Pour un même objet, passer des informations relevant de l'inventaire à celles du récolement est ainsi particulièrement aisé. Cette souplesse nous a permis d'être efficaces une fois la bonne méthode mise au point.

Quelle est donc cette chaîne opératoire ?
Elle est simple mais quasi militaire ! Une saisie au kilomètre a été faite sur l'outil de gestion de collections à partir des registres d'inventaire anciens fusionnés en 1982, afin de créer un maximum de notices d'identification. Nous avons ensuite confronté ces informations aux objets eux-mêmes en bénéficiant des fonctionnalités de recherche de l'outil pour retrouver la fiche descriptive de chaque objet concerné. Chaque bien était ensuite marqué, photographié, rangé et éventuellement reconditionné. Sa fiche de récolement était complétée dans la foulée ; ce qui, pour les cas simples, ne prenait pas plus de cinq minutes.
Pour les objets non inventoriés et ne figurant donc pas dans la base, nous avons pris le parti de les récoler quand même et de créer une fiche informatisée avec un numéro d'inventaire rétrospectif. Nous avons préféré ne laisser aucun objet de côté, d'autant que cela ne concerne au final que 47 items.
Nous avons commencé par les collections les plus faciles : peintures et sculptures. Puis ce fut le tour des plaques photographiques et des objets ethnologiques. Les objets archéologiques appartiennent pour la plupart à la SHAL (Société Historique et Archéologique du Libournais) et n'entraient donc pas dans le périmètre de ce premier récolement ; ce dernier a néanmoins permis d'éclairer le statut juridique de ces objets. Le deuxième récolement permettra d'aller plus dans le détail.

Et quel est le bilan de l'informatisation de ce premier récolement ?
Pour le bilan comptable : 4.203 fiches informatisées dont 4.048 objets présents.
Le bilan qualitatif est multiple : il est lié étroitement à cette connaissance de la collection acquise très rapidement. Ce travail auprès des œuvres, pièce à pièce, apporte un repérage visuel et topographique très précieux. L'état sanitaire des collections est désormais très bien connu : cela m'aide à planifier les campagnes de restauration et à homogénéiser les interventions des restaurateurs.
Cette appréhension directe des objets est une aide quotidienne à la décision pour la gestion des collections. Cela me permet de moduler l'accrochage, de renforcer par de nouvelles acquisitions la période 1900-1930, déjà bien représentée dans les collections récolées, mais également d'"assainir" notre fonds, notamment par la mise en place d'une procédure de radiation pour une quarantaine d'objets indûment inscrits sur l'inventaire.
Bien sûr, la capacité de répondre instantanément aux questions des chercheurs et des éditeurs s'est aussi considérablement accrue grâce à la consultation de notre base de données qui est devenue l'outil de référence.

Concernant la base de données en tant qu'outil de travail, quels sont vos projets ?
La base de données du musée étant devenue la source d'information la plus fiable sur les collections, nous n'utilisons plus pour nos nouvelles acquisitions le registre d'inventaire manuscrit. Nous procèderons donc, grâce aux fonctionnalités réglementaires dont est doté notre logiciel de gestion de collections, à l'édition informatisée du registre d'inventaire pour les objets nouvellement inscrits.
En outre, grâce à l'acquisition d'un scanner haute performance, nous allons numériser nos dossiers d'œuvres pour les associer aux notices informatisées. L'information sera plus accessible et l'archivage de ces documents nous fera gagner de la place dans nos locaux.

Au titre de vos projets, comment envisagez-vous la valorisation de ces collections informatisées ?
Notre stratégie et nos supports de valorisation sont multiples. Nous allons continuer à diffuser les données du musée sur Joconde, la base nationale, mais aussi sur la Banque numérique du savoir d'Aquitaine, et la base du FRAM Aquitaine. La visibilité de nos collections sur le Net a notamment pour retombée directe une augmentation significative du nombre de demandes de prêt et nous faisons régulièrement appel au mécénat pour nos expositions temporaires.
In situ, certaines des œuvres que nous exposons sont équipées de flash codes qui permettent d'accéder à des compléments d'information réalisés en audio-description pour des publics mal voyants mais que nous avons mis en ligne pour tout un chacun. Nous avons aussi le projet d'installer, dans les salles du musée, une borne de consultation afin que nos visiteurs puissent avoir accès aux nombreuses collections qui ne peuvent être exposées.
Nous pourrons ainsi partager encore plus largement la connaissance fine des collections que ces quatre années d'inventaire - récolement intensif nous ont permis d'acquérir.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 09:16

AMNLes Archives des Musées nationaux viennent de mettre en ligne la plupart de leurs instruments de recherche par série à l'adresse http://www.culture.gouv.fr/documentation/manuscrits/.
Cela complète le Guide de recherche et l'État général des fonds déjà en ligne depuis plusieurs années.

Est également accessible et téléchargeable librement le fruit de la numérisation intégrale des Registres du Salon tenu à Paris entre 1795 et 1853, ainsi que des documents annexes allant jusqu'en 1861.
Alain Prévet, responsable des archives des musées nationaux, revient pour nous sur cette mise en ligne.

 

" Les Archives des musées nationaux (AMN), l'un des trois pôles du Service des bibliothèques, des archives et de la documentation générale des musées de France (SBADG), sont installées au Palais du Louvre depuis le milieu du 19e siècle et conservent le témoignage écrit de deux siècles d'administration des musées nationaux, depuis la création du Muséum central des arts, au Louvre en 1792 (1.700 mètres linéaires).

 

Pour mieux faire connaître ces fonds - qui attirent déjà chaque année environ 400 lecteurs consultant 5.000 liasses ou registres en 1.500 séances de travail - il a semblé opportun de tenter une première mise en ligne des principaux instruments de recherche peu à peu convertis au format pdf ces 6 dernières années :
http://www.culture.gouv.fr/documentation/manuscrits/
et plus précisément :
http://www.culture.gouv.fr/documentation/manuscrits/series-2.htm

Certes, ces 65 instruments de recherche d'époques diverses offrent un niveau de précision variable selon les séries, l'ensemble n'ayant pu être encore ni totalement unifié, ni totalement revu. Un avertissement préalable appelle d'ailleurs à la participation des lecteurs pour signaler toutes les corrections qui pourraient être apportées (contact : mailto:amn.dmf@culture.gouv.fr).

 

Ces six dernières années ont aussi permis de mener des campagnes de numérisations sur les documents les plus consultés, essentiellement des registres.

Ces numérisations n'auraient pas été possibles avec la même ampleur sans une mutualisation des moyens avec d'autres services et nous sommes heureux de remercier : la Commission de récolement des dépôts d'oeuvres d'art (CRDOA) ; le musée du Louvre ; le musée d'Orsay ; le Centre de recherche et de restauration des Musées de France (C2RMF) ; le château, musée et domaine national de Versailles ; le musée national du Moyen Age–Thermes et hôtel de Cluny ; le service des musées de France ; le musée national de la Renaissance–château d'Ecouen ; l'Université d'Exeter, les Universités de Tours et de Berlin (Projet ArtTransForm) ; les amis du château d'Eu–musée Louis-Philippe ; les musées et domaine nationaux de Compiègne ; l'UNED de Madrid et l'Université McMaster à Hamilton (Ontario, Canada).

Pour une première mise en ligne d'archives numérisées, le choix s'est porté sur  les registres touchant aux Salons qui dépassent le cadre des collections nationales pour toucher la production artistique de plus d'un demi-siècle.

Les numérisations correspondantes, menées avec la précieuse collaboration du musée d'Orsay et des Universités d'Exeter et McMaster à Hamilton, sont accessibles :

 

- soit par la liste intégrale dans l'ordre chronologique :

- soit via une petite base de données permettant de choisir parmi les 9 types de registres (liste déroulante « Titre général ») et/ou par année du Salon considéré :


Parallèlement, l'Université d'Exeter a mis en ligne sa propre Database of Salon Artists, une base de données créée par Alister Mill et Harriet Griffiths qui dépouille les 81.476 ouvrages et 9.072 artistes présents dans les registres entre 1827 et 1850. Elle offre un lien direct, pour chaque ouvrage, avec la page du registre concerné, et permet la recherche par ouvrage (et par matériau, technique, genre etc.) et/ou par artiste (ainsi que par sexe, âge, formation etc.).

 

Pour renforcer et souligner cette étroite collaboration entre chercheurs et service d'archives, les auteurs de cette base ont bien voulu rédiger en anglais le texte de présentation (traduit en français par le professeur James Kearns), pour guider les recherches des autres chercheurs dans les documents intégraux. Nous ne saurions trop les en remercier.

Ces diverses mises en ligne semblent déjà rencontrer un certain succès (136.590 images affichées en mars 2014, contre 5.571 en février, alors qu'il n'y avait encore, jusqu'au 11 mars, que les illustrations des seuls manuscrits de la Bibliothèque centrale des Musées nationaux).

Les premiers retours d'internautes encouragent à tenter de proposer prochainement la mise en ligne d'autres grandes séries de documents numérisés comme les Procès-verbaux du Comité consultatif des conservateurs des Musées nationaux (série *1BB), ceux du Conseil artistique de la Réunion des Musées nationaux (série *3BB), les inventaires des collections nationales (série *DD), les registres de copistes aussi bien du Louvre que du Luxembourg (*LL et *HH), voire les registres de correspondance administrative du XIXe siècle (*AA), dans le respect bien sûr des règles de communicabilité des documents (1). "

 

 

(1) Les documents couvrant les 50 dernières années ne seront pas mis en ligne pour respecter la vie privée des particuliers qui peuvent y être mentionnés, aussi bien dans les inventaires que dans les procès-verbaux, comme donateurs, vendeurs, intermédiaires, etc.

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 13:58

met.jpg82nd & Fifth est l'adresse du Metropolitan Museum de New York. C'est aussi le nom d'une nouvelle collection numérique lancée par ce musée, "à l'intersection de l'art et des idées".

 

 

 

 

 

 

Depuis 2013, cent conservateurs du musée ont été invités à présenter cent oeuvres qui ont changé leur vision du monde : "une oeuvre, un conservateur, deux minutes".  Onze photographes ont interprété la vision de ces conservateurs.

 

Le discours s'avère bref (moins de trois minutes), simple, efficace. Pour autant, la dimension scientifique n'est jamais négligée. Au fil de la présentation, le conservateur nous confie la raison de son choix, laquelle relève d'une subjectivité pleinement assumée. Parfois, il manipule l'objet, mais sans jamais se mettre lui-même en scène. Ses mains apparaissent de manière à nous faire comprendre le fonctionnement de l'objet, ou à appréhender rapidement ses dimensions. Les photographes ont réalisé un très beau travail de mise en lumière illustrant, voire soulignant, l'exposé oral. 

 

Mais ce n'est pas tout. Chaque présentation peut désormais être sous-titrée en Allemand, Arabe, Chinois, Coréen, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Portugais et Russe.

 

En marge de la présentation sont proposées des images d'archives, des vidéos ou encore l'objet en 3 dimensions. Et comme il s'agit, aussi, de choix très personnels, chaque conservateur est photographié.

 

Des mots clés sont associés à chaque présentation. On peut ainsi facilement retrouver l'une ou l'autre sur le site, ou encore grâce aux moteurs de recherche. Un lien renvoie vers la notice complète de l'objet dans la base de données du musée.

 

Enfin, ces cent objets sont regroupés sur une frise chronologique, mais aussi sur une carte géographique.

 

Une visite approfondie s'impose. Ne boudez pas votre plaisir.

 

 

Arabic, Chinese, French, German, Italian, Japanese, Korean, Portuguese, Russian, and Spanish - See more at: http://82nd-and-fifth.metmuseum.org/#sthash.GB17sv3m.dpuf
82nd & Fifth is the Met's address in New York City. It is also the intersection of art and ideas.

Throughout 2013, we invited 100 curators from across the Museum to talk about 100 works of art that changed the way they see the world, and eleven Museum photographers to interpret their vision: one work, one curator, two minutes at a time
- See more at: http://82nd-and-fifth.metmuseum.org/about/#sthash.01QVLpuF.dpuf
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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 15:46

Sigle-recyclageIl est désormais fréquent qu' un musée soit concerné par la reprise de tout ou partie de ses données sur les collections. Quel qu'en soit le périmètre, cette prestation doit être abordée comme un projet à part entière. Le musée s'en remettra bien sûr au prestataire - qui est alors bien souvent l'éditeur de l'outil de gestion de collections retenu par l'établissement. Néanmoins, une part non négligeable du travail - voire fondamentale - demeure entre les mains de l'équipe du musée. Alors, à vous de jouer pour que la reprise soit efficace et que le changement se fasse, si ce n'est dans la douceur, du moins dans la cohérence !

Détaillons donc ce que le musée peut anticiper concrètement pour maîtriser la situation :
- préparer les données : une partie des données sera nécessairement convertie lors de la migration ; malgré tout, le musée peut assurer un certain toilettage de ses informations avant de les confier au prestataire : archivage de notices obsolètes, fusion ou séparation de certaines rubriques, remise au carré des lexiques, sauvegarde du paramétrage des droits d'accès… Il faut garder à l'esprit qu'une saisie incohérente à la source génèrera des difficultés importantes lors du transfert d'informations.

- s'organiser en équipe : un interlocuteur privilégié sera désigné pour assurer le dialogue technique avec le prestataire ; toutefois, la reprise mobilisera à plusieurs niveaux et étapes les différents professionnels du musée intervenant sur le système informatisé. Les tâches doivent être explicitement réparties entre collègues et échelonnées selon les dates butoir fixées par le calendrier de la prestation. Il peut s'agir de l'analyse ou du toilettage des données mais aussi d'une étape très importante et malheureusement trop souvent négligée : celle des procédures de tests sur des sélections représentatives de notices ou des listes de vocabulaires.

- publier au maximum les données avant la migration : on ne saurait trop encourager les musées à mettre en ligne le plus grand nombre possible de notices illustrées, que ce soit sur Joconde ou via un site local, avant le transfert des données dans le nouveau système. En effet, une fois les données migrées, il faudra un certain temps à l'équipe pour s'approprier l'outil et pour procéder aux nécessaires vérifications de l'intégrité des données. De plus, les fonctionnalités de publication peuvent ne pas être immédiatement opérationnelles au moment du déploiement du nouveau système. Alors autant prendre ses précautions en amont pour assurer la visibilité des collections de son musée sur Internet !

En savoir plus :

Piloter la reprise des données

Reprise des données sur les collections : gare au passif

 

Une expérience à partager ? Contactez-nous pour témoigner

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 11:20

 

st-omer.jpgLes musées de Saint-Omer sont désormais en ligne sur le portail numérique dédié aux patrimoines du Pays d’art et d’histoire de Saint-Omer :


http://www.patrimoines-saint-omer.fr/Les-musees-et-oeuvres/Musee-de-l-hotel-Sandelin


http://www.patrimoines-saint-omer.fr/Les-musees-et-oeuvres/Musee-Henri-Dupuis


 

 

12 œuvres emblématiques du musée de l’hôtel Sandelin, parmi lesquelles le Pied de croix de Saint-Bertin ou la Croix de Clairmarais, chefs-d’œuvre des collections, ont été numérisées en 3D par une agence spécialisée dans les domaines de la réalité virtuelle, réalité augmentée et visualisation 3D. Chacun peut aujourd’hui admirer ces œuvres d’art sous tous les angles et surtout les manipuler sans complexe, ce qui est inenvisageable dans la réalité.


Au-delà des œuvres des collections à découvrir en 3D, c’est une véritable visibilité qui est donnée au musée de l'hôtel Sandelin et au musée Henri-Dupuis, les deux musées de France de la Ville de Saint-Omer. Présentation des collections, expositions virtuelles, actualités, programmes et documentation pédagogique sont désormais accessibles sur le portail.


L'occasion de visiter le musée Henri-Dupuis, fermé au public depuis 2007, de redécouvrir son histoire et ses collections, de naviguer à son rythme et au gré de ses envies dans les trois parcours du musée de l'hôtel Sandelin, de préparer sa visite et de profiter des ressources en ligne.

Notamment, naviguer au sein de l’exposition virtuelle "Trésors des Musées de Saint-Omer, révélations du récolement" mise en ligne sur le portail et valorisant l’exposition réalisée au Musée de l’hôtel Sandelin dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine 2012.



Le portail numérique « Patrimoines de Saint-Omer » a été cofinancé par l’Europe dans le cadre du programme interreg 4A France-Wallonie-Flandre via le projet « Westhoeck sans frontière », par la Région Nord-Pas-de-Calais, le Département du Pas-de-Calais, la Communauté d’Agglomération de Saint-Omer et la Ville de Saint-Omer.

 

[Cet article émane du service communication et de la direction des musées de Saint-Omer, que nous remercions pour leur aimable contribution]

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 09:28

logoUne formation de deux jours, "Participer à Joconde", aura lieu les 16 et 17 juin prochains à Paris. Cette formation est organisée par la direction générale des patrimoines et animée par Jeannette Ivain et Carine Prunet du bureau de la diffusion numérique, sous-direction des collections, service des musées de France.

 

 

Les différentes problématiques de la mise en ligne des collections des musées, particulièrement à travers le processus de versement sur Joconde, seront abordées. Les explications théoriques seront illustrées d'échanges, de cas concrets présentés par des professionnels et d'exercices pratiques mis en commun.
L'occasion de réfléchir sur ses pratiques, de rafraîchir ou d'approfondir ses connaissances et d'échanger entre professionnels...

Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 9 mai 2014 et limitées à 30 personnes.  (Renseignements administratifs)

Il ne faut donc pas tarder à vous inscrire !



Programme détaillé de la formation
Bulletin d'inscription pour les agents du ministère de la Culture
Bulletin d'incription pour les agents extérieurs au ministère de la Culture

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 14:10

JocondeLabL'expérimentation JocondeLab, version sémantisée de Joconde liée à des contenus issus de Wikipédia, a reçu hier le prix "Data Access".  Remis à l'occasion du salon Documation-MIS, les Data Intelligence Awards distinguent tout logiciel, processus, service ou solution, relatifs au domaine de la Data Intelligence dans les environnements privés, publics ou associatifs, en France et à l’étranger.

 

 

Plus précisément, le prix Data Access récompense les solutions e initiatives qui facilitent la visibilité ou l’accès à l’information utile (données, contenus, connaissances), en améliorant la pertinence, la rapidité et la fiabilité des résultats obtenus.

 

L'aspect multilingue de JocondeLab, reposant sur la version française de DBpedia, et "permettant la valorisation internationale du patrimoine numérique des musées français, grâce aux technologies du web de données" a notamment été mis en avant.

 

L'année dernière, le site  data.bnf.fr, réalisé par la Bibliothèque nationale de France, avait remporté le Grand Prix. Le ministère de la Culture est donc encore à l'honneur cette année et nous nous en réjouissons.

 

En savoir plus :

Les vainqueurs des Data Intelligence Awards 2014, article de Dominique Filippone du Journal du Net

Lancement officiel du site JocondeLab

JocondeLab : premiers pas de Joconde sur le web sémantique

 

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Présentation

  • : Le blog de Joconde - Portail des collections des musées de France
  • Le blog de Joconde - Portail des collections des musées de France
  • : Actualité de Joconde, portail des collections des musées de France. Catalogue de 500.000 notices d'objets, valorisées par des visites guidées (partenariat entre le bureau de la diffusion numérique des collections du service des musées de France et les musées participants). Espace professionnel : fiches-conseils consacrées à l'informatisation et à la numérisation des collections. Musées en ligne : sélection des ressources numériques muséales du monde entier.
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