Mardi 3 mars 2015 2 03 /03 /Mars /2015 09:01

Sigle-recyclageEncore un article sur la reprise des données ? Eh oui ! Il nous semble indispensable de revenir et d'approjondir une facette de ce sujet, tant il semble encore trop souvent négligé lors d'un projet d'informatisation.

Les éditeurs - et les musées qui en ont fait l'expérience - sont unanimes sur ce constat :  de la qualité de la reprise dépendra la bonne appropriation de l'outil installé. Pour que la greffe prenne, en somme...
Cette qualité n'est jamais due au hasard : elle vient toujours d'une bonne préparation et d'une bonne connaissance des données. Quel musée acquérant un logiciel part désormais de zéro ?

 

Dans le cadre d'une procédure de marché public, et plus particulièrement lors de la rédaction du cahier des charges, vous avez une foule de choses à prévoir et à décrire... Force est de constater que l'accent n'est jamais assez mis sur la reprise des données, que ces dernières soient issues d'une saisie bureautique ou d'une base de données pré-existante.

La volumétrie des données et la description de leur système source sont bien sûr des points importants. Cependant, pour estimer (et chiffrer) au plus juste cette prestation, qui n'est automatisée qu'après une indispensable expertise humaine, les éditeurs ont besoin de comprendre comment vous avez saisi vos données.
Cette étude préalable ne peut se faire qu'à l'appui d'échantillons représentatifs (= des notices) joints par vos soins en annexe au cahier des charges. Vous y associerez également tout document établi par l'équipe, susceptible d'éclairer la (les) méthode(s) retenue(s) : la charte de saisie en fait bien sûr partie.

L'éditeur sera ainsi en mesure d'évaluer plus précisément le delta entre la structure et les particularités de la saisie à récupérer, et le modèle de données du logiciel cible.

Pour le musée aussi, la sélection des notices fournies afin d'illustrer les données d'origine sensibilisera l'équipe aux problématiques de la reprise, dans laquelle elle devra s'investir comme dans un projet à part entière.

 

 

Lire aussi :

 Piloter la reprise des données

Par Bureau de la diffusion numérique des collections - Publié dans : Méthode
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Lundi 9 février 2015 1 09 /02 /Fév /2015 14:37

Le cahier des charges formalise les besoins en prestations et équipement, identifiés par le musée pour mener à bien l'informatisation, la numérisation et/ou la mise en ligne de ses collections. C'est un document fondateur du projet. En exposant un bilan de la situation et les objectifs du projet, il formalise la commande. Il est le support du dialogue technique avec le prestataire qui proposera l'offre la mieux adaptée pour y répondre. Mais, il ne faut pas oublier que c'est aussi un document contractuel qui engage les deux parties. Il est très important d'en préparer la rédaction de façon approfondie.

La demande du musée ne peut s'abstraire de la réalité du marché. Il est donc très important de s'informer activement de ce que les éditeurs proposent, avant la rédaction du cahier des charges, et par conséquent bien avant, une quelconque procédure de marché public.


Plusieurs questions à se poser :
- Les fonctionnalités de l'outil proposé satisferont-elles les besoins exprimés par l'équipe ?
- A quel terme, et pour quel coût de développement spécifique éventuel, des fonctionnalités manquantes pourraient-elles être installées ?
- Cet outil de travail quotidien assure t'il un confort d'utilisation, une facilité d'apprentissage et une automatisation intelligente ? L'ergonomie de l'outil ne peut s'apprécier que par une démonstration, voire une version de démonstration : n'hésitez pas à solliciter les éditeurs en amont.
- Que comprend le contrat de maintenance ? Quel coût de formation, d'assistance ? Ne négligez pas ces points : sans assistance ni maintenance corrective et applicative, votre outil n'évoluera plus.

La grille d'évaluation de logiciels de gestion de collections diffusée par le Réseau canadien d'information sur le patrimoine peut être très précieuse pour n'oublier aucune fonctionnalité utile au musée. Elle est bien sûr à affiner selon les besoins identifiés par le musée (notamment les spécificités réglementaires liées à l'appellation Musée de France).

 

 

Lire aussi :
Conduire un projet d'informatisation des collections
Choisir un outil destiné à l'informatisation des collections
Modèle de cahier des charges d'informatisation des collections de musée

 

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Lundi 2 février 2015 1 02 /02 /Fév /2015 10:00

Etre présent sur les réseaux sociaux est un impératif pour tout établissement culturel. Pour aider les professionnels à s'y retrouver et à définir une stratégie en accord avec leurs moyens et leurs ambitions, le ministère de la Culture et de la Communication vient de faire paraître un guide pratique.

Accessible en ligne, "il permet de mieux comprendre comment fonctionnent ces plateformes, de mieux en apprécier les atouts pour les institutions culturelles et, enfin, de mieux identifier les bonnes pratiques. Principalement destiné aux animateurs de communautés et aux personnes impliquées dans la diffusion de contenus en ligne, il devrait aussi intéresser tous les professionnels de la communication digitale. Véritable outil pédagogique, il a été conçu pour différents niveaux de lecture et dans un format numérique consultable aussi bien sur sa tablette que son smartphone. Mis à jour chaque année, il sera prochainement complété par un volet juridique et un volet sur les données personnelles." (Extrait de la présentation du guide sur culturecommunication.gouv.fr)

Après un historique et une cartographie des réseaux sociaux à disposition, le guide explique comment retenir l'attention du public par ses publications dans le respect de la nétiquette. Un glossaire complète ce repérage.

Offert en licence Creative Commons, on peut le feuilleter ou le télécharger en pdf depuis son ordinateur, son mobile ou sa tablette.

 

Ce document contribuera à aider les personnels des musées à inscrire l'utilisation de ces outils de communication dans une stratégie de médiation envers des publics renouvelés. Les réseaux sociaux sont devenus l'affaire d'une profession émergente : les animateurs de communautés (community managers) qui contribuent à faire percevoir le musée autrement.
On connait également des exemples d'appropriation de ces outils par la direction des musées elle-même, qui prend la parole et fait de sa page Facebook une tribune ouverte, plus souple et réactive que le site traditionnel, apte à populariser des découvertes scientifiques.

 

 

N'oubliez pas que pour toute demande d'information approfondie concernant les réseaux sociaux, le département de la politique des publics de la Direction générale des patrimoines est à la disposition des musées de France, en la personne de sa chargée de mission sur le numérique, Florence Vielfaure.

 

 

Version en ligne : www.culturecommunication.gouv.fr/var/culture/storage/pub/guide_reseaux_sociaux/index.htm

Version pdf : www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/105810/1239415/version/5/file/20141126_Guide-reseaux-sociaux-MCC.pdf

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Mardi 13 janvier 2015 2 13 /01 /Jan /2015 09:39

Les catalogues en ligne d'oeuvres sculptées sont rares. Aussi, pour ouvrir l'année 2015, nous vous proposons de découvrir le répertoire numérique de sculpture française dans les collections publiques américaines - French Sculpture Census. Laure de Margerie, responsable de ce programme, nous fait le plaisir de nous en expliquer les tenants et aboutissants. 

 

 

"Objectif du Répertoire de sculpture française

Le Répertoire de sculpture française a pour ambition de rassembler et rendre accessible en ligne toutes les sculptures françaises créées entre 1500 et 1960 se trouvant dans des collections publiques américaines.

Les institutions concernées sont en premier lieu les musées d’art, quels que soient leur taille et leur statut ; par exemple, l’une des spécificités du paysage culturel américain est le nombre important de musées d’université, dont les collections sont souvent constituées par des dons des anciens élèves. De nombreuses autres institutions peuvent conserver des sculptures françaises : musées d’histoire ou d’histoire naturelle, bibliothèques publiques, bâtiments administratifs, maisons historiques... La sculpture de plein air est également prise en compte, que ce soit dans le décor urbain, sur les façades des bâtiments ou dans les cimetières.

Deux exceptions à signaler en dehors des Etats-Unis : un dépôt du Metropolitan Museum of Art de New York au musée d’Issoudun et la Collection Peggy Guggenheim à Venise, partie intégrante de la Solomon R. Guggenheim Foundation basée à New York.

L’acception du terme « française » est large : artistes français, artistes ayant acquis la nationalité française (Brancusi, par ex.) ou ayant travaillé durablement en France (Picasso et Giacometti, par ex.).

Le parti pris adopté est de ne pas remettre en cause les attributions données par les musées. Un travail en amont peut parfois permettre des identifications en cas d’anonymes (ex. : déchiffrement de monogrammes sur des médailles) ; la nouvelle attribution est alors systématiquement communiquée à l’institution propriétaire et soumise à son approbation. Un travail en aval permettra aux spécialistes de prendre contact directement avec les conservateurs américains afin d’étudier ensemble plus en détail une pièce.

Une attention particulière est portée aux signatures et marques de fondeur, ainsi qu’aux historiques des œuvres. Les informations en ligne reflètent les éléments communiqués par les musées.

 

Le site frenchsculpture.org

Le site frenchsculpture.org, bilingue et illustré, rend public l’état actuel de ce travail d’inventaire : environ 7.000 sculptures par 700 artistes dans 306 localisations, illustrées par 5.600 images. Le Répertoire est constamment enrichi de nouvelles œuvres et de nouvelles images. Le nombre final de sculptures est estimé aux alentours de 15.000. L’objectif de 100% de fiches illustrées n’est pas atteignable car les musées n’ont pas toujours une couverture photographique complète de leurs collections.

Trois onglets de recherche permettent d’interroger par nom d’artiste, par pays de naissance et de mort ou par sexe de l’artiste, par type d’œuvre, par matériau, par siècle de création. Une carte interactive permet de rechercher par localisation. Et une interrogation plein texte permet à tout instant de chercher par mot du titre, fondeur, ancien propriétaire, entre autres critères.

Consciente de la difficulté que peut présenter la compréhension de la sculpture et désireuse de s’adresser non seulement à un public de spécialistes mais aussi à un public d’amateurs et de curieux, l’auteure du Répertoire a complété le site par des pages de « Ressources » : glossaire de termes de sculptures, textes décrivant les techniques (modelage, taille, fonte), bibliographie, liste d’expositions sur la sculpture française en France et aux Etats-Unis, références des textes légaux sur l’édition en bronze, renvoi vers d’autres sites sur la sculpture…

Une section « Focus » permet de jeter un coup de projecteur sur des œuvres redécouvertes ou ayant connu un destin singulier. Elle signale également les expositions en cours sur la sculpture française.

 

Apports de ce catalogue électronique

Le premier objectif est de faire découvrir la richesse des collections américaines, généralement peu connues en-dehors de celles des grands musées. Le public visé est le plus large possible : professionnels de musées, conservateurs, restaurateurs, spécialistes, historiens, professeurs, étudiants, collectionneurs, marchands, commissaires-priseurs, et tous ceux intéressés par la sculpture française ou désireux de découvrir, apprendre et apprécier cet art.

Le rassemblement en un seul corpus d’œuvres disséminées fait émerger des tendances générales : goût pour les terres cuites, diffusion des bronzes XIXe ou forte présence du XXe siècle avec vogue d’artistes comme Despiau, rôle des marchands et galeristes…

 

Conduite du projet

Le projet a été initié et est réalisé par Laure de Margerie, ancienne responsable de la Documentation Sculpture au musée d’Orsay (1978-2009) et actuellement chercheur à l’Université du Texas à Dallas (depuis 2009).


Il est soutenu par l'Université du Texas à Dallas et le Nasher Sculpture Center, Dallas, en coproduction avec l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA), le Musée d'Orsay et le Musée Rodin, et avec la participation de l’École du Louvre."

Par Bureau de la diffusion numérique des collections - Publié dans : Un site à visiter
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Lundi 5 janvier 2015 1 05 /01 /Jan /2015 09:56

L'équipe du bureau de la diffusion numérique des collections vous adresse pour 2015 tous ses voeux de bonheur et de réussite.

Notre équipe est à votre écoute pour vous accompagner dans vos projets d'informatisation, de numérisation et de mise en ligne des collections.

N'hésitez pas à nous contacter.

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Par Bureau de la diffusion numérique des collections
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