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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 08:43

La contribution de David de Sousa, responsable du musée Alfred Danicourt à Péronne, inaugure une série de témoignages de professionnels sur l'informatisation réussie de leurs collections dans des contextes très variés, jusqu'à leur publication sur Joconde. 

 

A noter que, fondé en 1877, ce musée est le plus petit musée polyvalent de la Somme.

 

Vos commentaires sur ce témoignage sont les bienvenus.

 

 

"Les premiers échanges entre le Musée Alfred-Danicourt et l’équipe de Joconde débutèrent en 2007. Deux ans plus tôt, la ville de Péronne avait bénéficié d’aides publiques dans l’achat de matériel et d’un progiciel pour son musée, dans le cadre d’un contrat de plan Etat-Région lançant la numérisation des collections des musées de Picardie. Les établissements bénéficiant de subventions s’engageaient à reverser notices et images vers les bases de données nationales gérées par le Ministère de la Culture. Bien qu’encouragée par les services de la DRAC, notre prise de contact n’était donc pas tout à fait spontanée. Il nous fallut quelques mois avant de nous accorder, en tenant compte d’une part des contraintes et des exigences techniques et éditoriales de Joconde, et d’autre part du temps effectif que nous pouvions consacrer à ce projet non prioritaire dans la charge quotidienne de travail d’une petite unité de province.

Notre contribution à la base Joconde s’inscrivait également dans une opération globale et primordiale, réalisée en interne, et ayant pour objectifs la numérisation, l’informatisation de l’inventaire et le récolement des collections permanentes tels qu’ils sont fixés par la Loi des Musées de France de 2002. La technique de versement des notices et images sur la base nous apparut au final assez simple comparativement aux connaissances acquises pour la maîtrise du progiciel d’inventaire et des outils de numérisation. La disponibilité du personnel Joconde et les tutoriels en ligne furent et sont toujours des plus appréciables pour nous guider.

Des raisons historiques expliquent la nécessaire mise aux normes de notre inventaire en repartant des objets eux-mêmes, ce qui induit une variation de la vitesse du processus en fonction de la nature des collections concernées et de leur localisation. Des raisons structurelles expliquent la logique thématique retenue pour notre plan de récolement, qui est donc aussi un plan de numérisation et d’informatisation de l’inventaire, et dont le terme échu est 2013. Le rythme de ces opérations conditionne celui de nos contributions sur Joconde. Ainsi, les premiers versements concernaient les Beaux-arts, puis la numismatique antique ou plus récemment le mobilier gallo-romain ; le prochain devrait couvrir notre fonds photographique 19e siècle. Les nouvelles acquisitions sont, dans la mesure du possible, versées au plus tard un an après leur intégration aux collections permanentes. Nous nous appuyons sur nos seuls moyens internes et exportons simplement lorsqu’une période est favorable, sans possibilité de fixer un calendrier précis voire « contractuel » des versements. C’est pourquoi nous comprenons que le traitement et la mise en ligne de ces notices soient eux aussi conditionnés aux disponibilités d’un service recevant des milliers de fichiers par an depuis les musées de toute la France.

Presque cinq ans plus tard, environ 50% de nos collections ont été récolées, numérisées et versées sur Joconde, soit près de 1500 notices. Deux expositions virtuelles [ Camées et intailles ; Médaillier gaulois d'Alfred Danicourt] ont été créées en collaboration avec le Bureau de la Diffusion Numérique ; elles dépassent sur 2010 et 2011 les 10000 consultations, soit le triple d’une année de fréquentation de nos collections permanentes ; de même, sur 2011, le nombre de nos images vues dépasse la moyenne des 2000 par mois. Nous recevons mensuellement des demandes de reproduction adressées depuis l’interface de Joconde. Les demandes de prêt ont été multipliées par quatre et suivent parfois simplement de quelques jours la mise en ligne de notices. In situ, de nouveaux visiteurs revendiquent avoir découvert nos trésors via internet.

Plus inattendu, notre collaboration a provoqué l’enrichissement de nos collections suite à la consultation du site par un internaute américain descendant d’un de nos artistes. D’autres utilisateurs nous ont signalé des sources documentaires inconnues. Joconde est devenu un outil complémentaire de communication et de valorisation de nos collections, de même qu’un outil scientifique que nous consultons par réflexe lors de nos propres recherches. A aucun moment nous ne regrettons d’avoir contribué à l’enrichissement de ce qui est devenu bien plus qu’un catalogue collectif des collections des Musées de France."


                                    David de Sousa, responsable du musée Alfred Danicourt à Péronne.

 

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